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Marcel Sarazin
Accommodements « déraisonnables »

jeudi 13 septembre 2007

Le premier geste de Jacques Cartier lorsqu’il mit pied à terre, en 1534, fut de planter une croix, symbole de la religion catholique d’antan, qu’il transportait dans son esprit depuis sa naissance sûrement. Les premiers colons arrivés de la Nouvelle France pour venir coloniser le Canada, sont aussi arrivés avec les mêmes convictions religieuses. Ils ont bâti, au gré du temps, des valeurs essentielles d’enseignements religieux, propres à leur peuple, basées sur des écrits bibliques et laissées derrière eux depuis la nuit des temps.

En fait, nos valeurs, à nous, sont encrées dans l’esprit des gens depuis fort longtemps. Notre histoire religieuse remonte un peut avant à la mort du Christ sur la croix. Au cours des siècles, nos ancêtres ont construit des églises pour vénérer, pour ainsi dire, notre foi. Toutes nos fêtes religieuses, dont Noël, sont basées sur des écrits bibliques desquelles nous avons bâti nos valeurs sociales, familiales et nos croyances religieuses. Personnellement, je crois qu’il est fondamental pour toute société d’avoir sa religion d’enseignement propre à son peuple. On pourra dire ce que l’on voudra en dépit des résultats que l’on peut conclure de la commission Taylor/Bouchard sur les accommodements raisonnables. J’ai pour mon dire que notre religion prévaut bien au delà de tout accommodement raisonnable possible.

Je ne veux surtout pas me faire l’apôtre du mauvais prêcheur, mais nous sommes le peuple fondateur. Nos ancêtres ont débarqué de la Nouvelle France avec des convictions religieuses profondes bien établies et transmises depuis. Nous avons déjà trop abandonné nos principes religieux derrière nous. Les églises sont beaucoup moins remplies qu’auparavant, c’est vrai, mais l’enseignement religieux qui jadis était partie prenante de nos écoles primaires est disparu avec les crucifix qui représentent notre foi à nous. Pas d’éducation, pas d’enseignements possibles non plus. Non seulement les gens continuent toujours de se marier dans la religion catholique, mais ils veulent aussi mourir dans la religion catholique. Les églises sont peut-être moins bondées, mais la croyance est toujours là.

Comment loin sommes-nous prêts à nous rendre pour accommoder des gens que nous avons accueillis sur notre terre d’accueil et où s’arrête la limite ?

C’était mon opinion personnelle en ce 13 septembre 2007

Marcel Sarazin






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