Jean Paul LI-WAÏ YEUNG
(Omar LI-WAÏ YEUNG)
« Après avoir étudié sur plusieurs années les religions, j’ai conclu et je reste persuadé que l’Islam est la seule religion pratiquant un monothéisme absolu. J’ai pris aussi conscience que le Coran m’apportait un grand support spirituel et moral :confiance sereine en soit, tranquillité du cœur. Voilà, très résumées, les raisons de ma conversion à l’Islam. Mais je voudrai ajouter, à l’adresse de toute l’humanité, qu’avant de juger et condamner l’Islam, lisez d’abord une bonne interprétation du Coran; alors vous comprendrez plus finement et l’Islam, et les raisons de ma conversion. »
Adresse actuelle: 3 rue Glacière - F97420 Le Port - Réunion
Brigitte RESCOURIO
(Mme SULLIMAN Bilkiss)
Ancienne catholique. Actuellement préparatrice en pharmacie.
Convertie à l’Islam en 1983
« J’ai connu une personne en 1980 qui me parlait beaucoup de sa religion. Son discours plein de conviction sur l’Islam était au départ, pour moi, un complément de mes propres connaissances religieuses. Puis progressivement ces données, nouvelles pour moi, prirent racine en mon for intérieur, jusqu’à supplanter mon ancienne foi. L’Islam jetait manifestement une lumière sur des questions spirituelles qui me troublaient et me tenaient à cœur. L’idée de la conversion faisait son chemin. Vivant en Bretagne, en France, nous sommes ensuite venus nous installer à la Réunion où je me suis ensuite convertie, depuis maintenant 14 ans. »
Adresse actuelle: C% Assoc. Fraternité des Musulmans Réunionnais - BP 747 - F97475 St Denis - Réunion
Jules Josuan P.
(Moussa P.)
Ancien Tamoul chrétien. Ouvrier polyvalent, actuellement sans emploi.
Converti à l’Islam en 1989
« L’Islam m’a d’abord attiré par son message universel qui excluait tout racisme, et faisait tout pour rapprocher des peuples et races divers. Par ailleurs, j’étais contre toute forme d’idolâtrie, et contre toute représentation imagée de Dieu. En Islam, Dieu existe mais il est immatériel et partout à la fois. Allah m’a choisi, afin que je fasse parti de ceux qui se soumettent à Lui (définition du musulman). »
Adresse actuelle: C% Assoc. Fraternité des Musulmans Réunionnais - BP 747 - F97475 St Denis - Réunion
Michel DUVIN
(Mohamad Rachid DEEVANA)
Ancien chrétien. Actuellement installateur en sanitaire.
Converti à l’Islam pendant le Ramadhan 1982)
« J’étais en quête de LA Vérité, transcendante et authentique. En fait, avec le recul, je peux maintenant dire que je me recherchais mon Moi authentique et réel (celui de ma naissance). J’ai retrouvé...l’Islam, en un mois béni de Ramadhan de 1982.”
Adresse actuelle: 295, Av. du Gal de Gaulle - F97410 - Grand Bois - Réunion
Harry Claude FONTAINE
(Hanif FONTAINE)
Ancien chrétien. Actuellement et depuis toujours, agriculteur. Converti à l’Islam en 1996
« Une longue observation et méditation sur le pourquoi de notre vie quotidienne m’ont poussé à changer l’orientation de ma vie : j’ai choisi de vivre l’Islam dans la globalité de ma vie. »
Adresse actuelle: 39 Takamaka - F97442 - Saint-Philippe - Réunion
Marie Hélène ROBERT
(Robert Sarah épouse ONIAN)
Ancienne chrétienne. Actuellement Infirmière. Une foi pétillante, exaltante, une forte personnalité sous un épais manteau de gentillesse.
