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Marcel Sarazin
Sauvez les meubles.

dimanche 16 novembre 2008

A mon époque, hélas, le temps a passé beaucoup plus vite que prévu. Vu que mes parents devaient débourser de leurs poches pour que le médecin se présente à la maison, il va sans dire que les soins médicaux requis étaient de nature sérieuse. Les rhumes, la vilaine toux, la grippe, les petits maux d’oreilles, les enflures, les engelures d’hiver et toutes les autres petites maladies considérées bénignes, étaient sous les bons soins de Docteur maman. Le tout, accompagné des recommandations du pharmacien du coin.

Aujourd’hui, avec la gratuité des soins de santé les choses ont beaucoup changé et l’abus a pris une certaine place. On peut en penser ce qu’on voudra, mais il faut arrêter de jouer à l’autruche et se dire les vraies choses. Les personnes qui se « considèrent malade » au point de voir un médecin sans exception, sont obligées de faire la queue pendant des heures interminables dans les centres hospitaliers. Bien sûr, bien malin qui peut dire avec certitude si tous ses dérangements médicaux si je peux dire ainsi, qui ont pour effet de remplir les salles d’urgence à « craquer », sont justifiables pour autant ? Les statistiques n’en tiennent pas compte

Quoi qu’il en soit ! Avec le manque de personnels infirmiers dans les hôpitaux et la pénurie de médecins, ce n’est rien pour aider la cause en mal qui ne fait que s’aggraver. Si ça continue, au rythme actuel, les soins essentiels considérés urgents, seront bientôt les seuls disponibles dans les hôpitaux du Québec. Le temps est venu de trouver des solutions miracles, autres, que tous les milliards que l’on investit sans résultat positif à la fin. Sauvez les meubles avant qu’il ne soit trop tard !

Le pharmacien du coin a un rôle important dans le milieu de la santé. Considérant qu’il a la formation requise tout comme le médecin dans le domaine médical pharmaceutique, il serait préférable de considérer son implication au niveau de la prescription médicale et plus encore. On aura beau continué à investir monétairement dans un système de santé inadéquat, mais en bout de ligne, ça ne changera rien si on n’a pas le personnel requis.

Il faut selon moi, rééduquer la population sur le besoin de voir un médecin à tout prix, le pharmacien du coin pourrait avant tout, mieux nous renseigner sur nos inquiétudes médicales souvent bénignes. Si les gens étaient mieux renseignés médicalement avant de courir à l’hôpital, on finirait peut-être par désengorger les salles d’urgences. Je suis de ceux qui croient que beaucoup trop de gens se rendent à l’urgence, inutilement. Leurs trop grandes inquiétudes face à leur maladie, ne requièrent nécessairement pas une visite chez le médecin. Le pharmacien pourrait aussi bien répondre à ce besoin.

En dépit de tous les gouvernements élus et des ministres de la santé qui sont passés dans la dernière décennie, nous n’en sommes pas plus avancés qu’auparavant. Pire encore, la situation ne cesse de se dégrader. Dans son ensemble, la méthode actuelle n’est plus fonctionnelle, il faut se le dire « ça ne marche pas ». Malgré tout, on s’entête à « pelleter » des milliards dans un système de santé désuet.

La santé se doit de passer par l’éducation de la population et une implication du pharmacien, l‘argent ne règle pas tous les problèmes.

C’était mon point de vue en ce 15 novembre 2008

Marcel Sarazin






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