Marcel Sarazin
Une image qui vaut mille mots
mercredi 7 novembre 2007
Le Parti Québécois est loin de m’avoir convaincu avec sa nouvelle campagne de publicité axée sur l’image de René Lévesque. On se croirait presque dans une république de bananes avec l’effigie de son héros national placardé à la grandeur de la province. Il faudrait peut-être se poser les vraies questions et connaître l’enjeu véritable du PQ. C’est une approche qui est loin de faire l’unanimité parmi les Péquistes. Ça va être quoi, ensuite ? Des écussons pour les petits enfants du primaire, accompagnés de leur petit livret d’enseignement PQ ? Imaginez ! Parmi tous ces gens qui vantent les méritent de ce grand homme politique, plusieurs lui ont aussi montré la porte.
Malgré le fait que René Lévesque demeure un grand homme politique dans le cœur des Québécois, on fait fausse route à vouloir commercialiser politiquement son nom. Laissez l’homme en paix où il repose. Ça va être beaucoup mieux ainsi et respectable pour le commun des mortels. On n’est pas à Cuba, ici, mais au Québec. En plus, on le fait pour une cause monétaire, c’est ça la vraie vérité.
Sans trop vouloir passer pour un alarmiste, dans d’autres Pays du monde, une multitude de sans desseins se cachent derrière un héros pour prêcher la violence. D’autres le font pour se donner bonne conscience et une raison valable pour agir violemment, tout simplement. Ce n’est pas pour rien dire, mais le Québec n’est pas sans reproche. Durant la crise d’octobre des années 70, des gens se sont cachés derrière une idéologie pour agir incorrectement.
Depuis le départ de Bernard Landry, le Parti n’en finit plus de se tirer des balles dans les deux pieds. Malgré le fait que le Parti avait tôt fait de reprendre son élan politique dans les sondages avec le retour de Pauline Marois, devançant facilement les libéraux de Jean Charest, avec la commission Bouchard/Taylor, il n’en fallait pas plus pour que le projet de loi audacieux de madame Marois sur l’identité Québécoise fasse un pas en arrière. Le vent a tourné dans le mauvais sens et son projet ne pouvait arriver à un pire moment pour le Parti.
Pour mettre à terme des projets semblables, il faudrait commencer par prendre le pouvoir et, ensuite, convaincre la population du bien fondé de ses idées. Ce n’est peut-être pas une mauvaise idée en soit, mais le moment est bien mal choisi. Elle aurait intérêt à prendre un certain recul, sinon, ça risque de lui nuire plutôt que de lui être bénéfique. Des projets sans pareil exigent beaucoup de délicatesse, bien plus que la vente d’écussons à l’effigie d’un homme politique dont tous les Partis voudraient s’accréditer.
C’était mon opinion personnelle en ce 04 Novembre 2007
Marcel Sarazin
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> Une image qui vaut mille mots
Personne au PLC ne songerait un seul instant de se servir de la mémoire de PET pour reprendre le pouvoir, encore moins Stéphane Dion.
René Lévesque est un atout important pour le PQ et le mouvement souverainiste. Cessons de lui reprocher d’utiliser toutes ses cartes (légitimes) dans son jeu.
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> Une image qui vaut mille mots
L’avenir est aux audacieux qui propose au lieu de simplement réagir comme le font le duo Charest et Dumont.
N’importe quel parti politique aimerait avoir un René Lévesque dans sa poche arrière. Ce serait ridicule de le cacher par pure pudibonderie politique.
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> Une image qui vaut mille mots
Ce parti essaie de se refaire une virginité, en essayant de s’accrocher à René Lévesque. Je trouve cela lamentable. N’oublions pas l’épisode Boisclair, sanctionné très durement, et légitimement, par l’électorat Québecois. Et que dire des relations douteuses du pouvoir politique, incarné à l’époque par Pauline Marois, et le pouvoir économique, par son mari, et qui a donné le château, que l’on connaît. Pas étonnant que ce parti essaie de se refaire une virginité en se référant à René Lévesque.
Personnellement, je trouve cela, odieux, au point, où en est rendu ce parti, plus rien ne me surprend.