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Sociologie, phénomènes de société

Modérateurs: La Rose blanche, Dijon, PouvoirAuPeuple

Messagede Garoloup le 24 Oct 2006, 17:45

Garoloup a écrit:Un Québec schizo...un petit article où il suffit d'y voir le Québec plutôt que le...Beaucoup de ressemblances dans l'ambiguïté qui nous habite...

...Coincé entre tradition et modernité, faux-semblants et vrais mensonges, morale simulée et religion mal assumée, le ... cherche son identité. Et il s’est pas mal paumé en route. Au point d’en devenir schizo.

On a longtemps présenté le ... comme une oasis de stabilité, un mélange harmonieux de tradition et de modernité, un pays capable d’absorber les influences les plus diverses pour les fondre dans un grand tout équilibré et original. Les plaquettes touristiques ont fait de cette théorie leurs plus beaux slogans, la presse officielle, relayant elle-même un discours tout aussi officiel, a rabâché jusqu’à la nausée ce concept admirable.

Le mythe a vécu.
Les contradictions s’affichent aujourd’hui au grand jour, rendant sans cesse plus compliqué le fameux grand écart culturel qu’on demande aux ... de réaliser quotidiennement. Encouragés par la libération de la parole, journalistes, sociologues ou simples bloggers s’amusent avec plus ou moins d’ironie à pointer les incohérences du système dans lequel nous vivons - et que nous avons bien entendu dans une grande mesure contribué à créer.

Alors, au-delà des clichés, le ... est-il un pays schizophrène ?

..., psychiatre ... : “Oui, c’est vrai que nous avons chez nous plus qu’ailleurs le sentiment d’une absence d’unité, une impression de dislocation de l’esprit”.

...


Le fossé séparant les générations s'élargit au point ou il devient un gouffre quasi sans fond. Mais plus creux encore se creuse celui entre riches et pauvres, gens instruits ou non au point ou aucun dialogue ne devient possible et pis encore l'hypocrisie crasse qui donne bonne conscience du "gueling gueling" du "loonie" qui tombe au fond d'la "can" du faux père noël sur la Catherine ou la Wellington un soir de décembre enneigé...

Garoloup.


Désolé j'avais oublié le lien vers le texte...

Un Québec schizo...?

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Messagede Gens du pays le 24 Oct 2006, 18:07

Kuujjuak, lisez-vous les réponses qui vous sont données ?
Premièrement je vous propose de conserver ce (faux?) débat à l'intérieur du territoire québécois. Autrement, on entremêle tout...
Kuujjuak a écrit:Je le répète : Lesage et René Lévesque n'étaient pas des babyboomers.


Personne ne dit ni ne prétend le contraire, alors il me semble difficile de comprendre pourquoi vous restez accroché inutilement sur ce point.

Kuujjuak a écrit:C'est pas à 20 ans qu'une génération est vraiment influente, c'est plus tard, quand ils ont 40-50-60 ans. Le règne des babyboomers, c'est maintenant.

Le babyboom, est la conséquence de l'après-guerre et de la prospérité économique "temporaire" qui en découle. C'était un phénomène mondial et c'est pas des ti-culs de 20 ans qui y sont pour quelque chose.


Il me semble que vous utilisez le terme "baby boom" sans en comprendre la signification. Le phénomène est marqué par un accroissement démographique important. Je ne crois pas qu'il soit mondial (peut-être GM pourrait-il nous éclairer) car il me semble qu'il a davantage marqué l'Amérique du Nord. Cet accroissement démographique s'est accompagné de réformes importantes qui ont grandement modifié le paysage socio-économique québécois. Les "boomers" ont reçu l'éducation nécessaire pour transformer le Québec et l'amener à un niveau économique respectable par rapport aux autres provinces et états de l'hémisphère nord du continent américain. Ce sont eux qui, grâce leur puissante force démographique, sont les principaux acteurs de cette transformation (Point que vous ne semblez pas comprendre) Ce sont eux qui ont envahit le marché du travail et cumulé l'expertise nécessaire pour en faire la société actuelle. Parce qu'ils partagent certaines caractéristique qui en font, selon ces critères, un groupe homogène, ils ont depuis 30 ans joué un rôle important dans cette transformation.

