Charron Christian
La hausse des tarifs d’électricité, et la consommation du manoir de Pauline Marois
lundi 1er octobre 2007
Il y a une chose qui est certaine. C’est qu’il ne faut pas s’attendre à ce que les gens fassent des efforts pour économiser l’électricité si les tarifs sont bas.
Sur le site d’Hydro-Québec, on lit que les clients résidentiels montréalais jouissent des troisièmes plus bas prix en Amérique du Nord. Il en coûte 69 % de plus à Toronto, près du double à Détroit et 261 % de plus à Boston. Donc cela ne coûte pas cher ici, tout le monde s’entend là-dessus. Tant mieux pour nous me direz-vous, laissons cela comme cela et profitons-en. Oui, sauf que :
1) Les gens se construisent de plus en plus de grosses maisons, pour toutes sortes de raisons : l’économie va bien, et il y a beaucoup de babyboomers, âgés entre 41 et 60 ans, qui sont maintenant rendus à une période de leur vie où ils sont à l’aise financièrement. Cette masse a le goût de profiter de la vie, et si rien ne les arrête, tout le monde va vouloir vivre dans un château tantôt ;
2) Les tarifs actuels ne reflètent pas le coût marginal pour construire de nouveaux barrages. Si on ne fait rien, la demande va augmenter substantiellement, et là, cela coûtera cher, parce qu’il faudra payer le nouveau coût de l’électricité ;
3) La population vieillit et on a besoin d’argent pour financer la santé.
Il faudrait donc augmenter les tarifs d’électricité. Il faudrait rejoindre le prix moyen en Amérique du Nord d’ici 10 ans par exemple. J’entends déjà les gens crier. Mais un instant, je suggère aussi que parallèlement à cela, on remette les profits ainsi réalisés en prestations du revenu (pour ne pas pénaliser les pauvres) et en économies d’impôt, ce qui encouragera les gens à rester sur le marché du travail. N’oublions pas qu’on manquera de main d’oeuvre bientôt. Donc en fait, on recevrait d’un côté ce qu’on paie de l’autre. Mais cela ne reviendrait pas au même, parce que cela encouragerait les gens à économiser l’énergie et à travailler. On pourrait aussi conserver une partie des profits pour financer le réseau de la santé (évidemment avant, il faudrait s’assurer de l’efficacité de ce réseau).
À l’heure actuelle, au niveau résidentiel, il n’existe que deux paliers. Par logement, le tarif est de 5,29 cents le kWh pour les 30 premiers kWh par jour, et pour le reste, de 7,03 cents le kWh. Il faudrait introduire un troisième palier, par exemple à 10 cents le kWh, qui commencerait à courir à partir d’un certain niveau, de telle sorte qu’il pénaliserait les grosses résidences qui consomment beaucoup d’électricité.
En parlant de grosses résidences, des gens m’ont demandé de vérifier ce qu’il coûte d’électricité pour le manoir de Pauline Marois. Cela représente la somme 14 940 $ pour la dernière année. C’est bien ce que j’avais estimé, c’est à peu près l’équivalent d’un bloc-appartements de 12 logements (100 $ par mois x 12 logements x 12 mois). Madame Marois a mentionné récemment à Pierre Bruneau que 11 personnes vivent dans son château. J’ai lu sur un blogue que cela comprend cinq domestiques (non vérifié). C’est sûr qu’on voit mal comment Mme Marois pourrait encourager les gens à économiser l’électricité dans sa situation.
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> La hausse des tarifs d’électricité, et la consommation du manoir de Pauline Marois
9 octobre 2007, par
tiso82.231.92..***
votre histoire me fait penser à ce qui s’est passé en France il y a quelques années, on nous avaient obligés a faire des économies d’énergie, mais pour pouvoir vendre le surplus à l’allemagne pratiquement à moitié prix.
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> La hausse des tarifs d’électricité, et la consommation du manoir de Pauline Marois
Le château existait avant l’arrivé du couple maudit. De surcroît, rien ne prouve que ce couple abuse sans vergogne de nos ressources naturelles par rapport à ce type d’habitation.
Il est vrai que la social-démocratie prône la frugalité, mais pas au point d’imposer à son chef de prendre le bâton du pèlerin à l’instar de Gandhi et de se déchaussé pour prouver sa bonne foi.
il y a un pas que je présume, vous-même ne voudriez pas franchir comme fesseur d’opinion.
Claude Desjardins
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> La hausse des tarifs d’électricité, et la consommation du manoir de Pauline Marois
2 octobre 2007, par
laurent70.80.44.2.***
a.s. Si vous n’avez pas vérifiez. comme vous dites, vous ne l’écrivez pas... vous n’admettriez pas qu’on écrive quelque chose sur vous sans l’avoir validée.
Votre article est assez totalitaire...
Intellectuellement ou moralement, elle est aussi inacepptable que la précédente.
Si vous croyez à ce que vous dites, il faudrait dire aux politiciens, avant de les élire, qu’ils seront jugés sur le nombre de mètres carrés d’espace occupés par les résidents de leur maison...
Et si vous jugez P. Marois sur ce critère, ce dont vous avez le droit, il faudrait juger également les autres politiciens du Québec et d’Ottawa, en incluant les résidences officielles de ceux-ci évidemment.
Pourquoi ne pas juger aussi les autres personnages publics qui ont des responsabilités sociales comme les évêques ou les journalistes...
Non. Vous n’êtes toujours pas sur la bonne piste.
Le journaliste de The Gazette n’a pas attaqué P.Marois pour des raisons environnementales. Beaucoup de personnes avaient intérêt à bloquer l’entrée de la nouvelle chef souverainiste à l’Assemblée Nationale. Le destin politique de P.Marois et, peut-être, celui du mouvement souverainiste auraient été compromis.
Par ailleurs, sur le plan moral, je ne crois pas que nous désirions vivre dans une société d’inquisiteurs. Cela rappelerait d’autres époques de l’histoire, des époques dont nous ne pouvons être très fiers.
Laurent