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Charron Christian
Le projet de loi sur l’identité québécoise : bravo Mme Marois

jeudi 25 octobre 2007

Je suis d’accord avec le projet de Mme Marois concernant la création d’une citoyenneté québécoise.

Cela s’inscrit d’ailleurs tout à fait dans la vision autonomiste de l’ADQ. Par contre, je ne comprends pas pourquoi Madame Marois établit que tout Québécois possédant la citoyenneté québécoise aura le droit de se présenter à des élections municipales, scolaires et législatives, de participer au financement public des partis, d’adresser des pétitions à l’Assemblée nationale, mais ne limite pas aux seuls citoyens québécois le droit de voter à un référendum. Il y a une incompatibilité ici.

Mme Marois propose aussi que l’obligation d’obtenir un certificat de francisation s’applique désormais aux entreprises qui comptent 25 employés au lieu de 50. Mais avant d’implanter une telle mesure, il faudrait s’assurer d’abord que l’Office de la langue française effectue son mandat actuel comme il faut. En tant que consultant, la plupart des logiciels de comptabilité que j’ai implantés en 2002 et au début 2003, dans des entreprises qui comptent plus de 50 employés, étaient en anglais.

Je trouve par ailleurs excellente l’idée d’organiser une consultation générale des citoyens sur une constitution québécoise, selon le même principe que la Commission Bouchard-Taylor. Ce qui est excellent avec ces commissions, c’est que cela implique les citoyens dans le processus politique. Cela apprend aussi aux gens à articuler leurs opinions, à utiliser leur raisonnement, à discuter de contenu. Cela change des débats futiles et stériles sur la stratégie politique, en termes de gauche et de droite, ou de fédéralisme et de souveraineté. Le contrat d’intégration de 3 ans avec les immigrants est aussi une bonne idée.

Bravo aussi à M. Dumont, pour avoir persévéré au cours de toutes ces années, et avoir ainsi provoqué cette nouvelle dynamique et ce début de changement.

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Réactions

  • > Le projet de loi sur l’identité québécoise : bravo Mme Marois
    27 octobre 2007, par Claude Desjardins
    24.201.156.***

    Chaque pas dans la bonne direction est un aveu d’échec par rapport au projet ultime de faire du Québec un État souverain et indépendant du roc.

    L’étapisme c’est bon pour les intellectuelles dans leurs tours d’ivoires sans compter que la loi 101 a probablement repoussé le jour de la déclaration d’indépendance du Québec de plusieurs décennies même si cette loi a été charcutée par le cour suprême.

    Que dire de plus que le PQ ou l’ADQ sont deux larrons en foires qui veulent occuper le terrain du nationalisme mou meurtri par la défaite référendaire de 1995 ?

  • Une approche graduelle pour réaliser la souveraineté
    26 octobre 2007, par Christian Charron
    74.59.192..***

    @ M. Claude Desjardins,

    Un parti souverainiste peut proposer des actions menant à l’indépendance d’un pays graduellement. L’indépendance n’est pas obligée de se faire tout d’un coup.

    Par ailleurs, le PQ ne veut pas faire l’indépendance, mais la souveraineté. Cette dernière signifie qu’un État possède tous les pouvoirs politiques. Il peut s’il le veut en déléguer une partie à une autre instance. Vu de cette façon, on peut voir que le Québec peut continuer d’exister à l’intérieur du Canada, à condition que le fonctionnement de celui-ci soit transformé. Cette transformation peut se faire graduellement, comme je l’ai dit.

  • > Le projet de loi sur l’identité québécoise : bravo Mme Marois
    25 octobre 2007, par Claude Desjardins
    24.201.156.***

    Une constitution québécoise accouchée par un parti politique qui a comme option l’indépendance devrait être invoqué que si l’indépendance se produit. Ce que Mme Marois omet malheureusement de faire.

    Invoqué dans le cadre constitutionnel actuel, le projet de loi de Pauline Marois ne fait que jouer le jeu de Mario Dumont et de l’opportunisme politique.

    Claude Desjardins

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