Kuujjuak a écrit:Quand ma génération est née, en 70-80, on n'a jamais entendu parler d'autre chose que de crise économique, de crise du pétrole, de coupures budgétaire, de mises à pieds, etc... On n'a jamais entendu quoi que ce soit d'encourageant pour l'avenir. Maintenant ils ont presque réussis à faire avaler à ma génération que c'est normal d'avoir des conditions de travail poches, précaires, et des salaires de misère, même si on est la génération la plus scolarisée que le Québec n'a jamais connu.


Je suis également de votre génération ('80) et ce genre de discours est exactement celui que je dénonce car il m'apparaît défaitiste et découle d'un manque important de vision, alors que ceux qui le tienne semble s'enliser dans un éternel attentisme. Les connaissances théoriques et techniques sont disponibles pour conserver nos acquis, et ce plus particulièrement au Québec où les universités sont à moindre coût et où l'aide à la formation est généralement disponible. Évidemment, les conditions et problèmes contextuels dans lesquelles nous nous trouvont actuellement ne sont pas les mêmes qu'il y a 30 ans, de la même façon qu'ils seront également différents pour les générations suivantes; il y a certaines choses qui sont hors de notre contrôle. Pourtant, je demeure convaincu que l'ensemble de la population active a la capacité pour poursuivre le projet social québécois.

Les entreprise privées ont des profits énormes. Des milliards de dollard disparaîssent dans les paradis fiscaux et les gouvernements ferment les yeux là-dessus parce qu'ils osnt corrompus. C'est pas vrai qu'il n'y a pas d'argent. Les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. Et ça aussi c'est un phénomène planétaire, qui dépasse largement les frontières du Québec. Mais si ce n'est pas de la faute de la génération qui est actuellement au pouvoir dans la société, alors c'est de la faute à qui? Au Pape?


Vous mêlez un peu les choses. Google est une entreprise richissime, pourtant leur dirigeant ont pratiquement mon âge. Bien des millionaires ont moins de 50 ans. Les problèmes dont vous nous faire part ne se réduisent pas un facteur générationnelle, mais bien à un ensemble de facteurs.
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Re: La génération low cost

Messagede calabiyau le 24 Oct 2006, 20:03

Kuujjuak a écrit:
Mig a écrit:
Mais que viennent faire les boomers dans le débat? On dirait que tu n'as pas lu ton propre article...


Les babyboomers c'est les big boss et les vieux cris qui ont des grosses payes et un syndicat en acier, pendant que les jeunes mangent d'la marde.


Je ne continuerai pas plus loin sur ce fil, j'arrête ici après 3 commentaires car je suis une de ces vieilles crisses dont on parle ici-même. Une big boss mais dans un milieu non-syndiqué.
La vieille crisse que je suis a déjà été jeune aussi, avoir vingt ans, sur le marché du travail et au salaire minimum. Petit studio, pas de télé, pas de radio, des boîtes collées sur le côté en guise de commode, des bouteilles vides comme chandeliers, un drap comme rideau et pourtant j'étais riche. Riche de pouvoir travailler et de récolter une paie pour mon labeur, riche d'être libre, riche d'espoir.

Qu'est-ce qui a tant changé pour les jeunes d'aujourd'hui ?
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Re: La génération low cost

Messagede Kuujjuaq le 25 Oct 2006, 1:24

calabiyau a écrit:
Qu'est-ce qui a tant changé pour les jeunes d'aujourd'hui ?


Énormément de choses.
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Re: La génération low cost

Messagede calabiyau le 25 Oct 2006, 5:43

Kuujjuak a écrit:
calabiyau a écrit:
Qu'est-ce qui a tant changé pour les jeunes d'aujourd'hui ?


