Le problème de la compétence de la prétendue "
aide psychologique", parlons-en...
Au Canada, je ne sais ; en France, l'hégémonie écrasante dans l'offre psy, est freudienne, avec son culte de la passivité et de l'irresponsabilité.
Les freudiens que j'ai fréquenté et écouté à Lyon 2, ou telle "
psychothérapeute familiale analytique" sont terriblement à côté des problèmes réels, et encore plus à côté des solutions. "
Racontez-moi vos rêves ! Racontez-moi vos fantasmes !" suffit à épuiser leur curiosité et leurs ressources en savoir-faire. Un assassinat peut se préparer sous leurs yeux, tandis qu'on ne les utilise que comme alibi, que comme certificat de bonne volonté, ils ferment les yeux, ne songeant qu'à optimiser leurs revenus.
Le rôle social de la psyK de salon - notamment la la-cane-hyène - est particulièrement ignoble : juste un nouvel arsenal d'astuces baratineuses pour contraindre son prochain à résider sous le commentaire que l'on fait sur lui. Le freudisme a été adopté par la bourgeoisie en raison de sa totale absence de rigueur scientifique, tellement plus commode pour la médisance et la calomnies raffinées...
Le commentaire est généralement délirant, mais il fait savant, il est à la mode. Exemples de cette escroquerie intellectuelle :
Vous avez une entorse qui vous fait souffrir le martyre. Où ça l'entorse ? Au genou.
Haha ! triomphe l'analyste,
Cela prouve que vous avez un problème relationnel je-nous !
Autre exemple ? Vous êtes blessé et traumatisé à l'omoplate.
Moi j'ai entendu "homo", prétend l'analyste, qui vous presse alors d'avouer votre
homosexualité latente.
Bien sûr qu'il y a des gens compétents, éthiques et courageux, mais en France, ils sont minoritaires, submergés par un charlatanisme triomphant.
Et surtout, les institutions ont été modelées d'une part par le discours psyK, d'autre part par le discours psychiatrique, qui a encore bien des croutes à manger avant d'atteindre une maturité scientifique.
Et la psyK de salon, que fait-elle ?
"
Et puis d'abord, tu n'as pas le droit d'ouvrir la bouche sur quoi que ce soit, puisque t'as même pas été psychanalysé !
Et pis d'abord ! Ton témoignage est invalide, puisque tu y étais ! Donc tu n'es pas objectif !
Et pis d'abord ! Kestatan pour avouer que l'inconscient est omniscient, et que tu as donc choisi [ta femme]
exprès pour qu'elle te maltraite !" etc. etc. etc.
Il y a cent trente ans de distance entre le livre de Lasègue de 1852 "Le délire de persécution", et les premières études par des psychologues, notamment par Paul-Claude Racamier, sur les procédés employés par les persécuteurs. C'est Racamier qui a créé le concept de pervers narcissique, le concept d'incestualité... Tout cela était impensable et indicible avant. Cent trente ans de déni de la réalité, et ce n'est pas fini.
Très récente aussi est la mise en avant par Yvan Böszörmenyi-Nagy du rôle central de l'éthique et de la loyauté en psychothérapie familiale. Très récente, et encore fort peu percolée dans le corps de métier. Un freudien s'imagine qu'il peut continuer dans ses fourberies standardisées, et néanmoins prétendre faire oeuvre thérapeutique...
Très récente, et encore fort peu percolée dans le corps de métier.
Il ne faut pas chercher plus loin les causes de l'inefficacité encore consternante de la plupart des thérapies sous mandat : dans une prison où tout le monde ment à tout le monde, y compris les matons à leur hiérarchie...
Un homme en difficulté dans une affaire de répudiation, il est d'abord en difficulté avec un complot, dont les contours lui échappent, dont une partie est revêtue d'une toge noire, et qui l'encercle de toutes parts. Il est aux prises avec un usage illégal de l'appareil judiciaire.
Si le psy se cache la tête dans le sable, et exige que son client aussi se cache la tête dans le sable, le résultat sera merdeux au bas mot, et meurtrier parfois.
Nous avons besoin de psychologues à l'éthique intransigeante, curieux, courageux, qui osent mouiller leur chemise, qui s'aperçoivent que le secret de leur cabinet n'est probablement pas le lieu de l'action, qui sachent et osent agir sur le réseau social de ce poisson dans une nasse, qui demande leur secours. Demande trop souvent bafouée.
Sur l'immaturité scientifique de l'institution psychiatrique :
http://deonto-famille.info/index.php?topic=42.0
Nombreux autres liens disponibles, mais ce lectorat n'en raffole pas...
Le militantisme victimaire rend-il davantage fou, qu'il n'attire les déséquilibré(e)s ?
Ceux qui veulent devenir bourreaux ou bourrelles à leur tour ?
Je m'inquiète des antidotes...