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une fessée n’a jamais tué personne

Sociologie, phénomènes de société

Modérateurs: La Rose blanche, Dijon, PouvoirAuPeuple

La fessée est-elle acceptable dans l'éducation des enfants ?

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non
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une fessée n’a jamais tué personne

Messagede mots... le 16 Jan 2008, 11:36

"une fessée n’a jamais tuer personne"




Bon voilà, je fréquente divers sujet sur divers forums. Sur ce sujet je me sentais très en colère ... et je me suis sentie obligée d'intervenir contre l'inconscience de certaines mères.

Sujet : Punir utile !!!!
http://www.confidentielles.com/ttopic-3 ... tm&start=0

Puisque les comportements humains et sociaux sont reliés. Ma question est la suivante et là je sollicite aussi l'avis de mon ami Achille, existe-t-il selon vous une relation entre le fait de recevoir de la part des mères et des pères une telle instruction de la punition.

Et y a-t-il selon vous dans la transmission sociale, une absence totale de connaissances psychologiques de la part des futures mères et futurs pères et qu'elle serait l'instruction qu'il faut inculper aux adultes afin de changer cette mentalité de la violence, puisque dire qu'une fessée n'a jamais tuer personne, c'est ignorer une réalité... puisque cela revient à dire : "comment faire souffrir un être humain pour se faire obéir ?"

Ces jeunes mères sont dans un modèle d'éducation traditionnelle.

Donc, qu'es-ce que vous en dites ? Une fessée est-ce que ça tue ?????
mots...
 

Messagede Ambre le 16 Jan 2008, 13:46

Il ne faut pas confondre frapper un enfant et lui donner une clique sur les fesses.C'est terrible pour un enfant, un ado d'être frappé par l'un de ses parents, il comprend très bien que la raclée qu'il reçoit est proportinnelle au manque d'amour que ce parent a pour lui.Par contre une "clique" sur les fesses d'un petit qui s'est mis en danger, fait une colère ce n'est pas grve surtout si, quand il est calmé, on le prend dans les bras, on lui explique qu'il avait passé les limites de notre patience etc et qu'on lui montre notre amour.
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Messagede mots... le 16 Jan 2008, 14:14

EXTRAIT du site Histoire sur le Web:

"Une multitude d'enfants maigres, hâves, couverts de haillons se rendent à l'usine pieds nus dans la pluie et la boue" Villermé

"Sans instruction, ils sont "moralement abrutis, intellectuellement hébétés, physiquement énervés et initiés à tout ce qu'il y a de déplorable dans la dépravation humaine" Montalembert

[...]
"Le regard de la société

Ils sont en fait peu nombreux à s'offusquer du travail des enfants. Le médecin aristocrate Villermé est l'auteur d'une vaste enquête où les préjugés de l'époque sont très apparents. Pour lui, le travail des enfants est une "nécessité absolue" qui ne saurait être remise en cause sous le principe qu'"il vaut mieux, sous le rapport moral, employer des enfants dans les manufactures plutôt que de les laisser vagabonder toute la journée sur la voie publique". Le travail des enfants permet en outre de les éloigner de l'influence de leurs parents "imprévoyants et débauchés". L'école est une solution pour sortir les enfants de leur condition mais il en est pour penser que "la résignation aux privations et à la misère est un enseignement malheureusement plus utile que l'instruction" (chambre de commerce de Valenciennes) et d'autres que le travail est "en réalité la meilleure gym à leur imposer pour favoriser le développement physique" (Chambre de commerce de Lille)."



Histoire sur le Web - XIXe siècle - Le travail des enfants

http://www.histgeo.com/contemporaine/travail.html


















Ambre, en europe, il y a une grande tradition de tortures... humaines. Les enfants ont jusqu'à récemment eu un statut d'inférieur et encore ils étaient traités comme des animaux.

Dis moi pourquoi il ne faudrait pas confondre frapper un enfant et lui donner une clique sur les fesses.

Es-ce que se droguer un petit peu ce n'est pas se droguer ? Es-ce qu'un employeur ou un inconnu ou qui que ce soit qui te donne une petite clique sur une fesse sans ton consentement, c'est pas une atteinte à ta personne, voire une atteinte à ta pudeur ?

