Charron Christian
Mario Dumont deviendra-t-il Mario le Grand ?
samedi 7 avril 2007
Le parti de Mario Dumont a beaucoup souffert du système électoral actuel. En 2003, l’ADQ n’a obtenu que quatre sièges avec 18,2 % des voix. Mais le chef adéquiste pourrait bien devenir le grand premier ministre du Québec, qui pourrait passer par-dessus ses intérêts propres et adopter un mode de scrutin proportionnel.
Dans son livre Avoir le courage de ses convictions, M. Dumont nous dit ceci (en page 185) :
« On comprendra aisément ici l’importance que j’accorde à l’adoption de règles électorales propres à refléter adéquatement les résultats d’une élection. Et on ne sera pas surpris d’apprendre que je m’engage formellement, dès qu’un gouvernement adéquiste sera porté au pouvoir, à modifier en profondeur ces règles qui sont une insulte à la démocratie. Pas dix ans plus tard. À la première occasion. Comme René Lévesque l’avait fait pour la langue et le financement des partis politiques ».
Voilà un engagement on ne peut plus clair. On aimerait que le chef adéquiste le reformule maintenant et publiquement. On voudrait qu’il s’engage dans la première année de son mandat à réformer le mode de scrutin. J’encourage tous ceux qui lisent cet article à envoyer un courriel à M. Dumont pour qu’il agisse ainsi, à l’adresse mdumont@assnat.qc.ca. Profitez-en aussi pour signer cette pétition.
Ce n’est pas que je veuille mettre de la pression sur Jean Charest, mais si j’étais à sa place, je m’empresserais d’adopter au plus vite un mode de scrutin proportionnel. Car si l’ADQ forme le prochain gouvernement (minoritaire on l’espère) et qu’elle va de l’avant avec une réforme, la grandeur de ce geste pourrait rejaillir pendant longtemps sur ce parti. Après Pierre le Grand, le grand réformateur de la Russie, peut-être aura-t-on Mario le Grand au Québec ?
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