Lisez l'article que je vous ai mis pour avoir la réponse à votre question.

Les conditions de travail ont énormément changées et elles se sont surtout, énormément détérioriées. Autrement dit, ce que tu me racontes, c'est encore pire aujourd'hui.

L'article je l'ai lu. Il est biaisé et inexact. Les conditions de travail se sont de beaucoup améliorées avec le temps et ce pour la grande majorité des employés. Si je ne fais que comparer avec les conditions d'il y a 30 ans, il y a plus d'avantages sociaux de disponibles, des congés personnels protégés par les normes du travail, des conditions d'emplois plus flexibles et adaptées aux besoins individuels. Ce qui ne s'est pas adapté au fil des années ce sont les salaires pour des jeunes qui veulent tout avoir, tout de suite. Ce qui a eu le plus d'impact sur le marché du travail, c'est la société de 'sur'consommation, créateur de besoins inutiles mais sans lesquels on se sent incomplèt et la mondialisation des marchés, utilisée par les corporations pour réléguer les besoins humains à la fin du peloton.

Ce qui a beaucoup changé aussi c'est l'impatience des jeunes qui arrivent sur le marché du travail. Ils y arrivent avec un diplôme accroché dans le cou et ils croient tout savoir sans avoir aucune expérience derrière la cravate. Après deux ans dans le même emploi, ils pleurnichent s'il n'y a pas d'avancement prévu avant quelques années. Leur taux d'absentéisme frise les deux chiffres en terme de pourcentage annuel et ils trouvent rétrogrades qu'on en fasse un plat. Si tu leur refuses des vacances durant le période la plus achalandée de l'année, ils te répondent que c'est pas leur problème.

La génération des babyboomers aura mangé ses croutes, votre génération aura attendu son tour et la prochaine génération vous dira :
" Pis ça ? Envoye le vieux, décolisses !"
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Re: La génération low cost

Messagede Mig le 25 Oct 2006, 12:28

calabiyau a écrit:
L'article je l'ai lu. Il est biaisé et inexact. Les conditions de travail se sont de beaucoup améliorées avec le temps et ce pour la grande majorité des employés. Si je ne fais que comparer avec les conditions d'il y a 30 ans, il y a plus d'avantages sociaux de disponibles, des congés personnels protégés par les normes du travail, des conditions d'emplois plus flexibles et adaptées aux besoins individuels. Ce qui ne s'est pas adapté au fil des années ce sont les salaires pour des jeunes qui veulent tout avoir, tout de suite. Ce qui a eu le plus d'impact sur le marché du travail, c'est la société de 'sur'consommation, créateur de besoins inutiles mais sans lesquels on se sent incomplèt et la mondialisation des marchés, utilisée par les corporations pour réléguer les besoins humains à la fin du peloton.


Je suis en désaccord. Ce n'est pas un plaidoyer de lamentation, mais uniquement une vue globale de la situation. Je crois que d'affirmer que les conditions de travail se sont améliorées est complètement faux, voire illusoire.

Il faut reprendre du contexte économique. L'après-guerre a été suivi des 30 glorieuses, une croissance économique sans précédent. La principale différence, outre cette croissance, est que l'économie était stable et la concurrence principalement locale. Bien que les échanges commerciaux internationaux étaient bien ancrés, l'intensité était tout autre qu'aujourd'hui. L'ouverture des marchés a entraîné une augmentation de la concurrence et par conséquent, les entreprises ont dû augmenter leur compétitivité. Rien de nouveau jusqu'à présent. Par contre, cette nécessité de productivité s'est faite au désavantage des travailleurs. L'intégration profonde de notre économie donne la libre circulation des capitaux d'un pays à l'autre. Ainsi, le processus de production s'internationalise et on assiste à une diffusion et standardisation des techniques de production. Par conséquent, l'enjeu de la compétitivité de l'entreprise se situe dans les conditions de travail. C'est à ce niveau que la concurrence se fait, et ce, au détriment des travailleurs. Ce qui n'était pas le cas lors de la période boomers.