Explique-moi pourquoi cette méthode d'obéissance mentale est-elle admisible sur des enfants ?
mots...
 

Messagede Barbapouffe le 16 Jan 2008, 14:27

Ambre, en europe, il y a une grande tradition de tortures... humaines. Les enfants ont jusqu'à récemment eu un statut d'inférieur et encore ils étaient traités comme des animaux.




:shock:
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Messagede Ambre le 16 Jan 2008, 14:47

"Ambre, en europe, il y a une grande tradition de tortures... humaines. Les enfants ont jusqu'à récemment eu un statut d'inférieur et encore ils étaient traités comme des animaux. "

Qu'est-ce que c'est que ce délire???????
J'ai bientôt 60 ans et je peux t'assurer que ni étant adulte, ni étant enfant je n'ai vu ou entendu parlé "d'enfants traités comme des animaux" je n'ai jamais entendu dire par mes parents, les grands-parents ou même mon arrière grand-mère, née en 1973 à la campagne que "les enfants étaient traités comme des animaux" à leur époque.
Tu sais la France et les autres pays d'europe sont des pays civilisés de longue date, je crois que tu n'es pas au courant mais nous ne chassons plus le mammouth vétus de peaux de bêtes, nous ne vivons plus dans des grottes et nous avons même l'électricité et l'eau ! Ils étaient même déjà civilisés bien avant qu'on envoie aux Amériques les rebuts de nos sociétés afin de les "civiliser".Il y a chez nous, comme chez vous, des enfants battus, mais je redis:"une clique" ce n'est pas la même chose" j'appelle "clique" une petite tape sur les fesses d'un jeune enfant
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Messagede mots... le 16 Jan 2008, 15:03

En fait c’est pas au québec que tu aperçois, le plus de musée de tortures mais la maltraitance des enfants est aussi une réalité de l'histoire.

Je te crois si tu mentionnes que tu n'en a jamais entendu parler, Ambre, mais nous pouvons développer le sujet...
mots...
 

Messagede mots... le 16 Jan 2008, 15:10

flèche brisée a écrit:Ils existent bien d’autres moyens pour obtenir l’attention de l’enfant. Taper sur les enfants ne fait que les rendrent de plus en plus insensible à ce genre de correction.



Je pense que "insensibilité" est une vérité...

"Manifeste contre la violence "éducative"
par Olivier Maurel

La France a signé et ratifié le 7 août 1990 la Convention des droits de l'enfant. L'article 19 de cette Convention stipule que les États signataires "prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l'enfant contre toutes formes de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales".

Or, en France, d'après un sondage SOFRES de janvier 1999, 80% des parents donnent à leurs enfants gifles et fessées quand ce ne sont pas des coups de martinet ou de ceinture. Presque tout le monde trouve cela normal, inoffensif et même nécessaire. Et les services sociaux et la Justice n'interviennent que dans les cas extrêmes.

Pourquoi est-il permis de frapper un enfant alors qu'il est interdit de frapper un homme adulte, une femme, une personne âgée et, en prison, le pire des criminels? Nos lois ne permettraient-elles d'agresser que les plus faibles?"

source : http://www.alice-miller.com/lettresouve ... php?page=7
mots...
 

Messagede Ambre le 16 Jan 2008, 18:33

Bien sûr, j'ai déjà, malheureusement entendu parlé, et mêmme connu ( j'étais au contact d'enfants étant professeur), des cax d'enfants maltraités et , ctois-moi, ce que subissaient ces pauvres gosses n'avait rien à voir avec ce que j'appelle une "clique". j'ai connu des enfnats, des adolescents qui subissaient une maltraitance physique, sexuelle et psychologique.Pour moi ces cas de maltraitance ne sont pas la concéquence d'une époque,d'une situation sociale ou de je ne sais quoi, mais d'une pathologie chez le(s) parent(s) maltraitant(s). Il faut être cinglé pour tabasser sa gamine au point de la faire tomber par terre et là de la rouer de coups de pieds et de poings, il faut être cinglé pour abuser sexuellement d'une enfant de 3 ans, il faut être une ordure pour la bousiller psychologiquement en lui rabachant sans cesse:"tu es grosse, tu es moche, tu es bête" et j'en passe...surtout quand en plus la fillette est jolie et intelligente. Un type pareil, on devrait lui faire la même chose....ça n'a rien à voir avec la clique qu'on peut donner à un petit parce qu'il dépasse les limites permises .
Mes trois enfants, petits, ont eu cliques ( pas beaucoup, n'ai pas peur), aujourd'hui ce sont des adultes de 29,33 et 37 ans équilibrés( visiblement ça ne les a pas traumatisé), mariés , parents et qui exercent un métier qu'ils aiment. Pour moi le bilan de l'éducation que nous leur avons donnée est positif...et quand leurs enfants sont petits, ils leur donnent aussi des cliques , quand ils sont petits, pas à la plus grande qui a 13 ans!

