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Quand on a rien à dire, on se tait.Caton a écrit:L'accordeur de violons

calabiyau a écrit:Quand on a rien à dire, on se tait.Caton a écrit:L'accordeur de violons
Un violon n'a jamais rescapé une femme d'un homme rendu fou par la jalousie et l'obsession. Les insultes sont une chose et les homicides une autre.
laura a écrit:Quel lourd Karma vous avez.
Je ne voudrais, pour rien au monde, avoir affaire à ce type.
sophie a écrit:laura a écrit:Quel lourd Karma vous avez.
Je ne voudrais, pour rien au monde, avoir affaire à ce type.
Mets-en! Le type fait peur!!!
7.10. Définition proposée
Est paranoïaque la personne qui :
1.a. A été persécutée à un âge antérieur à la pleine séparation de son Moi d’avec l’environnement, humain et non humain, et évidemment d’avec ses parents, et qui a internalisé son persécuteur. Soit typiquement à moins de quatre ans.
1.b Ou qui exécute la persécution et/ou la folie de quelqu’un qui a emprise sur lui/elle, en particulier qui exécute la folie de son ascendance immédiate, autrefois persécutée.
2. Qui n'a pas accès à une "position dépressive" au sens de Winnicott, ou plus clairement dit, une phase de désillusion et de correction des illusions précédentes, qui n'a jamais appris à en faire un usage créatif ni constructif, n'a jamais appris à l'apprivoiser.
3.a. Qui projette à l’extérieur son persécuteur interne. Autrement dit : qui prête à d’autres personnes les intentions malveillantes qu’elle-même se cache d’éprouver. Mais qui se trompe de persécuteur externe, ayant perdu le contact cognitif d’avec les traumatismes premiers.
3.b. Ou qui cherche à cacher qu’elle hait et persécute, et se sent persécuté(e) par toute recherche de la vérité qui risquerait de révéler la supercherie.
4. Qui laisse son persécuté interne régir son interprétation du monde, et ses relations avec ses semblables. Qui par conséquent se sent en danger, se ferme, et surveille... Autrement dit, sa faculté d'empathie n'a jamais pu se construire. Sa théorie de l'esprit des autres se réduit au danger que pourraient apporter les autres, et à leur seule malveillance présumée.
5. Qui dénie les dépendances, anciennes ou présentes, et cherche à se venger des anciennes dépendances.
6. Qui dissimule sa frayeur et sa confusion sous une ou plusieurs carapaces successives, de plus en plus manipulatrices, et contrefaisant efficacement la logique. La première carapace de haine (soit passive, soit activiste et combative), est nécessairement présente pour qu’on puisse parler de paranoïa.
Des symptômes annexes en découlent. La désorientation dans le temps se rattache au point 1a. La désorientation envers les personnes se rattache au point 1b : se tromper systématiquement quant à l’identification des natures et des personnalités des gens, confusions de génération et de sexe, déni de l’autre à être un individu, assimilation systématique d’autrui à des collectivités vagues, mais haïes. L’incapacité à établir des relations amoureuses profondes, et à avoir une sexualité épanouie, se rattache aux points 3.
Les groupes, les familles, et les institutions peuvent être paranoïaques, et cela requiert une autre définition, tenant compte des différents rôles. Plus la paranoïa est collective et institutionnalisée, plus la dissimulation de l’inavouable y domine. Le groupe paranoïaque sert à conforter pour chaque individu la solution paranoïaque et perverse, à des failles et détresses internes, à un sentiment de soi incertain.
Ambre a écrit:laura a écrit:Quel lourd Karma vous avez.
Je ne voudrais, pour rien au monde, avoir affaire à ce type.
Je ne suis qu'une amie de son ex et il m'en veut énormément d'avoir osé écrire une attestation dans le cadre de son divorce qui semble avoir pesée contre lui d'autant plus qu'elle était corroborée par celles d'autres personnes et de ses enfants...évidemment ils les juge toutes mensongères. Pensez-donc: j'ai sous-évalué la distance séparant nos deux maisons de quelques dizaines de mètres, ce qui "prouve" ma mauvaise foi!!!!!!Que voulez-vous, je ne me balade pas avec un pied à coulisse dans ma poche!
