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Charron Christian
L’incohérence de la ministre Lise Thériault jeudi 15 février 2007
Avez-vous vu l’émission Tout le monde en parle hier ?
Au quiz intitulé Raisonnable, la ministre de l’immigration et des communautés culturelles du Québec, Lise Thériault, répondant à plus d’une dizaine de questions de Lepage, a affirmé que la très grande majorité des accommodements religieux étaient déraisonnables. Pourquoi alors instaurer une commission d’étude, si c’est si clair pour la ministre, et d’ailleurs pour l’ensemble de la population ?
Par contre, à la question de savoir si on doit laisser le crucifix à l’Assemblée nationale ou non, la ministre a répondu qu’il y avait sa place. Pourquoi considérer un accommodement à la religion catholique comme raisonnable, alors qu’elle considère comme déraisonnable les accommodements accordés aux autres religions ? Voilà un manque flagrant de cohérence.
Un gouvernement qui n’est pas capable de raisonner logiquement, et de prendre des décisions justes et cohérentes, ne mérite pas d’être reporté au pouvoir.
Débarrassons-nous de ce gouvernement constamment en train de faire ses petits calculs politiques pour remporter le pouvoir. Sortons du pouvoir ceux qui y vont simplement pour obtenir le pouvoir, plutôt que les gens constructifs, transparents, qui ont réellement le goût de faire avancer les choses. Les premiers sont des pommes pourries qui font pourrir les autres pommes. Ils créent un environnement malsain qui empêche les gens de bonne volonté de se lancer en politique.
Sortons ces gens affamés de pouvoir sans imagination, compétence et leadership du paysage politique. On en a soupé des petites magouilles politiques. Si les Québécois veulent se faire respecter, qu’ils commencent par mettre au pouvoir des gens respectables.
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> L’incohérence de la ministre Lise Thériault
Le crucifix à l’Assemblée nationale : Pour un accommodement raisonnable avec nous-mêmes !
Le débat sur la place du crucifix à l’Assemblée nationale ayant refait surface encore cette semaine lors de l’entrevue de Christiane Charrette avec M. Daniel Pinard - ce dernier, à l’instar de Richard Martineau, Pierre Légaré et bien d’autres, souhaitant que l’on décroche le crucifix du Salon bleu - j’aimerais faire une suggestion à tous les Boisclair, Curzi, Drainville, Couillard de ce monde, et à mesdames Lise Thériault, Christine St-Pierre, Fatima Houda-Pépin et consorts, qui préféreraient l’y laisser.
Ma suggestion reprend celle déjà faite par M. Jean-Pierre Proulx, professeur à la faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal (lien à l’article du Devoir), qui proposait simplement de le déplacer ailleurs dans l’édifice du Parlement. Il suffisait d’y penser !
Je propose donc de décrocher ledit crucifix pour l’exposer, bien en vue, dans une vitrine dans le hall d’entrée du Parlement, avec une plaque indiquant son origine* et expliquant pourquoi on a choisi de le décrocher du Salon bleu pour le porter à ce nouvel endroit.
On reconnaîtrait ainsi la valeur historique et patrimoniale du crucifix, qui est à la fois un symbole de notre héritage religieux et un artefact de notre histoire politique (le crucifix a été placé au-dessus du fauteuil du président de l’Assemblée nationale par Maurice Duplessis en 1936). Du même coup, on consacrerait la séparation entre l’Église et l’État et on réaffirmerait la laïcité de l’État québécois et sa neutralité vis-à-vis de toutes les religions, de même que son respect pour tous ceux et celles qui n’en professent aucune.
Cela pourrait se faire non pas en catimini, mais lors d’une cérémonie solennelle, par exemple à l’occasion d’une déclaration officielle réitérant le caractère laïc de l’État québécois, ou encore lors de l’entrée en vigueur du nouveau programme d’étude des religions dans les écoles non confessionnelles en 2008.