Je te parle d'une clique: une tape donnée sur les fesses à la main ...pas d'une râclée, de coups de ceinture ou de martinet ou autres instruments de torture, c'est évident! Il est évident que ce genre de maltraitance est interdit, tout comme c'est interdit de frapper une femme, car quand un homme frappe sa femme, c'est généralement avec violence... c'est rarement une fessée ou alors ...
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Messagede mots... le 16 Jan 2008, 20:59

Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche
Brutalités et harcèlement physique et psychologique exercés sur des enfants par des personnels du ministère

Rapport présenté par Nicole Baldet Inspectrice de l’académie de Paris
Chargée de mission d’inspection générale
Octobre 2004




Présentation
Le ministre de l’éducation nationale a fait part de sa préoccupation en prenant connaissance des observations de la Défenseure des Enfants, dans son rapport d’activité de novembre 2003 portant sur l’école, et plus particulièrement sur les violences parfois supportées par les enfants au sein même de l’école. Celle-ci signalait, en effet, un grand nombre de réclamations émanant de parents d’élèves qui dénonçaient des agissements agressifs et humiliants (claques, coups de règle, fessées déculottées, privation de récréation, dénigrement, etc.) de maîtres et de maîtresses en école maternelle ou élémentaire.

Récemment interrogé au sujet de l’autorité des enseignants, le ministre s’est dit « scandalisé » par le fait que certains enseignants maltraitent les élèves.



Extrait du rapport


• Caractéristiques des maltraitances

26 situations collectives et 42 situations individuelles :

- dans les situations collectives :

o en école maternelle, 4 cas de brutalités physiques (fessées déculottées, bâillon
de papier collant sur la bouche), 4 cas de violences morales associées ;
o en élémentaire, 14 cas de brutalités physiques associées à des violences
verbales, 4 cas de harcèlement psychologique et cruauté morale.

- Dans les situations individuelles :

o en école maternelle, 2 cas d’attouchements ou abus sexuels, 5 cas de
harcèlement psychologique et stigmatisation, 7 cas de brutalités (fessées,
gifles, bâillon de papier collant, morsure, étranglement) ;
o en école élémentaire, 6 cas d’attouchements et abus sexuels, 10 cas de
harcèlement psychologique associé à des brutalités ou des punitions, 12
brutalités de nature diverse.

On peut noter que les situations individuelles recensées sont beaucoup plus nombreuses que les situations collectives : le phénomène de bouc émissaire, notamment dans le contexte d’un public un peu difficile pourrait peut-être expliquer nombre de ces phénomènes.

Les brutalités physiques associées ou non à un harcèlement psychologique sont de loin les plus répandues. Elles touchent principalement, dans notre observation l’école élémentaire.

Les attouchements et abus sexuels restent à la marge et sont désormais pris en charge très rapidement par l’appareil judiciaire en liaison avec les autorités académiques. La réactivité des services, dans les autres cas, est variable. Dans certains départements, on privilégie la rapidité (par exemple dans l’académie de Grenoble ou d’Amiens), dans d’autres, un travail plus patient de reconnaissance des faits (par exemple dans l’académie de Clermont-ferrand ou de Versailles). Il faudrait pouvoir effectuer des comparaisons sur l’efficacité des différents types de traitement, en particulier, du point de vue des victimes.

4 exemples de brutalité en école maternelle et élémentaire :

Dans l’académie de Bordeaux, « une institutrice, dans une école maternelle, a bâillonné la bouche d’une élève de petite section avec une bande de ruban adhésif, suite à des vomissements, « par ailleurs réguliers le matin, lors de l’accueil ».