Convertie à l’Islam en 1977
« J’avais une soif inassouvie de Vérité depuis l’âge du catéchisme (8/12 ans) qui s’intensifiait avec le temps. J’ai toujours refusé l’idée de la Trinité. Cette conception de Dieu est si confuse. Je me refusais à l’idée que la base même de ma croyance religieuse repose sur ce “mystère de la Foi”, sur un “mystère insondable”. Collégienne en 1970, je continuais ma quête spirituelle. Je me renseignais sur les autres croyances et en particulier sur l’Islam par le biais de certaines amies de classe, et d’autres musulmans. Je découvris ainsi l’Islam, une conception nouvelle de Dieu, de la vie, de notre monde. Avec la maturité vint la sagesse et une plus grande finesse de perception. Dans l’Islam, tout était clair, rationnel. Il n’y avait là aucun mystère, c’était la simplicité même, bref une religion à vivre au quotidien; contrastant avec la discontinuité que je percevais entre l’Église et la vie. Après ce long processus de réflexions, maturations, études et méditations, l’idée de l’Islam s’imposait à moi comme la seule alternative possible. Imaginez une voie, de plus en plus étroite, d’où la Raison refuse de bifurquer, et qui menait inéluctablement vers l’Islam. C’est donc logiquement que je me suis convertie à l’Islam, chez un couple de musulmans dionysiens: la Shahada ! C’est indescriptible: j’étais comme une nouvelle personne. Quelle phrase pourrait véhiculer ce qu’aucune science cognitive n’est capable d’appréhender? Aujourd’hui ma spiritualité, je la vis au quotidien, dans ma vie familiale, dans ma vie professionnelle ou mon cercle social. Plusieurs personnes de mon entourage se sont converties à l’Islam. L’Islam...Ce fut la plus belle rencontre de ma vie; ensuite vint celle de mon mari. »
Adresse actuelle: C% Assoc. Fraternité des Musulmans Réunionnais - BP 747 - F97475 St Denis - Réunion
Bernard YONG-FONG
(Abdul-Malik YONG-FONG)
Ancien chrétien. Ancien concessionnaire de voitures chez Renault en France.
Actuellement Transporteur indépendant.
Converti à l’Islam en 1984
« J’étais arrivé en France en 1974, à l’âge de 6 ans. C’est à 16 ans que j’ai commencé à découvrir les cultures et les traditions de mes amis, venant, pour la plupart, d’Afrique du Nord. Les premiers mois de mes 17 ans furent très importants. Car, comme une révélation, je découvrais le Coran, en français. Certes l’arabe original du Coran est inimitable. Mais, même en français, il a été le “détonateur” d’une nouvelle conception de ma vie spirituelle. Depuis cette année-là et jusqu’à aujourd’hui, je n’ai plus consommé de la viande de porc ni bu une goutte d’alcool. À 17 ans donc, j’ai attesté qu’il n’y avait de dieu que Dieu et que Mohammad (Paix sur Lui) est Son messager; et ce, sans la moindre contrainte, cela va tellement de soit, pour quiconque connaît même superficiellement l’Islam ! Cependant, l’Islam que je pratiquais en France n’a été que plutôt théorique, même si je jeûnais chaque année. C’est à la Réunion que la pratique vint équilibrer ma vie spirituelle, que je voyais mes frères musulmans répondre à l’Azaan (l’appel à la prière) en se dirigeant vers la maison de Dieu (les mosquées). C’est donc à la Réunion, enfin, que j’ai ressenti cette envie de vivre pleinement l’Islam. »
Adresse actuelle: 139 HLM Chev. BANK - Bât. 12 - Rue Joseph Hubert - F97410 Saint Pierre - Réunion
V. Y.
(Amina V.)
Ex-catholique. Enseignante. Dotée d’une grande conviction et d’une foi stimulante,
son cheminement vers l’Islam est intéressant à plusieurs titres.
