Charron Christian
Un gouvernement majoritaire : une très mauvaise décision collective
dimanche 18 mars 2007
En analysant chacun des trois principaux partis politiques québécois, on se rend compte que d’élire l’un d’entre eux à la tête d’un gouvernement majoritaire serait une très mauvaise décision collective.
Le Parti libéral
Le Parti libéral a voulu vendre une partie du mont Orford à Paul Gobeil, l’ancien président de la campagne de financement de Jean Charest, qui aurait construit un projet de condominiums. Le Globe and Mail a révélé qu’en 2003, quelques semaines après l’élection de Charest, Gobeil a fortement accru, via une compagnie à numéros, sa participation dans Mont-Orford inc. qui passait de 10 % à 77 %. Il l’a fait passée par la suite à 90 %. Charest voulait procéder malgré les protestations de la population locale. Pour quelle raison, sinon pour « retourner l’ascenseur » ?
Suite à l’effondrement du viaduc de la Concorde le 30 septembre 2006, les Libéraux ont caché à la population des notes de service du ministère des Transports. Celles-ci faisaient état en 2004 d’un problème grave de la structure de viaduc. Le ministère des Transports a préféré « attendre » plutôt que de corriger la situation. Cette décision de ne pas faire tout de suite les réparations qui s’imposent illustre la mauvaise gestion des routes et ponts durant le règne des Libéraux. Depuis qu’ils ont pris le pouvoir, le pourcentage de ponts et structures en bonne condition est passé de 58,1 % en 2002-2003 à 53,3 % en 2005-2006 (page 48).
Peut-on donner la majorité à un parti qui fait du favoritisme et cache des informations afin de dissimuler sa négligence et sa mauvaise gestion ?
Le Parti Québécois
Avant le règne des Libéraux, le PQ a pris de très mauvaises décisions et procédé de façon unilatérale : métro de Laval, Gaspésia et non la moindre, la fusion forcée des municipalités.
Et là, il parle de tenir un autre référendum. Tout le monde comprend que le Québec ne peut pas se permettre de perdre un autre référendum. À chaque fois qu’on en perd un, la position du Québec face au Canada s’affaiblit. Avant de tenir un autre référendum, il faut être certain de le gagner. Mais Boisclair veut en tenir un même dans l’éventualité où il forme un gouvernement minoritaire. On peut comprendre que dans de telles circonstances, il est loin d’être sûr que la population va voter oui. On peut douter fortement de la qualité du jugement de Boisclair, qui veut prendre des risques avec l’avenir du Québec. Pour toutes ces raisons, le PQ ne doit pas être majoritaire.
Le PQ doit réviser sa stratégie référendaire. Au lieu de définir une question, puis de prier pour remporter le référendum, il doit définir les questions des référendums qu’il prévoit, de telle sorte que le résultat positif de chaque référendum soit assuré.
L’ADQ
Mario Dumont est sympathique et a de bonnes idées. Mais il n’a pas d’équipe et on peut douter fortement de ses propres capacités de gestion. Son bras droit, lors d’une émission animée par Denis Lévesque hier soir à LCN, n’était même pas capable de dire si les engagements de 1,7 milliards de l’ADQ étaient annuels ou pour une période de cinq ans. Dumont a démontré lors du débat des chefs qu’il n’avait pas de plans tracés derrière ses idées, et qu’il était très faible en finances. N’oublions pas que le budget du gouvernement du Québec se chiffre à 55 milliards $ par année. Cela prend un gestionnaire solide comme chef de l’État.
Quelle est la solution ?
Un gouvernement minoritaire présente des avantages. Le parti qui formera un gouvernement minoritaire devra faire des compromis avec les partis de l’opposition. Cela maximisera les chances de prévenir le favoritisme, les mauvaises décisions et le gaspillage. Les bonnes idées de chaque parti auront plus de chances d’être mises en application. Il serait bon par ailleurs que quelques Solidaires et Verts soient élus.
Comment s’assurer de diviser collectivement le vote ? Une solution serait de voter pour le candidat plutôt que pour le parti, et que les citoyens vérifient auprès de leur famille et de leurs amis, pour s’assurer que l’ensemble de leurs votes soient répartis entre différents partis politiques.
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> Un gouvernement majoritaire : une très mauvaise décision collective
19 mars 2007, par
martine205.151.25.***
je suis vraiment d’accord pour l’élection d’un gouvernement minoritaire et si il y aurai une case minoritaire sur le bulletin de vote c’est dans cette case que je metterai mon x. je crois que chaque parti peut apporter quelque chose de bon au quebec et que voter pour une personne et non un parti est la chose à faire. trop de gens se consentre sur des anciennes croyance soit avec la famille ou leur millieu de vie.
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> Un gouvernement majoritaire : une très mauvaise décision collective
Il est faux de dire que Mario Dumont est entouré de candidats faibles et qu’il ne connaît pas les chiffres. Il ne faut pas répéter les arguments des libéraux comme des perroquets. Laissons à Charest ses rengaines et ses cassettes qu’il nous sert toujours. Il pourrait changer de refrain car on le connaît.
Avec Dumont, on verra des figures nouvelles et des idées nouvelles. Il fera un premier ministre axé sur les besoins de la société. Il fera le ménage dans cette province et nous saurons où nous voulons aller.
Il faut voter ADQ majoritaire.