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Rouleau Serge
Le nouveau PQ dimanche 5 août 2007
Le nouveau PQ de Pauline Marois s’est engagé à promouvoir la « création de richesse » pour sortir le Québec de l’immobilisme des vingt dernières années. Cette profession de foi implique qu’un futur gouvernement péquiste serait moins interventionniste que les gouvernements passés. Malheureusement, Mme Marois ne semble pas avoir été entendu par les députés du PQ.
Dans un communiqué de presse émis le 11 juillet 2007, le député Stéphane Bergeron déclare : « S’il est normal qu’un État souhaite diversifier ses sources d’énergie, il est cependant de sa responsabilité, et non de celle de promoteurs privés, de connaître ses propres besoins en énergie, de proposer une vision globale de son développement et de s’assurer de la sécurité des populations ».
Il est vrai que l’état doit assurer la sécurité des populations. D’ailleurs, c’est le seul rôle utile que l’état peut jouer. Pour le reste, les gouvernements interventionnistes qui se succèdent à Québec depuis trente ans ont clairement démontré leur incapacité d’agir efficacement pour influencer les lois du marché. C’est tout le contraire. Chacune de leur intervention limite un peu plus les libertés économiques et nuit à la « création de richesse ».
Le vieux réflexe interventionniste du PQ est bien vivant. Comme le dit un vieux dicton « Chassez le naturel et il revient aux galops ». Il est urgent que Mme Marois inscrive tous les députés du PQ à un cours « Économie 101 ».
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L’immobilisme, bien qu’il soit un terme un peu injuste, est néanmoins réel au Québec. La culture socio-économique québécoise ne laisse que très peu de place au marché. La preuve, tous les jours, on demande sans cesse au gouvernement de légiférer ou de remettre sur pied une industrie défaillante. Les gouvernements, par pur souci électoraliste, acquiescent de bon gré.
Cette culture craintive à l’égard du marché a été exacerbée, ces dernières années, par les mouvements "citoyens" qui s’opposent à tout projet d’envergure. On les connaît, ces projets, pas besoin de les nommer.
Est-il utile, toutefois, de souligner que deux récents projets de développements de deux milliards de dollars sont à leur tour victimes, comme les autres, de ce bloquage viscéral qui ne cesse de faire des ravages dans le 54e État le plus riche de l’Amérique du nord (sur 60 ; wow...). Il s’agit des projets des îles de Boucherville et de la Cité du Havre. Deux milliards ! Mais il est clair que les pétitions auront raison de ces deux projets. Alea Jacta Est...
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Pour quelqu’un qui a dit que le PQ avait besoin d’un cours d’"économie 101", qui m’a attaqué en disant que je n’étais pas capable "d’admettre [la] réalité" que le libre marché était la seule solution pour la création de richesse, vous êtes bien mal placé pour accuser les autres d’arrogance. Quant à votre courbe, deux problèmes :
1- Cette courbe utilise les dollars, donc même si le Québec et le Reste du Canada avait une croissance identique, l’écart paraîtrait plus gros à la fin qu’au début. Par exemple, si on tentait de comparer un pays avec 30 000$ de PIB par habitant et un autre avec un PIB par habitant de 20 000$ sur une période durant laquelle les deux ont vu leur PIB doubler, ce graphique donnerait l’impression que le pays moins riche traîne de la patte dans le développement économique car l’écart en dollars entre les deux pays auraient doublé (de 5 000$ à 10 000$), même si proportionnellement la situation est la même au début qu’à la fin.
2- Le Reste du Canada inclut l’Alberta, la Saskatchewan et Terre-Neuve qui ont des booms pétroliers depuis quelques années qui faussent toute comparaison. Il est impossible de copier leurs succès économiques car ils sont conditionnels à la présence de ressources naturelles sur leur territoire que nous n’avons pas. Une comparaison, pour être acceptable, doit être entre deux entités relativement semblables, donc aucune ne possède un avantage que l’autre ne pourrait posséder. Autrement, on compare des pommes avec des oranges.