7.8. La dynamique des surenchères dans des luttes à mort pour le pouvoir.
Vu de loin, un couple fonctionnel composé d’un dictateur paranoïaque et de son espion en chef, tels que Staline-Beria, Henry Ford-Bennett, et Gazonbleu-Frédégonde, semble parfaitement symbiotique, voire en harmonie pour faire la peur dans leur royaume. De près, chacun craint l’autre, et multiplie les précautions pour pouvoir le piéger, et le tenir par la barbichette. Aussi leur est-il indispensable, pour se supporter l’un l’autre, sans que la lutte au couteau entre eux prenne un tour aigu, de se trouver constamment un ennemi commun, un bon bouc émissaire. De la sorte, la guérison spontanée est impossible tant que le couple infernal n’est pas séparé : le système est auto-amplificateur. Cette conclusion semble bien généralisable : toute organisation perverse est sans retour, sans résipiscence, auto-amplificatrice.
Dans l’expérience familiale que le narrateur a bien été contraint de vivre, il a fallu toute une année scolaire d’absence de Frédégonde (1992-1993), puis la montée de la délinquance chez le second enfant, pour que Gazonbleu accepte à nouveau temporairement l’existence de son mari, et commence à baisser le niveau de brimades et sévices à son encontre, privée qu’elle était de sa fille, déléguée à la violence conjugale. Ce rôle filial de déléguée à la violence conjugale n’avait sans doute pas été une bien belle expérience pour Frédégonde, car elle s’en débarrassa bien volontiers, reprenant même une fixation incestuelle sur son père, dès juin 1993, très soucieuse de le séduire avec sa nouvelle chevelure à l’afro. Sans pourtant renoncer à son obsession de divorcer ses parents, toujours dans l’ambiguïté du mobile : pour avoir son père pour elle seule ? Pour se venger de ne pas l’avoir du tout ? Ou pour rester dans sa parentisation envers ses parents ?
Pour qu’un dictateur paranoïaque se débarrasse de son espion en chef, il faut qu’il soit convaincu que celui-ci complote contre lui, ou le vole au-delà des limites. Cela aussi, nous l’avions vécu dans le drame familial, mais la sénescence est intervenue : en 1997, reprise par sa crise de haine, Gazonbleu avait déjà oublié les 100 000 F volés par Frédégonde en avril 1995... Ainsi, contre de nouveaux avantages matériels très substantiels, Frédégonde redevint déléguée à la violence conjugale au cours de l’année 1997. Il est remarquable que son kyste d’idéations et de comportements paranoïaques n’est qu’un introject maternel, dépourvu d’ancrage dans l’histoire précoce. Frédégonde est une personnalité histrionique dans les autres domaines. La pseudo-intégration des deux facettes est réalisée par une mythomanie étonnamment malfaisante. Depuis l’été 1997, le système est bloqué à fond dans la guerre parricide contre le père et mari, et plus rien ne peut le guérir. Tous les autres membres de la famille sont pris en otage.
Du point de vue du conseil en management ou aussi bien du thérapeute familial, le point corrupteur et désastreux dans la symbiose entre dictateur paranoïaque et espion en chef, est le renversement de hiérarchie. Henry Ford avait placé des espions auprès de chacun de ses directeurs, pour lui dénoncer tout acte de direction, toute initiative. Toute initiative de leur part était sanctionnée par la mise à la porte. A la mort d’Edsel en 1943, les dirigeants américains se sont demandés comment sauver la Ford Motor Company de la ruine où la précipitaient les mœurs paranoïaques du vieil Henry. A Washington, on étudia jusqu’à la nationalisation. Le petit-fils, Henry II, dut prendre la direction à vingt-six ans tandis que son terrible grand-père était toujours là. Son premier geste fut de licencier Harry Bennett, le chef de la police secrète Ford. Par chance, il était d’envergure très limitée. Ensuite, Henry II convoqua les directeurs un à un, et leur fit faire l’inventaire de ce qu’ils savaient faire, de ce qu’ils croyaient nécessaire de faire au poste qu’ils occupaient, et ce qu’ils voulaient faire à l’avenir. Rares furent ceux qui purent être conservés à leur poste, la plupart purent occuper avec succès des postes inférieurs, certains durent être licenciés. Cette histoire de l’empire Ford a pu se terminer bien, car deux conditions étaient réunies : Henry II procura de la sécurité à son grand-père, en reprenant la direction. La paranoïa du vieil Henry de ne lui avait pas ôté l’esprit de famille. Et Bennett, incapable de jouer au dirigeant, n’avait pas su prendre un grand pouvoir personnel qui lui aurait permis d’infliger de lourds dégâts pour rester à son poste, et éliminer Henry II.