Ceci étant dit, une concurrence des conditions de travail à la baisse ne va pas améliorer le sort des travailleurs. Surtout, dans un contexte de désyndicalisation, où que la protection sociale des salariés se retrouve principalement dans leur convention collective. De plus, il faut garder en perspective le fait que la précarité des employés a explosé. Plus un emploi sur trois créé est atypique. C'est très alarmant, et surtout, complètement différent d'une autre époque. Avec cette précarisation, les jeunes travailleurs n'ont pas accès à la protection sociale, c'est-à-dire une convention collective, ou du moins, à des conditions de travail comparables à ces secteurs. Il n'y a aucune protection sociale dans la loi ou très peu. Vous invoquez que les congés ont augmenté par exemple. C'est vrai. Par contre, est-ce vraiment réjouissant de voir que les conditions de travail sont alignées sur celles minimales régies par le gouvernement? À une autre époque, on négociait au-delà de ces normes. C'était uniquement une base pour ne pas tomber dans l'exploitation. Maintenant, c'est normal d'avoir le minimum. Un peu bizarre n'est-ce pas? On appel cela de la négociation donnant-donnant, on donne des avantages sociaux en échange d'un emploi qu'on occupe déjà. Vivement la concurrence!

Bref, ce que j'essaie de dire, c'est que les conditions de travail sont devenues l'enjeu de concurrence. À l'époque des boomers, on était capable de sortir les conditions de travail de la concurrence, maintenant avec la déréglementation, on ne peut plus, ce qui a un impact négatif pour l'emploi.
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Re: La génération low cost

Messagede Kuujjuaq le 25 Oct 2006, 14:26

calabiyau a écrit:
Ce qui a beaucoup changé aussi c'est l'impatience des jeunes qui arrivent sur le marché du travail. Ils y arrivent avec un diplôme accroché dans le cou et ils croient tout savoir sans avoir aucune expérience derrière la cravate. Après deux ans dans le même emploi, ils pleurnichent s'il n'y a pas d'avancement prévu avant quelques années. Leur taux d'absentéisme frise les deux chiffres en terme de pourcentage annuel et ils trouvent rétrogrades qu'on en fasse un plat. Si tu leur refuses des vacances durant le période la plus achalandée de l'année, ils te répondent que c'est pas leur problème.


C'est des préjugés sur les jeunes.
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Re: La génération low cost

Messagede fea le 25 Oct 2006, 14:52

Kuujjuak a écrit:Après ça le monde ne comprennent pas que les jeunes ne veulent plus avoir d'enfants.
Les baby boomers sont les premiers qui ont refusés de faire des enfants.Les baby boomers sont la génération qui ont fait le moins d'enfants.De quoi parles-tu?
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Messagede Ambre le 25 Oct 2006, 16:47

"Les baby boomers sont les premiers qui ont refusés de faire des enfants.Les baby boomers sont la génération qui ont fait le moins d'enfants.De quoi parles-tu?"
Non, les baby boomers n'ont pas été les premiers à refuser de faire des enfants, mais ils ont été les premiers qui ont eu la possibilité de ne pas faire des enfants non désirés: la loi Neuwirt autorisant la contraception date de 1969 . Ils ont aussi été les premiers pour lesquels un enfant non désiré n'était plus une catastrophe:ce n'est qu'en 1970 que l'éducation nationale a cessé de mettre à la porte les enseignantes titulaires qui se trouvaient mères célibataires... les titulaires seulement, encore étaient-elles mutées le plus loin possible, mais les non titulaires étaient éjectées. Et dans le privé, c'était pareil: avoir un enfant, c'était le licenciement. Et je ne parle pas des parents qui jetaient leur fille à la rue!
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Messagede KLM le 25 Déc 2006, 15:31