La comparaison qui tiendrait la route serait en proportion de PIB par capita proportionnel entre le Québec et des provinces qui ont des économies similaires, et à ce niveau, nous avons une croissance très similaire.
Finalement, par votre refus d’aborder mes arguments, vous prouvez en partie mes impressions sur ce webzine. Dans ses objectifs, il est écrit qu’il cherche à encourager les débats, or on voit bien par votre réaction que vous n’êtes vraiment pas habitué aux débats, que vous êtes habitués de pouvoir poster n’importe quoi sans avoir le risque de voir vos chroniques être défiées, sinon que très superficiellement par des personnes aux idées très proches des vôtres. J’ai défié vos hypothèses incluses dans votre chronique et votre réponse, plutôt que d’aborder mes arguments, s’est en gros contentée à une répétition de parties de chroniques comme celle-ci qui circulent dans les sites libertariens. Quand je les ai critiquées aussi, plutôt que d’essayer de défendre leur crédibilité ou de considérer mes critiques, vous vous êtes contenté de poster d’autres parties de chroniques libertariennes, comme si vous tentiez de compenser le manque de qualité des informations que vous postiez par la quantité, et de m’accuser d’ignorance et d’arrogance.
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Que j’utilise le PIB total ou par habitant j’arrive exactement à la même conclusion. (Source : Institut de la statistique du Québec)
Je n’ai ni le temps ni le goût de relever chacun des arguments de ton dernier texte. Ton ignorance crasse n’a d’égal que ton arrogance. Pour s’en convaincre il suffit de lire ton texte. Je cite la phrase suivante pour le bénéfice des lecteurs de Québec-Politique : Pas besoin de la tête à Papineau pour se rendre compte que l’étude que tu cites ne vaut pas de la marde, .... Je laisse aux lecteurs le soin de tirer leur propre conclusion.
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Vous jouez avec les chiffres pour votre bon plaisir. Lorsque vous parlez de la richesse, vous faites l’erreur (volontaire probablement) de parler de PIB plutôt que de PIB par capita, car la croissance de la population du Québec était inférieure à celle du reste du Canada (en grande partie pour des raisons culturelles et linguistiques), la croissance du PIB total sera inférieur sans toutefois indiquer un quelconque "immobilisme" économique. La richesse réelle est donc mieux représentée par le PIB par capita, avoir un PIB de 1 milliard est bien différent que le pays ait 1 million ou 1000 habitants. Or si on choisit ce critère mieux représentatif, le Québec suit le rythme canadien sur cette même période. Je comprends que, pour défendre votre position, vous utilisiez le PIB total, mais c’est trompeur, vous utilisez un mauvais indicateurs pour justifier vos paroles qui autrement ne pourraient être justifiées.
Quant à vos propos sur l’Alberta... risible, tout simplement risible. "Le pétrole n’a rien à voir avec le succès économique de l’Alberta"... Ce qu’il ne faut pas lire ! Au contraire, le pétrole a tout à voir avec l’économie albertaine et sa croissance fulgurante, ça injecte tellement d’argent dans la province que les gens ne savent plus quoi en faire. Le gouvernement nage dans les redevances pétrolières au point où son niveau de dépenses publiques par habitant est équivalent à celui du Québec (selon les chiffres de Statistique Canada, pour 2007, mes calculs ont donné 9 855$ par habitant au Québec contre 9 286$ par habitant en Alberta). Le gouvernement Albertain est dépensier, mais il a tellement de redevances pétrolières qu’il n’a pas besoin d’avoir des taxes et impôts très élevés pour y arriver. L’Alberta réussit à allier dépenses publiques massives avec taxes basses, le placer comme modèle du "libre marché" et d’un "petit état" est absolument ridicule.