Dans l’académie de Grenoble, « 3 enfants (2 fillettes de 4 ans et un garçon du même âge) : un enfant repoussé fortement contre les portemanteaux de la classe est blessé, le même enfant est bâillonné par un ruban adhésif pendant le temps scolaire, la fillette a les yeux bandés pendant la sieste et est obligée de s’allonger par terre en classe pendant un temps de repos, elle est également fortement secouée par l’enseignante, l’autre fillette est repoussée à coup de pied par l’enseignante ».

Dans l’académie de Caen, « un garçon en cours moyen se voit priver totalement de récréation (seul dans sa classe), a des lignes, des devoirs supplémentaires à faire, se retrouve dans le couloir ou est privé de cross, est humilié. »

Dans l’académie de Clermont-Ferrand, « 11 garçons de 10 ans ont subi des propos et gestes violents. »

• Statut des auteurs présumés

- 34 hommes,
- 23 femmes,
- 11 genres non précisés.

Parmi ceux-ci :

- 11 enseignants débutants signalés comme tels : on note un stagiaire de l’IUFM en stage de responsabilité, 7 titulaires remplaçants, 1 enseignant remplaçant et 2 directeurs (l’un affecté provisoirement et l’autre titulaire) ;
- parmi les titulaires remplaçants, l’un est caractérisé comme pédophile et les 6 autres comme auteurs de violences physiques et verbales à des degrés divers sur l’ensemble des élèves qu’ils ont rencontrés au cours de leurs remplacements. 1 enseigne en CLIS, 1 en école maternelle et les 5 autres en école élémentaire (CE et CM) ;
- 3 enseignants chevronnés signalés comme tels .

Dans la plupart des fiches, rien n’est signalé sur l’ancienneté professionnelle hormis les 3 cas signalés ci-dessus. Le caractère « chevronné » de l’enseignant est opposé à ce que l’on serait en droit d’attendre de l’expérience du travail avec les enfants et de la maîtrise
pédagogique que l’on peut supposer acquise au fil des ans.

4 exemples décrivant l’implication des personnels :

Dans l’académie de Reims, «un instituteur titulaire, affecté sur un poste de remplaçant (ZIL), a fait l’objet de signalements répétés (maltraitance physique et psychologique).

Dans l’académie de Rennes, « un professeur des écoles assurant un remplacement en CE1/CE2 donne des coups de pied à un élève et tient des propos insultants à l’égard des élèves. »

Dans l’académie de Créteil, « une enseignante confirmée de maternelle, au cours d’une surveillance de récréation, interpelle un enfant de 4 ans qui agresse une petite fille ; elle lui montre comment cela fait de se faire « étrangler » et la saisit violemment par le cou et le serre. » Dans une autre école élémentaire, « un enseignant chevronné est mis en cause pour harcèlement et cruauté morale envers certains élèves. »

Il serait intéressant de mieux examiner les cas des enseignants dits « violents », notamment dans les situations collectives ; ces derniers sont majoritairement des hommes, titulaires remplaçants ou jeunes directeurs.

L’attitude de ces jeunes enseignants et tout particulièrement les remplaçants pourrait être expliquée par un comportement dû à la panique avec des réactions inadaptées et nous conduit à nous interroger sur la formation reçue au sein des IUFM et sur leur suivi pédagogique par des tuteurs.

• Origine de la première alerte

- Les premiers à signaler les faits ont été 50 parents dont 49 pères, mères ou les deux ensemble, 1 grand-mère et 1 tante. 1 adulte est anonyme ;
- 7 collègues ou supérieurs hiérarchiques (IEN ou directeur) ;
- 2 appels au 119 (SOS Enfance maltraitée) ;
- 3 travailleurs sociaux.








Autre extrait :

• Issue pour l’enfant

Dans 48 cas au moins, compte tenu des procédures en cours et de certaines zones d’ombre, les enfants sont des victimes, à titre individuel ou collectivement.