Kuujjuak a écrit:Oui et ça a le culot de dire qu'on est paresseux et moins productifs. Les travailleurs se font de plus en plus presser le citron par les employeurs. Les burnout sont des épidémies. Le stress est le mal du siècle. Les jeunes doivent travailler comme des malades, avec aucune sécurité d'emploi. Quand je regarde les offres d'emplois c'est stupéfiant : ils demandent un candidat parfait avec 5 ans d'expérience pour un poste de pigiste qui ne dure que 4 mois et qui paye 10$ de l'heure. Ils demandent toujours plus qu'ils offrent. Ils rient du monde.



mais penses-y comme il faut : il y a une surenchère des deux côtés. Les entreprises demandent des gens avec X diplômes et Y années d'expérience pour faire des choses qui ne demandent pas nécessairement les X diplômes et les Y années d'expérience mais c'est juste pour s'assurer d'une sur-compétence ou alors par orgueuil les gens dans ces entreprises qui eux ont X diplômes et Y années d'expérience refusent d'engager des gens avec moins de scolarité même s'ils pourraient faire le job comme il faut.

Mais de l'autre côté le système d'éducation te fait niaiser dans ses écoles durant des années et des années sans pour autant acquérir des compétences et des formations qui valent quelque chose sur le marché du travail. Alors il faut traîner encore plus longtemps dans les écoles pour acquérir des diplômes.

C'est pas le Patronat qui fait glander à l'école générale des milliers de jeunes à apprendre pas grand chose pour ensuite avoir des diplomes génériques qui ne valent pas grand chose seulement pour enfin pouvoir peut-être étudier dans des domaines intéressants ou payants de niveau post-secondaire ou post-collégiale. Il y a plusieurs formations et programmes qui exigent d'avoir tel ou tel diplômes auparavant (disons un DEC ou un BAC) pour être accepté sans pour autant que ça soit pertinent. Il y a beaucoup de formations collégiales qui ne nécessitent pas un diplôme secondaire et des formation universitaires qui ne nécessitent pas un diplôme collégial.

C'est l'état et son ministère de l'éducation qui a bâti une structure d'acquisition de connaissances et compétences centralisée et égalitariste qui fait en sorte que les jeunes doivent passer des années dans des espèces de garderies scolaires jusqu'à 18 ans à faire un paquet de cours et d'activités qui n'ont pas de pertinence au lieu de les faire avancer plus rapidement vers les champs d'études qui conviennent à leurs caractère, leurs talents et leurs intérêts. C'est pas la complexité de la vie moderne qui nécessite de rester à l'école générale jusqu'à 18 ans (+2 de collège pour ceux qui veulent entrer à l'université), c'est la nécéssité décrétée et gérée par l'état qui fait en sorte que tout ce temps là doit être passé dans ses écoles alors que le contenu pertinent pourrait être appris par la majorité des étudiants dans une durée de temps moindre si l'on y mettait plus de liberté et d'individualité. En ramenant le primaire et le secondaire à l'essentiel je crois qu'une majorité d'étudiants auraient fini à 15 ans au maximum.

j'en ai déja parlé dans d'autres fils:

http://www.quebec-politique.com/index/p ... ght=#87982


Si les babyboomers ont un penchant vers la gauchite et l'intervention maternante de l'État dans nos vies alors on peut les pointer du doigt pour avoir contribué à nous plonger dans cette mélasse corporatiste où d'un côté les entreprises petites comme grosses sont taxés et empaperassées - ce qui créé des emplois pour les fonctionnaires au gouvernement et les paperasseurs dans les entreprises - et de l'autre les syndicats de l'éducation et le ministère avec une grosse structure centralisée qui coûte 1/3 du budget du Québec et qui produit des étudiants médiocres qui doivent passer des années à l'école parce que le gouvernement a décidé qu'ils passeraient des années à l'école, qu'ils en aient besoin ou non - ce qui créé des emplois pour les membres du syndicat. Et si l'on suggérait de changer les règles et la manière de fonctionner pour maximiser le potentiel de chaque étudiant au lieu de lui donner la même ration de pablum scolaire que tous les autres, qui serait les premiers à hurler et à crier au meurtre ? Les syndicats des employés du gouvernement et les syndicats des enseignants. C'est un gros cercle vicieux.

