Marcel Sarazin
L’appétit pétrolière
dimanche 15 juin 2008
Ce qui coûtait à mon époque 10 sous pour un pain et du lait, a largement dépassé le 10$, cette fois. Au rythme de cette gourmandise pétrolière, tous les autres aliments vitaux essentiels à une saine santé vont suivre le courant ascendant. On connaît très bien les effets néfastes de la malnutrition chez les enfants, déjà trop appauvrie par une pauvreté malsaine. D’ici peu, on peu même prédire que les banques d’alimentation vont facilement voir leur chiffre d’affaire doubler, mais, difficilement répondre à la trop grande demande. A la vitesse incontrôlée des hausses pétrolières, l’indice d’inflation ne tiendra pas le coup très longtemps. Malgré que je sois interdit de conduite une automobile, il n’en demeure pas moins que le transport en commun va se faire sentir avec des hausses douloureuses des tarifs.
On peut facilement dire avec certitude, que l’économie va se faire malmener. GM a déjà annoncé sa fermeture et le licenciement pour plus de 2000 employés dans son usine d’Oshawa en Ontario. On peu sûrement s’attendre que d’autres grosses industries vont emboîter le pas. Mondialement parlant, presque tous les pays consommateurs sont touchés par cette crise pétrolière présentement. C’est à se demander comment tous ces chômeurs de demain sans travail, vont survivre avec une inflation à la hausse et argent en moins ? Les gouvernements auraient peut-être avantage à mieux contrôler d’une certaine façon les assoiffés du profit insensé, si non, ça risque de faire mal dans l’économie. Les profits c’est bien, mais sûrement pas au prix de toute une économie.
Nos deux gouvernements font la sourde oreille à nos moindres demandes de répit compensatoire et la population continue de critiquer à outrance à chaque hausse indécente, mais ont est tous là à regarder sans bouger. Faut arrêter de dire les choses et agir. Poser des gestes concrets demeure le seul moyen de se faire entendre. Pour se faire, il faut que la population se rassemble pour sortir massivement dans les rues demain. Il n’est pas nécessaire de recourir à la violence pour mettre la ville à feu et à sang, mais le faire de façon bien ordonnée, pacifiquement. Tous ensemble, de façon civilisée, nous avons un pourvoir absolu. Il faut démontrer radicalement notre mécontentement face aux pétrolières assoiffées et à l’inaction de nos gouvernements.
Non seulement il faut massivement envahir les grandes villes, mais aussi, refuser de se présenter au travail pour quelques semaines. Préférablement, le temps nécessaire à nos revendications et bouder les pétrolières pour ne faire que le strict minimum requis à la pompe. Quand l’argent va commencer à manquer dans les coffres des gouvernements et que les profits à la baisse vont se faire sentir pour les pétrolières, je peux vous assurer qu’ils vont bouger assez vite.
Malgré que nous avons tous ce pouvoir propre à nous-même d’agir ensemble, plus de 40% de la population, selon un dernier sondage, s’avoue déjà vainque. Le clairon a sonné, il n’en tient qu’à vous, Québécois de souche, de passer à l’action. Agissez ou payer le prix exigé à la pompe.
C’était mon opinion personnelle en ce 6 juin 2008
M’oncle Marcel et ses nouvelles
Marcel Sarazin