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Guay, Serge-André
Des éditeurs québécois dépensent-ils l’argent de nos taxes et de nos impôts en faisant imprimer leurs livres par l’américaine Lulu.com ?

lundi 5 mai 2008

Si on se réfère à une employée de la firme d’autoédition américaine Lulu.com, madame Annie David, certains éditeurs québécois préfèrent encourager l’économie américaine au détriment de l’économie québécoise lorsque vient de temps d’imprimer leurs livres. « Des "éditeurs" Québécois qui se servent de Lulu, croyez-moi, il y en a » a affirmé Madame David sur le site du journal citoyen AgoraVox en réaction à l’article L’américaine Lulu.com aura-t-elle raison des pionniers québécois de l’édition en ligne ? publié la semaine dernière et signé par Serge-André Guay, président de la Fondation littéraire Fleur de Lys, première maison d’édition québécoise en ligne sur Internet avec l’impression à la demande.

S’agit-il d’éditeurs québécois subventionnés à l’aide de nos taxes et de nos impôts ? Impossible de le savoir nous dit l’employée de Lulu.com car l’entreprise américaine permet l’anonymat : « En demandant une API. Les visiteurs de Fleur de Lys ignoreront que vous utilisez Lulu, ils ne quitteront pas votre site (...) », ajoute madame David. Sur le site Internet de Lulu.com, on peut lire, parmi les avantages offerts : « Interfaces de programmation (API) qui vous permettent de vendre des documents publiés sur Lulu sans que le client ne quitte votre site. » (Source)

Toute la question est de savoir si parmi ces éditeurs québécois partenaires de l’américaine Lulu.com, il y a des éditeurs subventionnés par le gouvernement du Québec qui se serviraient ainsi d’une part de nos taxes et de nos impôts pour encourager l’économie américaine plutôt que celle du Québec. Une enquête s’impose.

Soulignons qu’aucune clause de la Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre oblige l’éditeur subventionné à imprimer sa production au Québec. En revanche, l’usage des subventions implique une certaine responsabilité sociale envers l’économie d’ici.

Texte complet du message de Madame Annie David, employée de Lulu.com sur le site AgoraVox

Serge-André Guay, président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys.

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