Au moins dans le temps les étudiants pouvaient sauter des années s'ils mettaient les efforts ou s'ils étaient bons, aujourd'hui c'est tout le monde sur l'escalier roulant en 1ère vitesse sans possibilité de dépasser personne.

Et puis ensuite rendu adulte l'État te prend la moitité de tes revenus pour faire fonctionner ses patentes et huiler ses rouages.


Ça vous donne pas un peu envie de vomir ?
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à la défense de l'Occident: http://www.majorityrights.com
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La génération low cost

Messagede Alain Poitras le 25 Déc 2006, 15:56

KLM a écrit:
Kuujjuak a écrit:Oui et ça a le culot de dire qu'on est paresseux et moins productifs. Les travailleurs se font de plus en plus presser le citron par les employeurs. Les burnout sont des épidémies. Le stress est le mal du siècle. Les jeunes doivent travailler comme des malades, avec aucune sécurité d'emploi. Quand je regarde les offres d'emplois c'est stupéfiant : ils demandent un candidat parfait avec 5 ans d'expérience pour un poste de pigiste qui ne dure que 4 mois et qui paye 10$ de l'heure. Ils demandent toujours plus qu'ils offrent. Ils rient du monde.

mais penses-y comme il faut : il y a une surenchère des deux côtés. Les entreprises demandent des gens avec X diplômes et Y années d'expérience pour faire des choses qui ne demandent pas nécessairement les X diplômes et les Y années d'expérience mais c'est juste pour s'assurer d'une sur-compétence ou alors par orgueuil les gens dans ces entreprises qui eux ont X diplômes et Y années d'expérience refusent d'engager des gens avec moins de scolarité même s'ils pourraient faire le job comme il faut.

Mais de l'autre côté le système d'éducation te fait niaiser dans ses écoles durant des années et des années sans pour autant acquérir des compétences et des formations qui valent quelque chose sur le marché du travail. Alors il faut traîner encore plus longtemps dans les écoles pour acquérir des diplômes.

C'est pas le Patronat qui fait glander à l'école générale des milliers de jeunes à apprendre pas grand chose pour ensuite avoir des diplomes génériques qui ne valent pas grand chose seulement pour enfin pouvoir peut-être étudier dans des domaines intéressants ou payants de niveau post-secondaire ou post-collégiale. Il y a plusieurs formations et programmes qui exigent d'avoir tel ou tel diplômes auparavant (disons un DEC ou un BAC) pour être accepté sans pour autant que ça soit pertinent. Il y a beaucoup de formations collégiales qui ne nécessitent pas un diplôme secondaire et des formation universitaires qui ne nécessitent pas un diplôme collégial. ... etc.

J'ai déjà eu des propos semblables au tiens dans un autre sujet que je me permet de reproduire ici pour le bénifice des lecteurs victimes de nos stupides système d'éducation et marché du travail ... :x

L'éducation au Québec depuis les années '50 est une vrai farce, après des centaines, voire des milliers de réformes, des milliers d'expulsions d'étudiants qui sont par la suite accusés de décrochage, l'enseignement de technologies toujours 10 ans en retard sur l'industrie, voilà maintenant que l'on permet aux pires cancres d'obtenir leurs diplômes.

Depuis des années, on ne voit partout que de l'incompétence, des jeunes diplômés sans aucune expérience, croyant tout savoir et qui occupent tout les postes clés et payants. J'ai connu des dizaines de diplômés universitaires ne sachant pas écrire convenablement, ni compter sans l'aide d'une calculatrice et qui se fouent complètement de faire des erreurs à longueur de journée.

