L’avortement s’affiche dans le métro
C’est une première, et un tournant. Après avoir instauré le délit d’entrave à l’IVG (qui permet d’interdire toute campagne hostile à l’avortement), le Parlement avait supprimé en 2001 celui de provocation à l’avortement, ouvrant théoriquement la porte à la publicité pro-IVG. Mais il fallait oser ce « visuel » que revendique aujourd’hui le Planning familial, accompagné de ses deux comparses habituels, l’Association nationale des centres d’interruption de grossesse et de contraception (ANCIC) et la Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception (CADAC). Un trio aux convictions interchangeables.
Que découvrent les usagers des transports publics parisiens? Un kaléidoscope de visages du bonheur où s’inscrivent trois mots-clés – sexualité, contraception et avortement – enjolivés d’un slogan: « Un droit, mon choix, notre liberté ». Dans Le Figaro, Delphine de Mallevoüe rapporte quant à elle l’indignation des associations contre la campagne de publicité du Planning familial « non seulement d’un point de vue éthique, mais encore d’un point de vie politique ». Le Conseil régional d’Ile-de-France a en effet déboursé 300 000 euros d’argent public pour les 600 affiches de 4 mètres sur 3 du Planning familial. Publiquement ancrée dans la gauche libertaire, l’organisation féministe n’avait pas hésité à prendre officiellement parti contre l’élection de Nicolas Sarkozy au printemps dernier. Est-ce en guise de remerciement que Francine Bavay, vice-présidente Verte du Conseil Régional apporte aujourd’hui sa caution aux arguments très idéologiques du Planning? En tout cas, l’affichage ne s’est pas déroulé sans faire réagir. Les usagers du métro ont ainsi pu découvrir sur les panneaux de certaines stations une version enrichie du visuel où trois grands autocollants proposent un tout autre éclairage sur l’avortement. L’absence d’un bébé, les larmes d’une femme, le remords d’un homme, trois façons de revenir à la réalité d’un acte à forte portée, et, peut-être, de permettre au débat de s’ouvrir sur un autre mode…
Cependant, c’est pour ses retombées médiatiques que cette campagne d’affichage pour l’avortement est conçue. Plus que l’impact difficilement mesurable d’un slogan éculé apposé pendant dix jours sur un sujet si intime, c’est sa médiatisation qui permet au Planning d’avancer ses pions. Sur toutes les radios et télévisions, des apparatchiks d’un féminisme qu’on disait en perte de vitesse se sont ainsi relayés pour délivrer leurs préceptes sur l’avortement. De ce geste, ils occultent désormais toute la composante douloureuse, alors que, ces dernières années, le ton des médias sur l’IVG avait perdu de son angélisme, des femmes de plus en plus nombreuses ayant témoigné qu’avorter n’avait rien d’anodin. C’est ce retour en arrière que dénonce l’Alliance pour les Droits de la Vie. Le docteur Xavier Mirabel juge l’affiche « réductrice et déresponsabilisante, passant sous silence les besoins d’aide exprimés par de nombreuses femmes enceintes », et conteste qu’« une collectivité publique puisse cautionner les revendications du Planning » alors que ce dernier n’a pas hésité récemment à se dire « solidaire » du médecin barcelonais incarcéré pour avoir pratiqué des avortements à 8 mois de grossesse en falsifiant les dossiers de ses clientes.
Avec cette campagne, le Planning franchit un pas de plus dans l’explicitation de son idéologie: « l’avortement doit être quelque chose de normal, banal » explique à l’AFP Maïté Albagly, secrétaire générale de l’organisation. Cette banalisation assumée entraîne un autre aveu: « Nous ne sommes pas dans une logique de réduction du nombre d’IVG ». Un revirement – ou plutôt une clarification de positionnement – en complète contradiction avec les constats officiels des pouvoirs publics qui estiment anormal le nombre de 220 000 IVG annuelles (dont 25 % en Ile-de-France, pour 18 % de la population). Certes, le Planning aimerait les voir baisser chez les jeunes, mais sa recette surprend : « Il faut accepter qu’ils aient une sexualité » ! En considérant l’avortement comme une fatalité dans la vie des femmes, puisque 40 % d’entre-elles y auraient recours, le Planning fait pourtant un constat d’échec des campagnes de promotion de la contraception. Accoler pour la première fois les deux mots dans une même publicité, c’est confirmer une logique et exposer une contradiction.
http://www.adv.org/dossiers/decodage/ar ... -le-metro/
Société
LOI VEIL
Des milliers de manifestants à Paris contre l'avortement
dimanche 20 janvier 2008, 17h52 | AFP
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Parmi les manifestants réunis dimanche à l'appel du collectif «30 ans ça suffit», figurait le vice-président du Front national Bruno Gollnisch.
Quelques milliers de personnes - près de 10.000 selon les organisateurs, 2.500 selon la police - ont manifesté dimanche à Paris contre l'avortement, à l'appel du collectif «30 ans ça suffit», allusion à la loi Veil de 1975 légalisant l'interruption volontaire de grossesse (IVG).
Derrière des banderoles réclamant «une civilisation pour la vie» et des représentations de Jésus crucifié portées par des enfants, des manifestants de tous âges, parmi lesquels se trouvait le vice-président du Front national Bruno Gollnisch, ont quitté la place de la République en début d'après-midi en direction de la place de l'Opéra.
Parmi les slogans repris sur les panneaux portés par les manifestants, figuraient: «Ne les tuez pas !», «Maman, garde moi, laisse-moi la vie !» ou «Pas d'enfants, pas de retraites».
Nombre d'enfants tenaient à la main des ballons de différentes couleurs sur lesquels était écrit «Marche pour la vie» en plusieurs langues européennes.
Avant le départ de la manifestation, des représentants d'organisations opposées à l'avortement venant d'autres pays européens, étaient montés à la tribune pour déclarer que «Dieu est le maître de la vie» ou critiquer la «civilisation de la mort».
http://www.leparisien.fr/home/info/vivr ... =295988802

Québec libre, Canada confédéré... du moment qu'on sorte de ce foutu fédéralisme centralisé.