Rouleau Serge
Imputabilité ou impunité !
mercredi 16 mai 2007
En mars 2005, l’UQAM dévoilait le projet de l’îlot Voyageur. Les coûts projetés étaient de 322 millions. Deux ans plus tard, les coûts atteignent 406 millions, une augmentation de plus de 26%. Que s’est-il passé ?
Le gouvernement s’en lave les mains sous prétexte que le Conseil d’Administration est imputable. Pourtant, le gouvernement a souscrit le total des obligations pour financer le projet ! De plus, il finance la majorité des besoins de l’UQUAM à même les fonds publics. Finalement, il établit les règles de gouvernance de l’université. Dans de telles conditions comment peut-il prétendre s’en laver les mains.
En 2005, le C. A. étaient composé de :
Un homme d’affaire, M. Richard Guay, président du Groupe Mélior, Président du C. A.
Les autres membres étaient :
Deux professeures : Diane Berthelette et Lucie Robert.
Deux étudiants : Jean-Philippe Gingras et Kim Lewsi. Siegfried Mathelat, un autre étudiant, a aussi siégé au C. A. au cours de l’année.
Quatre gestionnaires de l’université : Roch Denis, recteur, Jacques Desmarais, vice-recteur, Richard Desrosiers, directeur de département, Danielle Laberge, vice-rectrice. Johanne Fortin, directrice a aussi agit comme secrétaire du C. A. au cours de l’année.
Un chargé de cours : Henri Lelion
Les cinq autres membres étaient : Martin Cauchon, avocat, Jacques Girard, consultant, Corporation Sun Media, Alain L’Allier, ex-DG, cégep du Vieux-Montréal, Pierre Lampron, président, Films TVA, René Roy, secrétaire général, FTQ. De plus, Dominique Vachon, ex-vice-présidente, Financière du Québec et Benoît Labonté, président de la chambre de commerce du Montréal métropolitain ont aussi siégé au C. A. au cours de l’année.
Un C.A. composé à 60% d’étudiants, de professeurs et de gestionnaires de l’université peut-il gérer avec parcimonie les fonds publics ? Croyez-vous vraiment qu’ils sauront poser les questions difficiles ou s’objecter aux volontés du recteur ?
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> Imputabilité ou impunité !
Pour en savoir plus et en connaître la vraie vérité de touts nos questions monétaires surtout, ça demande une enquête publique. Mais malheureusement, tout comme le scandale des commandites et celui du viaduc qui nous concerne présentement. N’aller surtout pas, chercher un coupable, il n’y a n’a, tout simplement pas. Les gens sont comme ça ! Ils sont responsables seulement pour le gros poste monétairement, pour le reste et les pépins c’est les autres. C’est comme ça aussi avec nos politiciens, le bon petit gars à Lacroix et tout le reste dans notre société handicapé incapable de prendre ses responsabilités.
Une enquête publique, c’est la seule solution.
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> Imputabilité ou impunité !
La représentation des étudiants, professeurs ou membres de la direction sur les C. A. des universités montréalaises est :

McGill = 32% (8/25)

Concordia = 42% (17/40)

L’U de M = 50% (10/20)

L’UQUAM = 60% (9/15)
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> Imputabilité ou impunité !
Il faudrait comparer cette gouvernance à celle des 3 autres universités montréalaises qui elles ont beaucoup construit depuis quelques années, et sans difficultés financières, je pense.
HEC et Polytechnique sont très bien installés dans des superbes locaux neufs. McGill s’est doté d’un Centre du Génome, d’une école de musique, Concordia n’arrête pas de construire, alors pourquoi le dérapage à l’UQÀM ?