Le résultat de toute cette stupidité est que les employeurs ne prennent plus de chances, ils n'engagent que des employés ayant le maximum de diplômes pour être bien certains qu'ils sachent un peu écrire et compter, et boudent ceux qui ont des dizaines d'années de solide expérience dans leur domaine malgré que n'ayant que peu ou pas de diplômes. Les travailleurs de plus de 50 ans ont particulièrement de gros problèmes à se décrocher un emploi et son presque condamnés, à moins d'un miracle, à la retraite anticipé, sur le B.S. ...

Il n'y a pas longtemps, j'ai vu sur le site d'Emploi-Québec une offre d'emploi de laveur de vaisselle dans un restaurant pour lequel on exigeait un diplôme universitaire ! quelle exigeance ignoble ! Les travailleurs les plus efficaces et expérimentés que je connais n'ont souvent qu'un cours primaire et doivent mentir sur leur niveau d'instruction pour réussir à se trouver un emploi ou ne pas perdre celui qu'ils ont. Notre système d'éducation est en train de foutre tout le Québec dans la marde, les entreprises sont toutes en train de fermer leurs portes face à la concurrence étrangère, particulièrement asiatique. Si l'asie réussi si bien à conquérir le marché international, ce n'est pas parce que les asiatiques sont plus instruits et plus intelligents que nous, c'est qu'ils travaillent pour des peanuts ...

Il n'y a pas que les travailleurs sans diplômes qui ont de la difficulté à se décrocher un emploi, également les autodidactes, ceux qui ont un dossier criminel, les gais, les amérindiens, les noirs, les arabes, etc. Tout ceux qui n'entrent pas parfaitement dans le moule, tout comme les victimes des dirigeants de droite de notre système d'éducation pourri.

Mais, il y a une lueur d'espoir pour tout ces travailleurs compétents, mais sous-diplômés et ignorés, la retraite des baby-boomers provoquera une grave pénurie de main-d'oeuvre partout dans le monde et les employeurs n'auront plus le choix d'engager tout ces "rejects" de la société, et ce sera pour le plus grand bien de notre économie.

C'était mon opinion sur le sujet, :evil:
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Re: La génération low cost

Messagede Kuujjuaq le 26 Déc 2006, 2:36

Alain Poitras a écrit:Le résultat de toute cette stupidité est que les employeurs ne prennent plus de chances, ils n'engagent que des employés ayant le maximum de diplômes pour être bien certains qu'ils sachent un peu écrire et compter, et boudent ceux qui ont des dizaines d'années de solide expérience dans leur domaine malgré que n'ayant que peu ou pas de diplômes. Les travailleurs de plus de 50 ans ont particulièrement de gros problèmes à se décrocher un emploi et son presque condamnés, à moins d'un miracle, à la retraite anticipé, sur le B.S. ...


Ce n'est vraiment pas l'impression que j'ai.
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Re: La génération low cost

Messagede Elevrai le 26 Déc 2006, 12:37

Kuujjuak a écrit:Ce n'est vraiment pas l'impression que j'ai quand je cherche des jobs. Les offres d'emplois demandent souvent 5 ans d'expérience et plus. Il est très difficile pour un jeune qui sort de l'école de gagner la confiance des employeurs, à cause de son manque d'expérience. Les employeurs, qui sont la plupart des babyboomers, veulent la crème de la crème. Des jeunes dymaniques diplômés avec 5 ans d'expérience minimum, parfaitement bilingues, beaux, en santé, et sans enfants.


Les années d'expérience comme critère servent souvent de filtre car dans la plupart des cas, si on affiche aucune ou 1 une année d'expérience, il y a une avalanche de C.V. qui apparaît pour le poste avec n'importe quelle candidature imaginable. Certains R.H. vont l'avouer à l'entrevue que ce genre de critère sert uniquement à baisser la pile est qu'ils prennent moins que ça. Par contre, il y a toujours ceux qui s'en servent comme critère pur de sélection mais ils ont tendance à continuer à chercher pour leur candidat(e) miracle et se plaindre aux médias de la "pénurie de main-d'oeuvre qualifié".