Si on va voir en Europe, la Norvège bénéficie aussi d’un PIB par habitant très supérieur à celui des pays européens, je pense même supérieur à celui des États-Unis. Pourtant, c’est un pays avec un État-providence très poussé. Ce qui est vraiment différent, c’est qu’il a du pétrole qui gonfle sa richesse nationale. Être riche avec du pétrole, c’est un jeu d’enfant, seuls les pays dont les élites se remplissent les poches avec cette ressource en négligeant de répandre cette richesse plus équitablement en finançant la croissance et le développement de leur pays sont pauvres malgré la présence de pétrole. Le Vénézuela est comme ça, quoique avec Chavez ça peut peut-être changé, les pays de la péninsule arabique sont aussi de même, etc...
Quant à l’hydroélectricité, vous rêvez en couleur en maudit, c’est un avantage, mais ce n’est pas équivalent du tout avec le pétrole.
Quant à l’interventionnisme, il a sa place et peut aider l’économie en plus d’atteindre l’objectif non-économique d’augmentation des conditions de vie de la population. Le Québec moderne s’est développé quand le gouvernement a mis ses culottes plutôt que de laisser l’économie aux entreprises. Les entreprises fleurons du Québec sont souvent nées justement parce que le gouvernement les a subventionné et les a permis de croître pour prendre la place qu’ils occupent actuellement.
Et vous ne m’impressionnerez pas en sortant un ou deux noms d’économistes qui ont "prouvé" ceci ou cela. J’ai assez eu de contacts avec ce genre d’argument pour voir au travers. Par exemple, en tombant sur un site contenant quelques graphiques des études que tu as mentionné, j’ai remarqué des éléments absolument ridicules. Les courbes de leurs graphiques ont des coefficients R2 ridiculement bas (genre 0,7), et les courbes qu’ils donnent qui "prouvent" leur thèse ont la forme qu’elles ont à cause des oranges qu’ils ont mis dans la comparaison avec les pommes. C’est-à-dire l’Irlande, le Portugal, l’Espagne et le Luxembourg. Les trois premiers tiraient de l’arrière économiquement depuis des décennies et ont entrepris leur croissance après leur adhésion à l’Union Européenne, dont l’intégration économique est en train d’égaliser la richesse des pays. En ne parlant que de l’Irlande, on peut noter les milliards que l’Union Européenne a injecté dans ce pays (enlevé aux économies développées et à hauteur d’environ 4% du PIB à chaque année) pour en accélérer la croissance, dans une sorte d’interventionnisme ultranational. L’Irlande a pu donc garder des impôts et taxes basses tout en investissant massivement, ajoutons à ça une population avec beaucoup de chômeurs mais bien éduqués à cause d’un système d’éducation publique, et le tour est joué. Quant au Luxembourg... Franchement, le Luxembourg, c’est une pinotte, une exception de moins d’un demi-million de personnes. Un rechercheur sérieux l’aurait écarté car ses caractéristiques innées empêchent des comparaisons décentes avec les autres pays de l’étude. Une fois enlevée ces pays, le lien est beaucoup moins évident, même qu’on serait porté à affirmer qu’il n’y a pas de différence à priori entre des pays similaires. Notons également que le lien peut actuellement être inverse, bref une bonne croissance économique va faire diminuer la taxation et la part des dépenses publiques dans l’économie va diminuer.
Pas besoin de la tête à Papineau pour se rendre compte que l’étude que tu cites ne vaut pas de la marde, les données et les faits sont franchement insuffisants pour tirer une conclusion aussi importante. Mais bon, ce genre d’étude là n’est pas faite pour être à l’épreuve d’une critique intelligente, elle n’est faite que pour lancer ça aux yeux des gens moins informés et plus naïfs, à qui on mentionne la conclusion ainsi qu’une couple de noms en notant des diplômes à la suite dans l’espoir que les gens seront tellement surpris, qu’ils accepteront ça comme la réalité sans se poser de question.