Leur sort est évoqué seulement dans une dizaine de fiches sous une forme plus ou moins claire :

• 1 fois est mentionnée la mise en place d’une cellule d’écoute pour l’enfant et sa
famille.
• 1 fois est envoyé un courrier explicatif à la famille.
• 1 cas de réaffectation d’un enfant inscrit dans une école par erreur.
• 1 indication qui précise « pas de réelle solution pour l’enfant en tout cas au sein de
l’école »
• 5 changements d’école à la suite de propos désobligeants et discriminatoires tenus
contre les enfants et leurs familles (ces réactions sont en général gérées par une cellule
d’écoute ou un suivi de l’IEN) sont mentionnés.
• 1 fois des excuses sont présentées par l’enseignant et la directrice.

Les enfants, au centre de ces conflits et en règle générale victimes réelles des adultes, sont ignorés voire contestés la plupart du temps, pendant la procédure administrative ; ils ne bénéficient pas, dans la plupart des cas, de décisions positives en fin de parcours. Ils sont les grands perdants des conflits de ce type, quel que soit le devenir de l’enseignant. Les parents
doivent s’attendre, dès qu’ils s’engagent dans ce type de procédure, à être amenés à chercher un autre établissement scolaire pour leur enfant.
Ces observations en nombre limité à cause du taux de réponses à l’enquête mais aussi de la nature des signalements demandés ouvrent néanmoins des pistes de travail et invitent à des vérifications plus systématiques.

source et rapport : http://www.defenseurdesenfants.fr/pdf/r ... baldet.pdf





----


Ce qui est dommageable en société c'est que c'est pas seulement les parents qui tapochent et qui sont éducateurs de l'enfant, c'est toute la société et on se demande quelles sont les causes de la violence...

Chose certaine, voir que ce que l'on s'autorise comme petite clique devient avec le temps, une femme sur trois...

Image


" Une femme sur trois, au moins, a reçu des coups, subi des relations sexuelles imposées ou d’autres formes de mauvais traitements au cours de son existence. Ce chiffre provient d’une étude fondée sur 50 enquêtes menées de par le monde. "

Source Amnesty Image
mots...
 

Messagede mots... le 16 Jan 2008, 21:39

Ambre a écrit:Tu sais la France et les autres pays d'europe sont des pays civilisés de longue date, je crois que tu n'es pas au courant mais nous ne chassons plus le mammouth vétus de peaux de bêtes, nous ne vivons plus dans des grottes et nous avons même l'électricité et l'eau !

Ils étaient même déjà civilisés bien avant qu'on envoie aux Amériques les rebuts de nos sociétés afin de les "civiliser".


Tu sais, Ambre, j'adore cette remarque de toi, tu peux te sentir atteinte personnellement mais il reste que la France de longue date est aussi extrêmement coupable de grandes barbaries partout sur cette planète, pas seulement aux Amériques !!!

Et à cause de cette clique j'ajoute que ce n'est pas vraiment les "françois" qui ont civilisé les rebuts mais bien les autochtones. Et aujourd'hui, même si nous ne leur sommes pas reconnaissants à ces "sauvages", même si les européens les ont pratiquement tous décimés et socialement détruits, c'est quand même grâce à ces "eux" que nous profittons de l'un des coins de la planète les plus enviables sur terre !!!!!

Ah puis je me retiens pas, je nous met ce fameux texte de Desjardins :


« La Mer intérieure »

« C’est la Mer intérieure. Écoute
la musique. On dirait un homme
et une femme qui s’envoûtent
l’un dans l’autre. Écoute, c’est tout comme.

L’amour, la mer, l’autre côté,
là où vont s’effondrer les cieux,
jamais un canot n’a osé
la traverser en son milieu

Oiseaux, poissons et rats musqués
s’accouplent ici à grande joie.
C’est agréable de penser
que nos enfants auront de quoi.

Toutes les rivières meurent ici
comme en un spasme de l’amour.
Le Manitou nous a choisis ;
pardon à ceux qui nous entourent

Au nord, à la tête des eaux,
y règne un froid si inquiétant
qu’il fait éclater les os
et se briser tous les serments.

À l’ouest, la plaine qui aboie
où vivent les peuples si jaloux
qu’ils s’arracheront les yeux un jour
pour ne plus voir que nous sommes là.

Au sud, nous connaissons des races
marchant le jour, marchant la nuit
cherchant la vie, cherchant sa trace
alors qu’ici, la nuit fleurit.