Et pour le critère du physique, si on est beau/belle(surtout du côté féminin) et qu'on passe à l'entrevue, ça donne l'équivalent de 10 années d'expérience de plus!
«Au 21e siècle, les nations n’envahissent pas d’autres nations.»
-John McCain
«Bref, ceux qui fantasment sur des prix pétroliers supérieurs à 100, voire 200$ comme les écologistes, risquent de déchanter rapidement, le retour vers les 30$ étant, selon moi, inéluctable…»
-Le Blogue du QL
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Messagede mrtell13 le 26 Déc 2006, 13:38

Je remarque que certains membres s'acharne sur le baby-boomers comme si le manque d'emploi (ou la difficulte de se trouve un emploi) etait de leurs faute. C'est facile blamer les autres. Le marche de l'emploi est comme n'importe quel autre marche ...il repond a la loi de l'offre et de la demande. Les RH de tout compagnie (un bien pire enemmi que les baby-boomers tant qu'a moi...lol) a le droit de demander ce qu'ils veulent pour remplir un poste donne. Que ce soit pour reduire le nombre d'application ou autre.

Dans ma carriere j'ai remarque que les philosophies d'embauche etait plus relie au compagnies qu'au generations. Certains employeurs aiment les tout frais sorti du four univesitaire, d'autre les voler au compagnie qui viennent juste de les former a leurs moule etc. Pour ce qui est des compagnies qui ont de "vieilles methodes", j'ai vu plein de jeunes prometteurs qui croyait "changer le monde " la seconde qu'ils mettait le pied dans une compagnie......pour ce casse le nez bien vite a cause de leurs manque d'experience.....

Etant moi meme un produit de la generation X, je voit ces plaintes de certains de la generation Y (je pense) et je trouve ca comique. Je me suis fait taper sur la tete les affaire comme " tu aura pas de retraite " .. tu aura pas de securite d'emploi" etc. Et bien maintenant apres avoir buche solide pour aquerir de l'experience, faire mes fondation pour ma retraite etc je suis a un point enviable. Pas de dette, dans une niche professionelle ou le besoin est grandissant et j'assure moi meme ma retraite. Le probleme de cette generation qui entre sur le marche presentement est que tu ne peux pas regarder les generation precedentes et avoir les meme choses, le monde change et les gens changent avec.

Donc merci au baby-boomer de m'avoir donner la chienne a propos de mon futur.. :wink:
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Re: La génération low cost

Messagede Alain Poitras le 26 Déc 2006, 17:14

Kuujjuak a écrit:Ce n'est vraiment pas l'impression que j'ai quand je cherche des jobs. Les offres d'emplois demandent souvent 5 ans d'expérience et plus. Il est très difficile pour un jeune qui sort de l'école de gagner la confiance des employeurs, à cause de son manque d'expérience. Les employeurs, qui sont la plupart des babyboomers, veulent la crème de la crème. Des jeunes dymaniques diplômés avec 5 ans d'expérience minimum, parfaitement bilingues, beaux, en santé, et sans enfants ...

Ton impression n'est qu'à moitié réelle car comme tu dit, ils veulent la crème de la crème, c'est à dire, beaucoup d'expérience et des diplômes ! Pas seulement l'un ou l'autre ... :roll:

J'en sais quelque chose, je suis moi-même un baby-boomer, j'ai beaucoup d'expérience, plus de 30 ans en électronique et 20 en informatique mais je n'ai aucun diplôme car je suis un autodidacte, je n'ai même pas terminé mon secondaire ... Et rares sont les employeurs qui acceptent d'engager les gens comme moi, je devrais me partir une entreprise pour travailler jusqu'à ma retraite, dans 15 ans, mais malgré que je sois un bon technicien, je n'ai pas vraiment le sens des affaires. :wink:
Quelquefois, il vaut mieux se taire et passer pour un imbécile que de parler et le prouver !
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Alain Poitras
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