Convertie à l’Islam en 1984
« J’ai vécu mon enfance et mon adolescence dans le Dauphiné, en France métropolitaine, une province où je n’avais aucun contact avec l’Islam . J’ai toujours eu une grande soif spirituelle, fus une fervente pratiquante, qui fréquentais l’église très régulièrement jusqu’à 14/15 ans. Certains éléments “perturbateurs” émaillèrent cependant cette ferveur religieuse. Je faisais des rêves étranges, contraires à la mort du Christ sur la croix, par ex., (Coran 4:157). Je trouvais le vin de messe comme une pratique malsaine, vus les ravages de l’alcoolisme, comment justifier ce rite dans ma vie religieuse? Il y avait aussi le concept de la trinité de Dieu, les intermédiaires (clergé ou saints), les multiples statues alors que la Bible interdit toute représentation de Dieu (Exode 34:17, Lévitique 19:4, 26:1, etc.). Ces diverses constatations, entre autres, m’amenèrent à une rupture avec l’Église. Après mon baccalauréat, je vins à la Réunion, chez de la famille, pour faire ma 1ère année de médecine. J’ai étudié tour à tour le Bouddhisme, et l’Hindouisme. Puis l’Islam, mais simplement pour confirmer les préjugés négatifs que j’avais...Car j’avais une amie qui s’était convertie à...l’Islam. Et je n’arrivais pas à comprendre cela. Comment une femme, moderne ou pas, peut-elle se convertir à “cela” ! Pas l’Islam ! Mais je me trompais. Et plus j’étudiais, plus l’impression de vérité se confirmait. Puis mes études, par exemple, éclairait l’interdit coranique de la consommation du porc: en cours à la fac, on nous apprenait que le porc était la chair la plus nocive, et que même cuite, voire carbonisée, elle restait malsaine. Puis un jour, en l’absence de mon amie, j’ai voulu essayer son tapis de prière, juste pour voir, par curiosité. Ce fut le catalyseur! Immédiatement, j’ai su avec certitude que l’Islam est MA religion ! J’avais 18 ans, un mois de Juin, en 1984. Il est impossible de décrire par des mots ce j’ai alors ressenti: les mots ne peuvent supporter le poids de ces sensations. La pratique vint par la suite, parallèlement à l’étude approfondie de ma religion. Je suis aujourd’hui comme un poisson dans l’eau. Mais j’ai un regret: celui de ne pas avoir connu l’Islam plus tôt. Tout cela peut sembler étrange, voire anecdotique.... Mais pas tant. Car il faut savoir que cela n’a pas empêché ensuite ma belle-sœur, puis mon frère, suivi de peu par ma sœur, tous vivant en France...de choisir, eux aussi, l’Islam comme religion et mode de vie ! »
Adresse actuelle: C% Assoc. Fraternité des Musulmans Réunionnais - BP 747 - F97475 St Denis - Réunion
Article paru dans un hebdomadaire français
Par
Thierry de Beaumont
« Le commandant Cousteau converti à l’Islam. Maurice Béjart...Roger Garaudy, ancien membre du PC, philosophe et intellectuel français, convertis. Durand-Souffland, reporter au Monde, converti lui aussi. Intellos, artistes, aventuriers, par dizaines. Chez les plus jeunes, au retour du Pakistan, de l’Inde ou du Maroc, c’est par centaines. Et moi-même, je crois bien que je vais me convertir à mon tour (.....) Sur les 150 à 200 mille convertis à l’Islam que compte la France (en 1980), la moitié sont des femmes (...) »
Article paru dans Le Figaro-Magazine du 13/06/1992
« Les GI’s de Mahomet »
L’article essaie de trouver une explication au fait qu’en l’espace de quelques mois de présence en Arabie, environ 6000 soldats américains , “les GI’s”, sont tombés, comme des mouches....dans l’escarcelle de l’Islam. En effet des milliers d’américains, de l’afro-américains noirs aux blancs caucasiens, se sont convertis à l’Islam pendant la guerre du Golfe. Pourquoi? Sous la menace de quelle épée? Quelle est donc cette force, ce sabre, qui poussent ces américains à lire le Coran avec l’accent du Texas ?
Deux réponses parmi d’autres, extraites de l’article :
-
Osman Danquah (ex Osmond Danquah) afro-américain :
« L’Islam est le meilleur moyen de structurer la vie, la société, et la famille: surtout aujourd’hui, quand partout dans le monde occidental, les valeurs morales s’effondrent, la cellule familiale éclate, et le racisme reprend de plus belle. Moi, j’ai embrassé l’Islam il y a 18 ans, et fais ma profession de foi à New York. Mais indépendamment de cela, je comprends pourquoi des centaines de GI’s se sont convertis pendant la guerre du Golfe: dans l’Islam, il n’y a pas d’image, Dieu n’est ni blanc, ni noir, ni homme, ni femme, ni riche, ni pauvre. Il n’y a pas d’ethnie supérieure. Tout le monde est égal. Ce principe a séduit. »
-
Abdel Rahman (ex Sean P. Ward) américain caucasien :
« Je souhaite aller vivre en Arabie Saoudite, pour être plus près des lieux saints. Et puis l’Islam est une religion non raciale. Allah n’a pas de couleur. Ici, aux Etats-Unis, les relations raciales n’ont presque pas changé depuis 20 ans et les gens ont faim. Avant j’étais catholique. Et je ne comprenais pas pourquoi il fallait aussi prier des saints. Je constatais en outre que toutes les églises protestantes se condamnaient, s’accusant mutuellement de n’avoir pas assez la foi. Chacune se croyait supérieure. L’Islam est une religion que l’on applique tous les jours. Chez les chrétiens, ça n’est que le dimanche. »
RÉPONSES À QUELQUES IDÉES REÇUES
SUR L’ISLAM
A. S. TRITTON
Historien
« L’image du soldat musulman avançant avec une épée dans une main et le Coran dans l’autre est tout à fait fausse. »
“L’Islam”. Londres 1951 page 21.