Aussi nous sommes investis
de l’extraordinaire pouvoir
de faire apparaître des fruits
tenant vigueur tout l’hiver.

Jadis au pied des cataractes
nous, peuples d’Odonoosonee,
nous avons convenu d’un pacte
que la mort seule peut délier.

Si des étrangers surgissaient
sans nous sourire et sans offrandes,
nous les éloignerions de fait
comme les loups qui se défendent.

Je reconnais et je fais mienne
la sagesse de cette alliance
conclue avant que tu ne viennes
de l’est, toi, l’ombre blanche.

Cette mer de brochets délicieux,
nous en maîtrisons le passage ;
et nul n’y posera les yeux
sans nous prier sur les rivages.

Et c’est pourquoi je t’avertis ;
quiconque relèvera l’épreuve
ne laissera derrière lui
qu’un grand regret et une veuve.

Nous y tenons le feu, le lieu,
nous échangeons peaux, armes, idées,
avec qui on veut, quand on veut,
ce que t’appelles la liberté.

Je ne parle au nom de personne
et je suis seul face aux étoiles.
Je leur demande qu’elles me donnent
leur lumière. Ce soir, je parle.

O vois la mer, touche à son sable.
Prends l’eau dedans tes mains, et bois ;
elle est bien froide, inépuisable,
comme la haine que j’ai pour toi.
Chien de Français !

Le ciel et la terre m’appellent
comme une femme qui me veut
Jette ton papier dans le feu.
Regarde-moi bien dans les yeux.

Le papier est ta force.
La mémoire est la mienne
et brûlera l’écorce
et durera ma haine.

Comme tu es né dans le péché
et que tu ne jouis qu’en enfer,
t’as bien des choses à oublier ;
je te comprends bien, robe noire.

Nouvelle-France, nouveaux sujets,
contre une peau, on donne une âme.
Dommage. Quand on se rencontrait
nous n’échangions que des cadavres.

Un jour ton émissaire vint
pour convoquer une réunion
nos cinquante chefs avec les tiens.
Faire la paix. Nous la voulions.

Je me rappelle de ce vent
de joie qui embaumait le jour
quand partirent, le cœur confiant,
les cinquante hommes et leurs amours.

Tu te rappelles de ce festin
où tu les as tous conviés :
1687, un 24 juin,
un soir doux comme baiser d’été.

C’était à Cataracoui
à la décharge de Kingston ;
à l’endroit même où t’as construit
ta Sécurité Maximum.

Avant que la fête commence,
t’as embarré la porte du fort,
t’as retiré la nappe blanche,
tu t’es emparé de leur corps.

Mais t’as commis une seule erreur
car l’un d’entre eux s’est échappé.
Détail sur une mer intérieure,
petit barbot sur ton papier.

Cet homme a raconté. Depuis
je n’oublie plus : convoi de larmes
pleurant jusqu’à Ville-Marie.
La foule haineuse, la place d’armes.

Femmes, enfants, hommes séparés
et ils le furent toute la vie.
N’espère jamais me voir pleurer
si tu me parles de l’Acadie.

Femmes, enfants, vendus aussitôt.
Les cinquante hommes furent amenés
jusqu’à Québec où tes bateaux
s’en vont toucher la mer salée.

À Rochefort, les pieds aux fers,
Ils ont traversé ton pays
pour disparaître sur les galères
de ton quatorzième Louis.

Comment nommer acte pareil ?
Penses-y bien. Prends bien ton temps.
Moi j’ai le mien. J’ai tant sommeil.
Je reviendrai dans 300 ans.

Ton geste étrange est demeuré
des milliers de lune après,
inexcusable, inexcusé;
dès lors tu n’auras plus la paix.
Chien de Français !

De Manhattan aux Trois-Rivières,
de baise-main en baise-main,
de cimetière en cimetière,
nous t’avons vu venir de loin ;

au nom de Dieu quand tu voulais
planter des croix dedans la terre;
au nom du roi quand il fallait
planter des épées dans la chair :

Dans celle des Pequots d’abord
puis celle des Narranganssetts,
Wampanoags. Sais-tu encore
d’où vient le nom Massachussetts ?

De ces peuples que j’ai nommés
il ne reste aucun survivant ;
comment ne pas imaginer
qu’on allait être les suivants ?