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Mon texte du 2 août réfère à l’immobilisme du Québec au cours des vingt dernières années. En te référant aux statistiques des derniers quarante dernières années tu prends en compte la période 1960-1980 au cours de laquelle le Québec a fait un important rattrapage.
Malheureusement, c’est après cela que les choses se sont gâtées. Au lieu de remettre en question le modèle économique des années soixante les gouvernements qui se sont succédé à Québec se sont contenté d’intervenir dans l’économie à des fins électoralistes.
Dans la publication du Cirano, La performance économique du Québec : constats et défis (III), Marcel Boyer, Économiste écrit :
De 1981 à 2006, le taux de croissance annuel moyen du produit intérieur brut (PIB1) réel québécois (tableau 1A) s’est élevé à 2,3% comparativement à 3,0% dans le reste du Canada. Ceci représente une augmentation, sur les 25 dernières années, du PIB réel de 76,6% au Québec et une augmentation de 109,9% dans le ROC. Le PIB réel québécois qui représentait 23,4% du PIB canadien au début des années quatre-vingts n’en représente plus en 2006 que 20,5%.
Sur la période plus récente, soit de 1999 à 2006, la variation annuelle moyenne du PIB réel s’est établie à 2,5% au Québec comparativement à 3,3% dans le reste du Canada. Le PIB réel québécois a ainsi augmenté de 18,6% au cours de cette période récente tandis que celui du ROC a augmenté de 25,3%. En gardant cette cadence, le PIB du Québec aura augmenté de 84,1% en 2031 par rapport à 2006 (25 ans) et celui du ROC de 123,8%. L’économie du Québec (PIB réel) ne représenterait plus alors que 17,5% de l’économie canadienne.
Encore une fois, l’immobilisme est un terme relatif. On peut toujours se comparer au moins performant et prétendre que tout va bien. C’est ce que tu fais en comparant le Québec à l’Ontario et au Manitoba qui sont loin d’être des modèles de liberté économique. Le défi consiste à rattraper le meilleur, l’Alberta.
Il est faux de prétendre que la richesse de l’Alberta résulte uniquement de l’exploitation du pétrole. Si c’est le cas, alors qu’on m’explique pourquoi l’Alberta est riche et le Venezuela est pauvre ? De plus, l’hydro-électricité québécoise apporte probablement autant de valeur à l’économie québécoise que le pétrole en apporte à l’économie albertaine. La grande différence réside dans le fait que l’hydro-électricité québécoise est un monopole d’état utilisé à des fins électoralistes.
Ce n’est pas un dogme que d’affirmer que trop d’interventionnisme nuit à l’économie. C’est une affirmation basée sur l’observation et l’analyse des économies des pays de l’OCDE. Gwartney, Laffer et Armey ont démontré la relation inversement proportionnelle entre la charge fiscale (ou l’interventionnisme de l’état) et la croissance économique en analysant, sur une longue période, les écarts de croissance économique dans les pays de l’OCDE. Ils ont observé que dans les pays où les dépenses publiques sont inférieures à 25% du PIB, la richesse progressait de 6,6% et pour moins de 1,6% dans les pays grevés de dépenses publiques supérieures à 60%. Mais deux facteurs principaux sont corrélés à une croissance économique faible (et donc à une faible création d’emploi) : des dépenses publiques excessives et une structure fiscale démotivante. En revanche, les baisses de taux d’intérêt et les déficits budgétaires (techniques keynésiennes) n’ont qu’un faible impact sur la croissance.
L’explication de ce phénomène n’est ni politique ni sociale : une économie est plus compétitive qu’une autre parce qu’elle est globalement plus efficace qu’une autre. La valeur ajoutée est produite à l’origine dans le secteur privé. Même si l’Etat redistribue ensuite cette valeur ajoutée, le plus souvent, c’est l’administration qui s’en charge au travers d’une réglementation complexe et inefficace.
