Marcel Sarazin
Jouer à tout prix
lundi 29 octobre 2007
Malgré les 30$ millions dépensés généreusement par Loto Québec dans ses nouveaux salons de jeux, la pauvreté continue toujours à faire des ravages et des nouvelles victimes. On sait très bien que les enfants sont toujours les premiers touchés par le manque d’argent, sans oublier nos petits vieux, qui en bonne partie, vivent sous le seuil de la pauvreté. La population est malade aussi. Malade d’entendre des choses semblables, surtout à l’approche de la fête de Noël et des téléthons, qui vont se faire entendre bientôt.
La pauvreté est comme une histoire sans fin, un combat sans relâche pour une cause perdue. Personne n’en parle. Même les médias se font muets, rien pour aider la cause. On dirait un secret de guerre bien gardé dont personne n’ose parler. Les médias nous parlent surtout de bouchon de circulation dernièrement et d’accidents d’autobus en Chine. Ils parlent des problèmes de monsieur Bush. Ils ont même « planté », comme disait si bien mon ami déjà, un journaliste sur place pour nous donner l’heure juste, mais pour surtout, devancer les autres médias dans leur course à la cote d’écoute. Que voulez-vous ? La pauvreté n’a pas encore sa cote d’écoute.
La population souffre beaucoup de malnutrition, selon les dires, causée par une trop grande pauvreté et occasionne des problèmes de santé à longue échéance. Ajoutez les nutritionnistes médiatiques qui tentent d’éduquer une population qui fait la ligne dans les banques d’alimentation avec leurs enfants sous les bras. Pas besoin d’aller à l’université pour comprendre tout ce gros bon sens actuel. Le gouvernement choisi quand même d’invertir 30$ millions dans le jeu, bien avant la santé de ses citoyens. Je ne suis toujours pas convaincu que ceci est la bonne décision.
Ce n’est pas le jeu en soit que je critique, mais la façon de faire les choses. Je ne sais pas si c’est moi qui comprends mal cette société déambulante en vieillissant, mais bien avant de s’amuser et danser, il faudrait peut-être voir à bien nourrir son monde. Il vaudrait peut-être, aussi, savoir mettre nos vraies priorités à la bonne place dans une société trop pauvre pour jouer. On jouera bien mieux quand tout le monde aura mangé à sa faim.
C’était mon opinion personnelle en ce 25 Octobre 2007
M’oncle Marcel et ses nouvelles Marcel Sarazin