Guay, Serge-André
« Dans les coulisses de la Révolution tranquille, Mémoires du fondateur de l’École nationale d’administration publique » (ENAP), Roland Parenteau
dimanche 26 octobre 2008
La Fondation littéraire Fleur de Lys est heureuse de vous présenter « Dans les coulisses de la Révolution tranquille, Mémoires du fondateur de l’École nationale d’administration publique » (ENAP), Roland Parenteau
PRÉSENTATION
Chez moi, à huit heures du matin, le téléphone sonne : « M. Parenteau, c’est Jean Lesage qui parle. Est-ce que vous seriez intéressé à devenir membre du Conseil d’orientation économique que nous venons de réformer ? Nous aurions besoin d’un bon économiste. »
Voilà comment Roland Parenteau raconte le début de sa collaboration avec le gouvernement du Québec en 1960. Professeur à l’École des hautes études commerciales, et largement impliqué en éducation populaire, il était heureux de collaborer avec l’ « équipe du tonnerre » qui voulait réaliser le slogan « Maîtres chez nous ! ». En 1964, il devint directeur de ce Conseil relevant du premier ministre, ce conseil qui recommanda la création de la Société générale de financement (SGF) et appuya la nationalisation de l’électricité.
En 1969, Roland Parenteau fut chargé par le gouvernement de créer L’École nationale d’administration publique (ÉNAP) pour donner une formation universitaire en gestion publique aux fonctionnaires en place avant qu’ils n’accèdent à des postes de commande. Après plusieurs années comme directeur, Roland Parenteau revint à l’enseignement au campus de Montréal de cette même institution, aussi bien qu’à l’École des hautes études commerciales.
En plus de ces activités, Roland Parenteau raconte ses souvenirs de jeunesse, son choix de carrière, surprenant pour l’époque, les restrictions de l’après-guerre lors des études en France, son enseignement universitaire et son extraordinaire implication en éducation populaire. Il nous parle de ses missions à l’étranger, de ses voyages et de sa famille.
M. Gérard Parizeau décrivit le caractère de Roland Parenteau en le présentant en 1964 à la Société royale du Canada : « C’est un calme qui a des audaces intellectuelles, un sage qui a des idées personnelles, un homme qui veut certaines choses pour le bien commun et qui les réalisera en comptant avec le temps ». Cette prophétie s’est bien réalisée.
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