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Vous ne justifiez toujours pas vos affirmations d’immobilisme. Vous parlez de richesse actuelle, et non pas de tendances. Or, les tendances prouvent que vous avez tort, le Québec en 1960 était, toutes proportions gardées, plus pauvre que l’Ontario que le Québec de 2006. Pour des informations sur la croissance économique au Québec au cours du 20ième siècle, voir le document que je place en lien hypertexte. On note que le Québec avait un PIB par capita de seulement 76,9% de celui Ontarien en 1960, aujourd’hui, on parle plutôt de 84,8% (données de 2006). C’est cette comparaison que je retiens car beaucoup de provinces qui ont des meilleurs portraits économiques ont également des ressources que nous ne pouvons copier, par exemple le pétrole pour l’Alberta, la Saskatchewan et Terre-Neuve. L’Ontarien est aussi une économie industrielle similaire à la nôtre, quoique favoriser par les politiques fédérales qui y ont encouragé la concentration de l’industrie automobile et la fonction publique fédérale. La province qui nous ressemble le plus au niveau des ressources disponibles et de la composition de leur population est le Manitoba, qui a un PIB par capita presque identique au nôtre. Le Québec a donc une croissance économique proportionnellement légèrement plus rapide que celle de l’Ontario, et comparable à celles des provinces avec des économies comparables. L’immobilisme auquel vous faites référence sans justification ne se reflète pas dans les statistiques économiques du Québec. Ça, c’est sans parler du taux d’activité qui est historiquement élevé et le taux de chômage, historiquement bas.
En passant, dans le document, on voit que la croissance de la décennie Duplessis, époque où l’État essayait plutôt de servir les entreprises en assurant leur stabilité plutôt que d’intervenir directement dans l’économie, a eu une croissance largement inférieure à celle de la décennie 1960 et 1970, les deux décennies où l’État-providence s’est mis en place. Dans les secteurs adeptes du Libre Marché, on dit souvent que la Révolution Tranquille a distribué la richesse créée par Duplessis sans en créer par elle-même, ce qui est, au mieux, une preuve d’ignorance crasse de l’histoire du Québec, au pire, un mensonge éhonté. Aussi, on apprend que la croissance économique du Canada au cours du 20ième siècle a été supérieure à celle des États-Unis.
Quant à la supériorité du Marché sur une économie mixte où l’État intervient, là, vous avez un dogme. Comment avancer des arguments que vous ne rejetterez pas du revers de la main ? Si je parle des cas où des politiques libérales ont échoué lamentablement, vous vous réfugierez fort probablement dans la théorie du libre marché, si je parle des raisons théoriques pour lesquelles le libre marché n’est pas viable à long terme et a tendance à détruire les conditions sous lesquelles il fonctionne (concurrence, information presque parfaite), ainsi que les simplifications excessives du modèle économique que vous défendez (homo economicus, théorie d’information parfaite, etc...), y a-t-il quelque chose qui va ébranler cette structure de cristal de votre Foi ? Je ne crois pas.
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Le lecteur objectif sait très bien qu’il n’est pas possible de démontrer toutes les affirmations d’un texte d’opinion de quelques paragraphes. Toutefois, il aura l’honnêteté de consulter les autres textes de l’auteur (ici , ici, ici) avant de l’accuser de superficialité.
Le terme « immobilisme » appliqué à une entité économique comme le Québec n’a rien d’absolu. Il signifie « immobile par rapport à ses partenaires ».
En 2004, le PIB per capita du Québec se chiffrait à 35 117 $. Il est inférieur de 13 % à celui de l’ensemble du Canada (40 351 $) et de 16 % à celui de l’Ontario (41 703 $). Il vient également après celui de l’Alberta (58 394 $), de la Saskatchewan (40 240 $), de Terre-Neuve (37 588 $) et de la Colombie-Britannique (37 421 $). Selon cette mesure, le Québec est donc plus pauvre que cinq des neuf autres provinces canadiennes. (Voir Statistique Canada, Comptes économiques nationaux).
