Marcel Sarazin
Rouge de rage
vendredi 12 octobre 2007
Ce n’est plus un secret pour personne : ça va mal pour les rouges. Les maisons de sondages placent les deux chefs libéraux loin derrière dans les intentions de vote. Ce qui s’assemble se ressemble beaucoup, je trouve. Stéphane Dion et Jean Charest sont à peu près sur la même longueur d’onde. Les deux se classent parmi les plus mal-aimés du Québec, rien pour aider leur cause. Les deux chefs aussi semblent être profondément atteints du même syndrome et manquent de leadership et d’ouverture d’esprit, surtout par rapport au Québec. Ce n’est pas mêlant, les deux ragent contre les médias qui ne semblent plus en finir avec leurs sondages défavorisant. Chose certaine, leur temps est compté. Nous sommes prêts, cette fois.
Oublier les élections fédérales pour cette année. Le Parti libéral est vraiment en mauvaise posture pour bouger présentement. Ce serait presque suicidaire, pour ne pas dire honteux même, pour Stéphane Dion.et le Parti de se retrouver en pire position que la dernière élection. On ne peut en dire mieux de Jean Charest de l’autre coté de la clôture. Les deux fondent dans les sondages malgré tous les appuis inconditionnels des membres de leur Parti qui devront en payer le prix à la fin. Les deux Parti libéraux sont en mode perdant, mais malgré tout, ils continuent de s’enivrer dans l’ignorance. Que voulez-vous ? C’est comme ça en politique ! La franchise n’a pas sa place.
Moi, j’ai pour mon dire que le Parti n’est pas sans reproche, que ses appuis coulent et tant pis pour les imprudents. La bêtise politique ne fait que répéter la même qu’auparavant. Le Parti Québécois est un exemple parfait de la bêtise politique, lors de la dernière élection. Avec un chef de départ assurément perdant dans les sondages, le Parti s’est quand même rangé derrière son chef. Quoi qu’il en soit et en dépit de toutes les tentatives de séduction mise de l’avant par les deux Partis rouges pour tenter de séduire les électeurs, les libéraux demeurent bons derniers dans les intentions de votes.
Mais l’heure de la vérité des maisons de sondages risque de se faire attendre. Je peux me tromper, mais je doute que Stéphane Dion s’oppose au discours du trône et fasse tomber le gouvernement de monsieur Harper. Sans compter que les Conservateurs ont le vent dans les voiles. Ce serait assez difficile de déloger un Parti qui, dès le départ, mène avec une large avance sur le terrain. La bêtise politique à aussi ses limites. En fait, Stéphane Dion fait le bonheur de monsieur Harper présentement et la risée du Québec, surtout. Les Québécois sont loin de l’avoir oublier, celui-là, et encore moins de lui avoir pardonner.
C’était mon opinion personnelle en ce 11 Octobre 2007.
Marcel Sarazin