Guay, Serge-André
Que Victor Lévy Beaulieu brûle son œuvre et n’oublie rien
jeudi 6 mars 2008
Le 29 février dernier dans le quotidien montréalais La Presse, la journaliste Chantal Guy nous apprenait que Victor-Lévy Beaulieu avait brûlé son dernier livre le jour même de son lancement : « Hier à Trois-Pistoles, au lancement de son plus récent titre La grande tribu, c’est la faute à Papineau, l’écrivain Victor-Lévy Beaulieu a exprimé son désarroi quant à l’avenir du Québec et la survie de la langue française en brûlant un exemplaire de son livre. Il estime qu’il n’y a plus de parti indépendantiste et que si le Québec devient un « district bilingue », ce sera la disparition de la nation québécoise francophone. » Lire la suite : Victor-Lévy Beaulieu brûle son livre
Le geste incongru a inspiré un billet à Pierre Assouline, chronique littéraire du quotidien le Monde et animateur du blogue La république des livres.
Mon commentaire
Le Québec de Victor Lévy Beaulieu me tombe sur les nerfs depuis toujours. Son « Québec » est tout ce qu’il y a de plus terne, bourré de petites vies sombres, hypocrites, maladives, vengeresses et dépressives où la chicane et la trahison s’abreuvent à une nature humaine tordue. Victor Lévy Beaulieu fait partie de ceux et celles qui croient que le reflet dans un miroir culturel aide les gens à se comprendre, à s’accepter et à changer pour le mieux. Mais ce n’est pas en passant des heures devant un miroir (livre, radio, télévision) que l’humain saisit sa destiné. Le miroir, c’est un gadget pour cacher aux autres ses réelles intentions. Comment ne pas penser aux découvreurs de l’Amérique remettant aux indiens des fragments de miroirs à qui ils volèrent ensuite les terres.
« Si rien n’est fait et rien ne bouge, il brûlera toute son oeuvre car cela signifiera que tout ce qu’il a écrit n’a servi à rien. » Source Victor Lévy Beaulieu a passé toute sa vie à marchander des miroirs de la société québécoise sous son angle la plus sombre. On ne peut pas parvenir à autre chose qu’une vue sombre. Il fait partie de ceux qui ont tué le rêve québécois en le poussant dans une nuit sans fin. Victor Lévy Beaulieu vient de sombrer dans la noirceur de son œuvre mouvante comme Nelligan dans l’abîme du rêve.
Sa génération, celle des révolutionnaires tranquilles, sera maudite malgré son œuvre. À l’instar de l’église catholique d’avant révolution dominant le Québécois, Victor Lévy Beaulieu fait du chantage en annonçant qu’il brûlera son œuvre. Qu’il la brûle sans rien oublier car il est temps qu’une vraie lumière nous donne un peu d’espoir.
Serge-André Guay, président éditeur Fondation littéraire Fleur de Lys
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> Que Victor Lévy Beaulieu brûle son œuvre et n’oublie rien
Pourquoi seulement deux mois ? Ça fait des années qu’il nous pollue la vie à se plaindre... Il est temps qu’il se retire définitivement et qu’il se déguise en Pappy tout en arrêtant de nous empoisonner la vie. Je suis consterné d’apprendre qu’il ne considère que deux mois de retraite... Il peut mettre plus de temps à sa réflexion et mettre plus de temps à perdre du temps au lieu de s’acharner à nous faire perdre le notre à l’écouter chialer.