Nos chefs, où sont nos chefs ? Où donc ?
Combien de fois sommes-nous venus
te supplier de nous répondre !
Tes yeux mi-clos ? Sourire crochu.

Tu nous jetas en plein visage
ton silence chargé d’abîmes.
Fallait y lire le message;
tout devient clair quand nous apprîmes

que Denonville, ton gouverneur,
priait le roi de fournir
3000 soldats sans peur, sans cœur :
« Les Iroquois doivent tous mourir »

Comme des visons orphelins,
désemparés et faiblissants
nous avons repris le chemin.
Le soleil couchait dans son sang.

Mourir pourquoi ? Pour ton castor?
Partout où tu as mis les pieds
il n’y en a plus. C’est là ton tort.
Tu viens ici pour en acheter ?

Tu veux qu’on vende à toi seul ? Soit !
Mais tu sais bien d’où vient le trouble:
pour chaque peau que tu convoites,
Dongan, l’Anglais, nous paye le double.

Alors, nous nous tournons vers lui
comme le feraient même les idiots.
Tu penses ! Nous soumettre à ton prix
qui tendra toujours vers zéro !

D’abord, ton prix et puis ta loi,
ton roi, ta foi et ton enfer.
Nous ne croyons pas comme toi
que nous sommes faits cendre et poussière

comme ces peuples si serviles
n’ayant plus force de traquer
l’orignal quand la neige d’avril
devient trop lourde sous leurs pieds.

Ils vous attendent en tremblant,
n’ont plus de rêve ni mémoire
et leurs dents tombent en croquant
dans vos promesses, dans vos miroirs.

Ils étranglent leurs beaux enfants
et puis se déchirent le visage,
enfin s’en vont comme des errants
se tuer au milieu de leur âge.

Pas ça ? Mais quoi ? S’enfuir ? Mais où ?
Nous sommes cernés désormais :
Duluth a donné aux Sioux
à chaque jaloux son mousquet.
Chien de Français !

Des jours, des nuits, nos émissaires
firent rapport de l’entrevue.
On vit venir les grandes mers
parées de tristesse absolues.

« Les Français vont tous nous tuer,
ils ont les armes et la rancœur.
Mères ! Que faire ? » Elles ont pleuré
et dirent : « Il faut qu’ils aient très peur. »

Elles convoquent de plein droit
les mâles vifs de vingt printemps,
qui aiment vivre et de ceux-là
elles en choisirent mil quatre cents.

Puis l’instruction leur fut donnée
de ne plus voir en vous des frères
mais de ces choses qu’on voit ramper
quand on retourne les grosses pierres

On leur ôta droit de pitié
S’il faut tellement que tu souffres
pour obtenir l’éternité,
tu seras comblé, robe pourpre.

Si puissant fut leur chant de mort
que le hibou paralysa.
Aux premières lueurs de l’aurore
on partit pour Hochelaga.

On a campé pendant des nuits
chez nos frères à Kanawake,
à l’endroit même où t’as construit
l’illégitime pont Mercier.

On vit tes forts de l’autre bord ;
en chêne qui jamais ne cède
et sur la rive auprès des forts,
des chaumières abritant des faibles.

Nos cœurs sont devenus si tristes.
On sentait le ciel se charger.
On attendit la nuit propice :
quelque chose allait se passer.

Et se passa. Vint la tempête,
la grêle vira chevrotine.
On allait faire ce qu’allait être
le massacre de Lachine.

Vingt-deux personnes suppliciées
tels qu’entendu. Comme du bétail.
Là, ta mémoire est réveillée.
Je t’épargne donc les détails.

Si tu y tiens, te suffira
de consulter tes manuels :
on dit pourquoi un Iroquois
est synonyme de cruel.

La lune n’est jamais sortie
ni tes soldats pour aller voir
les corps. On n’a jamais su qui
les enterra trois ans plus tard.

L’automne après, tu capturais
un Iroquois déboussolé
sur la rivière des Outaouais.
C’est lui qui devait payer.

Au Mont-Royal tu l’amenas
où tes amants s’en vont baiser;
tu le fixas sur une croix
tu t’approchas pour l’embraser.