Alexandre Soljenitsyne a décrit le renversement de hiérarchie à travers toute l’URSS. Tout directeur d’usine, et tout son staff, tout responsable politique ou économique, ou militaire, était moins puissant que l’homme du Guépéou, qui venait surveiller chaque réunion et chaque conseil, qui avait le pouvoir d’envoyer au Goulag celui qui avait l’audace de s’arrêter d’applaudir le premier. On a vu les résultats...
J’ai cité plus haut le cas de Frédégonde, mise en position hiérarchique supérieure à ses deux parents, comme parent de ses parents, de deux façons différentes. D’une part, sous instigation extérieure, elle s’est convaincue qu’il lui revenait d’enseigner à sa mère comment être féminine et attirante, et comment gouverner le monde par l’attrait sexuel, et en tirer tout le profit matériel possible, selon le mode de la prostitution plus ou moins bourgeoise.
D’autre part, quoique mineure, elle était installée par sa mère comme supérieure hiérarchique de son père, était chargée par elle de le surveiller lors des courses dans les supermarchés « pour qu’il ne fasse pas des achats infantiles », et achetait en cachette avec sa mère pour 25 000 F de canapés en cuir, dans l’espoir d’en faire le commerce de détail, juste par le baratin, sans même avoir la place de les entreposer nulle part (février-novembre 1991)...
Dans le renversement de hiérarchie, aucun directeur ne peut plus faire son travail de direction : il doit se limiter à sa survie. Et le parent tête de turc ne peut plus non plus accomplir ses tâches ni ses rôles de parent. Aussi bien l’enfant complice que les autres, tous partent à la dérive. Ces renversements de hiérarchie pathogènes ne sont pas limités aux cas où le corrupteur est un paranoïaque, mais surviennent facilement dans tous les cas où ceux qui détiennent le pouvoir n’ont jamais assimilé les devoirs de leur responsabilité qui dépassent leur petite personne, mais au contraire corrompent l’organisation en l’asservissant au service de leurs égoïsmes irrationnels, et de leur narcissisme.
Les professeurs qui ont le malheur d’être sous les ordres d’un petit-chef sadique, ont aussi remarqué combien le négativisme des adolescents peut être recruté et exploité par le pervers. Parfois aussi il s’agit de parents d’élèves, parfois il s’agit de collègues « professionnels » dans l’enseignement professionnel (c’est à dire anciens ouvriers ou techniciens), dont le sadisme (en vengeance contre leur propre scolarité) se sert du négativisme, ou du besoin de révoltes chez les adolescents, pour organiser la persécution et la souffrance du professeur disponible pour recevoir les coups. Inutile d’insister sur les dégâts infligés aux adolescents eux-mêmes, que d’avoir profité des avantages de cette corruption, avec garantie d’impunité.
Caton a écrit:Quand j'écris des articles sur l'étiologie et la structure de paranoïas, je connais personnellement des cas cliniques significatifs.

sophie a écrit:Il est évident qu'il y a une différence énorme entre Caton qui à l'évidence semble avoir de sérieux problèmes tout au moins psychologiques et Ambre qui intervient de manière épisodique.
Personne ici ne souhaiterait être dans la situation de son ex.
Par contre, son "comportement" semble très typique d'une certaine catégorie d'hommes...
Finalement, il va réussir à bordéliser ce fil!
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