DE LACY O’LEARY
Historien
« L’histoire est claire sur ce point : la légende des musulmans fanatiques s’abattant sur le monde, imposant l’Islam, à la pointe de l’épée, aux peuples vaincus est un des plus fantastiques et absurdes mythes que les historiens ont pu répéter. »
“ Aux carrefours de l’Islam”, page 28 (Ed. originale “Islam at crossroads”, Londres 1923, p.
Dr Gustave LE BON
Médecin et Sociologue Français
« L’habileté politique que déployèrent les premiers successeurs de Mahomet fut à la hauteur de ses talents guerriers qu’ils surent bien vite acquérir. Dès les premiers combats ils se trouvèrent en présence de populations que des maîtres divers tyrannisaient sans pitié depuis des siècles, et qui ne pouvaient qu’accueillir avec joie des conquérants qui leur rendraient la vie moins dure. La conduite à tenir était clairement indiquée, et les khalifes surent sacrifier aux intérêts de leur politique toute idée de conversion violente. Loin de chercher à imposer par la force leur croyance aux peuples soumis, comme on le répète toujours, ils déclarèrent partout vouloir respecter leur foi, leurs usages et leurs coutumes. En échange de la paix qu’ils leur assuraient, ils ne leur imposaient qu’un tribut très faible, et toujours inférieur aux impôts que levaient sur eux leurs anciens maîtres. (...)
La conduite d’Amrou (chef musulman) en Egypte ne fut pas moins bienveillante. Il proposa aux habitants une liberté religieuse complète, une justice impartiale pour tous, l’inviolabilité des propriétés (...). Les habitants se montrèrent tellement satisfaits qu’ils se hâtèrent d’adhérer au traité et payèrent leur tribut d’avance. Les Arabes respectèrent si religieusement les conventions acceptées, et se rendirent si agréables aux populations soumises autrefois aux vexations des agents chrétiens de l’Empereur de Constantinople, que toute l’Egypte adopta avec empressement leur religion et leur langue. C’est là, je le répète, un des résultats qu’on n’obtient jamais par la force. Aucun des peuples qui avaient dominé en Egypte avant les Arabes ne l’avait obtenu. (...) Au contact des Arabes, des nations aussi antiques que celles de l’Egypte ou de l’Inde, ont adopté leurs croyances, leurs coutumes, leurs mœurs, leur architecture même. Bien des peuples, depuis cette époque, ont dominé les régions occupées par les Arabes, mais l’influence des disciples du prophète est restée immuable. »
“La Civilisation des Arabes” - Ed Le Sycomore/SFIED (Paris) - Réédition de 1985. p.81, 82- (Éd. originale en 1884, Librairie de Firmin-Didot & Cie, Imprimeurs de l’Institut, rue Jacob, 56 - Paris)
K.S. RAMAKRISHNA RAO
Hindouiste
« Mon problème pour écrire cette monographie est facilité du fait que nous ne sommes généralement plus alimentés par ce genre d’histoire (déformée, sur l’Islam), et il est inutile de réfuter ces déformations sur l’Islam. La théorie de l’Islam et l’Épée, par exemple, n’est plus soutenue maintenant dans un quelconque cercle d’historiens digne de ce om. Le principe de l’Islam, “nulle contrainte en religion” (Coran 2:256), est bien connue. »
Mohammed le Prophète de l’Islam”, Ed. Alphabeta Paris 1992 p.21/22.