De ce côté du pont je vois
cette croix blanche comme l’innocence
qui brille et qui me dit pourquoi
ce soir je suis encore vivant.
Chien de Français !

Comme une personne, comme un roi,
un peuple aussi a son histoire,
si petit, si lointain qu’il soit.
Tu me regardes sans me voir.

Voilà ! Je fus pour toi une ombre
qu’on éloigne au bout du fusil.
Quand tu te trouvas en surnombre
t’inventas la démocratie

pour que nous ayions tout perdu.
J’ai tant pleuré sur tes traités
que leur encre s’est répandue
sur mille lois déjà votées.

Dans tes papiers je ne conserve
que le droit de la servitude.
Tu nous parquas dans des réserves
pour inspirer l’Afrique du Sud.

Et cette mer, qu’en as-tu fait ?
Sa vie est morte pour mille ans.
Tu n’as rien fait et tu le sais.
Tu craches sur toi. Tu chies dedans.

Qu’aurais-tu donc à nous apprendre
de l’art de vivre sous les aurores
toi qui enfermes tes parents,
qui jettes tes enfants dehors ?

Qu’avons-nous eu pour le saccage
des grandes rivières et des jackpine ?
Du gin. Des timbres de chômage
du Ministère de la Haine.

Pourquoi devrais-je me soumettre
à te baiser les beaux souliers
quand tu me donnes quelques miettes
après m’avoir tout enlevé ?

S’il te fallait payer, chacal,
faudrait saigner toutes tes banques,
te faudrait vendre ta capitale,
et Rome aussi, robe blanche.

Le ciel et la terre m’appellent
comme une femme qui me veut ;
alors je marcherai vers elle,
ne reste pas entre nous deux.

Tu continues à faire le sourd ?
Fais des conserves, surveille tes ponts,
visse tes pylônes à double tour,
va y avoir d’la haute tension.

Ce soir je vois Val-d’or en feu ;
je sens déjà venir ton heure.
T’ouvres les yeux ? Trop tard, trop peu.
Soulève-toi, mer intérieure.

Je m’approch’rai comme un renard,
je me battrai comme cent loups,
je m’enfuirai comme mille canards.
Tu viendras fou, tu perdras tout.

Prie ton Jésus, t’en as besoin.
Couper l’courant dedans sa moëlle;
avant l’Bye-Bye, et puis plus rien.
La dinde froide. Joyeux Noël !

Allo, Bonhomme Carnaval !
À trente en bas, pense à tes fesses,
tu pourras prendre un coup fatal
à frictionner tes belles duchesses.

Quand t’en auras assez de vivre,
quand tu réclameras la paix,
c’est bien facile, t’auras qu’à suivre
la trace de sang que tu as fait.
Chien de Français ! »




Richard Desjardins
mots...
 

Messagede mots... le 22 Jan 2008, 15:08

A l'évidence, les lois ne protègent pas les enfants. Les lois obligent de passer des permis des diplomes pour toutes sortes de fonctions sociales, mais aucune instruction n'est donné pour être bon parent.

Les cours de religions sont un sujet davantage d'actualités que les cours de sexualité ou de psychologie de l'enfant.

L'Organisation Mondiale des Associations pour l'Éducation Prénatale

http://www.omaep.com/

parlent de préventions dondamentales et de préventions de la violence.

Ce serait tellement important, mais nous sommes encore trop socialement arriéré, pour se préoccuper collectivement de la chose... et le mensonge des abus des enfants cachent la réalité qui dangereusement forment la société.
mots...
 

Messagede Ambre le 23 Jan 2008, 17:35

Pour être un bon parent, il SUFFIT D'AIMER ses enfants. Aucun cours, aucun diplome n'apprendra quelqu'un à aimer, aucune loi n'obligera quelqu'un à aimer....Mais l'immense majorité des parents aiment leurs enfants, bien sûr il y a des exceptions ( j'en ai rencontré, mais c'est une infime minorité).
Un parent fait, généralement, tout ce qu'il peut pour son enfant...mais on ne sait si on a bien fait qu'à l'heure du bilan, c'est à dire quand les enfants sont devenus largement adultes et qu'on voit s'ils sont heureux , qu'ils ont réussi leur vie....et qu'ils continuent à voir leurs parents et n'hésitent pas à leur confier leurs propres enfants.
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