La situation est encore pire lorsqu’on compare le Québec à l’ensemble de l’Amérique du Nord. Le PIB québécois par habitant se retrouve au 53e rang des 60 États américains et provinces canadiennes en 2004, ne dépassant que trois des États américains (l’Arkansas, la Virginie occidentale et le Mississipi, l’État américain le plus pauvre). Le même genre de résultats avait déjà été identifié par une étude d’Industrie Canada, qui attribuait au Québec, sur la période 1995-1997, la 52e position. (Raynald Létourneau et Martine Lajoie, La comparaison des niveaux de vie au Canada et aux États-Unis - une perspective régionale, Document hors série no 22, Ottawa, Industrie Canada, février 2000, p. 15 ; disponible ici.)
Je suis le premier à me réjouir des succès québécois. À ce sujet, je te suggère de lire mon texte « Les entrepreneurs québécois sont des héros »). Toutefois, aucune entité économique ne peut se dépasser en se gargarisant de ses succès et en refusant de voir la réalité qui l’entoure.
Bien évidemment, je suis un adepte du libre marché. Ce n’est pas par dogmatisme puisque l’histoire a clairement démontré sa supériorité sur l’étatisme. Naturellement, je conçois très bien que quelqu’un qui adhère aux politiques étatistes du NPD ne puisse admettre publiquement cette réalité.
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Vous faites de nombreuses affirmations sans preuves qui en auraient bien besoin. Vous dites que le Québec fait de l’immobilisme depuis 20 ans, or la croissance économique depuis 20 ans est comparable à celle de l’Ontario, notre taux d’activité est historiquement élevé et notre taux de chômage est historiquement bas. Le Québec a pris sa part de la nouvelle économie informatique et des nouvelles technologies, des gros noms de créateurs de logiciels ont choisi de s’installer à Montréal, comme UbiSoft et EA. Notons que ce développement n’est pas étranger aux politiques économiques des gouvernement Bouchard et Landry, qui ont entre autre fondé la cité du multimédia pour promouvoir ce développement.
Généralement, je reste sur les forums de ce site, mais voir en pleine page d’accueil un texte aussi toxique qui veut plus prêcher aux masses un nouveau dogme (le Marché est Bon, le Marché est Grand) plutôt que de vouloir discuter de manière pragmatique les faits m’a forcé à intervenir. Le seul fait que relève votre article est que le PQ a émis un communiqué, les reste consiste à répéter sur la place publique vos impressions sans les justifier, peut-être dans l’espoir qu’à force de les répéter, elles gagneront en crédibilité malgré leur absence totale de support dans la réalité.
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Vous faites de nombreuses affirmations sans preuves qui en auraient bien besoin. Vous dites que le Québec fait de l’immobilisme depuis 20 ans, or la croissance économique depuis 20 ans est comparable à celle de l’Ontario, notre taux d’activité est historiquement élevé et notre taux de chômage est historiquement bas. Le Québec a pris sa part de la nouvelle économie informatique et des nouvelles technologies, des gros noms de créateurs de logiciels ont choisi de s’installer à Montréal, comme UbiSoft et EA. Notons que ce développement n’est pas étranger aux politiques économiques des gouvernement Bouchard et Landry, qui ont entre autre fondé la cité du multimédia pour promouvoir ce développement.
Généralement, je reste sur les forums de ce site, mais voir en pleine page d’accueil un texte aussi toxique qui veut plus prêcher aux masses un nouveau dogme (le Marché est Bon, le Marché est Grand) plutôt que de vouloir discuter de manière pragmatique les faits m’a forcé à intervenir. Le seul fait que relève votre article est que le PQ a émis un communiqué, les reste consiste à répéter sur la place publique vos impressions sans les justifier, peut-être dans l’espoir qu’à force de les répéter, elles gagneront en crédibilité malgré leur absence totale de support dans la réalité.
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