|
|

|
|
Robert Deragon
La gauche et le boulet constitutionnel mardi 16 novembre 2004
Réunis ce week-end pour leur première Rencontre nationale, les militants du mouvement politique Option citoyenne se sont séparés divisés en raison de l’interminable débat constitutionnel. Faut-il s’en surprendre ? Certainement pas. Qu’on le veuille ou non, la Constitution canadienne demeure la loi fondamentale du pays, et elle seule détermine la répartition des pouvoirs entre les deux ordres de gouvernement. Aucun enjeu social le moindrement controversé ne peut échapper, tôt ou tard, à son arbitrage et à son diktat. Or, la raison d’être de ce mouvement, qui aspire à devenir dès 2005 un parti politique à part entière, c’est précisément le projet social. Et pour mettre en application un tel programme, caractérisé avant tout par une plus grande intervention gouvernementale, il est nécessaire de pouvoir user de pouvoirs constitutionnels considérables et qui échappent complètement au gouvernement du Québec. Seuls les partis politiques de droite, et encore cela reste à voir, peuvent faire l’économie d’un débat sur la question nationale sans remettre en cause leur crédibilité. C’est normal, la droite recherche moins de gouvernement, moins de lois, moins d’impôts, moins d’État. Mais la gauche, c’est tout le contraire ! Proposer un changement radical de société sans d’abord réaliser la souveraineté c’est se priver à l’avance de tous les outils essentiels à la mise en œuvre d’un véritable projet social. Aussi bonnes et généreuses que soient les idées de ce mouvement, elles ne pourront se concrétiser sans un apport massif de capital. Or, ces ressources financières existent...à Ottawa. Et pour l’heure, elles sont utilisées au remboursement de la dette, véritable obsession des comptables fédéraux qui nous gouvernent. Bien sûr, un État québécois contrôlé par un parti de gauche à la sauce d’Option citoyenne aurait des pouvoirs d’intervention dans ses champs de compétence, mais seulement au prix d’une hausse considérable des impôts et de la dette provinciale. Est-ce vraiment là une solution acceptable dans un contexte nord-américain, où la population est toujours sous le charme du chant des sirènes néo-libérales ? Pauser la question c’est y répondre. Que faire alors si on aspire à transformer la société dans le cadre d’un projet social progressiste et novateur ? Les options demeurent limitées. La première consiste à se positionner là où sont les véritables moyens financiers, et faire le saut sur la scène fédérale en adoptant une position constitutionnelle néo-fédéraliste. Le NPD ne serait certainement pas malheureux de voir débarquer chez lui cette cohorte de progressistes québécois. La seconde option, c’est simplement se donner les moyens de ses ambitions, et proposer un tel programme dans la perspective d’un Québec souverain disposant de la totalité de l’assiette fiscale. Toute tentative d’évitement de la question nationale ne pourra mener à terme qu’à l’éclatement. Gageons que la seconde option prévaudra.
-
> La gauche et le boulet constitutionnel
Option citoyenne - un autre club de féministes souverainistes
Et le même verbiage et les mêmes balivernes des mêmes clubs séparatistes, syndicalistes, progressistes, féministes, souverainistes reprend de plus belle comme dans le temps de la vieille école indépendantiste des Laurin, Parizeau, Bouchard et Landry-bec qui n’en finit plus de répéter le même refrain et la même rengaine, le même discours et la même chanson des années 60 des vieux baby boomers qui ne savent où et comment afficher leurs couleurs maintenant qu’ils sont dans l’opposition et qu’ils y resteront encore fort longtemps, si ce n’est éternellement à la recherche d’un moyen, d’une astuce, d’une tromperie, voire d’une supercherie pour clamer l’indépendance de leur province dans un pays aussi noble, démocratique et souverain que le Canada dont nous sommes tous fiers et plus particulièrement les nouveaux arrivants comme moi et la nouvelle génération de Canadiens issue de familles multiculturelles qui voulons mettre fin à cette rancœur historique des anciens Canadiens français et Canadiens anglais qui ont passé des siècles à ne parler que du passé et de cette vengeance qui caractérise si bien les deux vieux pays impérialistes l’Angleterre et la France. Aujourd’hui, ce n’est plus du tout le cas, les nouveaux arrivants viennent de l’Amérique latine, du Moyen-Orient, de l’Asie, de l’Afrique, des Antilles et de l’Europe de l’Est et ne ressentent pas ce besoin viscéral et maladif des anciens Canadiens d’épouser la cause anglaise ou française, ils sont d’emblée tous bilingues et ils ne vont sûrement pas se limiter à ses vieilles querelles linguistiques pour survivre dans un pays qui les reçoit de façon digne et respectueuse sans les considérer comme de maudits étrangers, ce que certains Québécois séparatistes l’ont toujours fait et le font encore. Pour nous, il vaut mieux épouser la cause canadienne et refaire un nouveau Canada à notre image que de s’enliser une fois de plus dans ses vieilles querelles intestines qui ne mènent qu’à la haine et à la division. Maintenant que cette nouvelle génération de Canadiens est de plus en plus nombreuse et que d’ici peu elle dépassera celle des vieux baby boomers des années 60 de couples séparés, divorcés, de familles monoparentales et reconstituées avec un ou deux enfants où les principes sociaux et les valeurs religieuses sont choses du passé, il est impératif pour cette nouvelle génération canadienne de ne pas retomber dans le piège de cette vieille société qui se dit progressiste et émancipée. Tâchons de garder nos propres valeurs humaines et religieuses pour bâtir un nouveau Canada à notre image.
|
|  |