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Même Jésus serait d’accord pour enlever le crucifix
Pour savoir si le crucifix a sa place à l’Assemblée nationale, on peut se référer aux paroles du principal intéressé, à savoir celui qui se trouve sur cette croix.
Jésus, qui avait le sens de la répartie, avait déjà répondu à ses détracteurs : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ». Lui-même se prononce donc en faveur de la séparation des pouvoirs, politique et religieux. Il ne nous en voudrait donc pas de retirer le crucifix de l’Assemblée nationale.
Pour ce qui est des interdictions vestimentaires dans la rue, cela est tout à fait inapproprié. Certains soutiennent que le port du voile islamique dans la rue doit être interdit, car c’est un symbole de la soumission de la femme, qui porte donc atteinte à sa dignité. Dans ce cas, on devrait peut-être aussi penser à interdire le tatouage au dessus des fesses et le j-string qui dépasse des jeans, car on peut penser qu’eux aussi portent atteinte à la dignité de la femme. On voit donc dans quelle sphère d’absurdités ce genre d’interdictions risque de nous amener.
Il est par contre inapproprié d’accorder des privilèges aux religions par rapport aux règlements d’autres organisations privées et publiques. La GRC a le droit d’exiger un uniforme, le port de Montréal a le droit d’exiger un casque de sécurité, et un syndicat de copropriété a le droit d’établir des règlements. Les religions n’ont qu’à s’adapter. La Charte des droits et libertés a pour but de protéger le droit de croyance et de religion, pas d’accorder des privilèges aux religions. Nous ne sommes pas dans un État religieux ici.
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Je pense qu’on peut classer en deux catégories l’ensemble des symboles religieux. Il y a ceux dont la présence exige une exception à telle loi ou règlement, et il y a ceux que non. Dans la première catégorie, on peut inclure le port d’un turban au lieu d’un casque de motocyclette, comme en Colombie-Brittanique. Dans la deuxième catégorie, le port du hijab sur la rue.
Je pense qu’il faudrait dans un premier temps se pencher sur les cas faisant partie de la première catégorie. Selon moi, tout accommodement de cette nature est inacceptable. Quand on en aura fini avec ça, je pense que la présence innocente de symboles, de quelque religion qu’ils soient, nous paraîtra beaucoup moins dérangeante.
Pour ce qui est du crucifix à l’Assemblée Nationale, j’avoue mon ambivalence. Bien sûr, il ne contrevient à aucune loi, aucun règlement, et ne fait donc pas partie des « accommodements raisonnables ». Mais comme l’Assemblée Nationale est censée représenter l’ensemble de la population, un symbole ne représentant qu’une partie de celle-ci doit-il y dominer ? Ne dévions pas le débat sur les œuvres d’art. Le crucifix n’a pas été placé là à titre de décoration, contrairement aux peintures ou sculptures qui ornent ces lieux. Installé directement au-dessus du siège du Président, il indiquait bien, à l’origine, que l’Assemblée Nationale se plaçait sous la « souveraineté » de Dieu. On y récitait d’ailleurs une prière avant chaque séance. On ne récite plus la prière. Doit-on retirer le crucifix ? Bah, oui. Mais ça presse pas tant que ça.
Et puis, on ne va pas raser les églises, même vides, ou abattre la Croix du Mont-Royal. Laissons aux talibans ce genre d’excès.
Je le répète : commençons par les accommodements, ces entorses aux lois et règlements, causées par des motifs religieux, et inaceptables. Il y a en masse du pain sur la planche.
Paul-Émike L’Heavy
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Il existe autant de religions que d’individus
Réponse à M. Lafontaine,
Vous avez raison, peut-être y suis-je allé un peu fort. Mon emportement est sans doute dû à ce manque de transparence et de jugement auquel j’assiste depuis trop longtemps en politique.
Par contre, vous avez ajouté un argument non pertinent au débat, le caractère artistique du crucifix, et n’avez pas parlé de l’argument principal : la cohérence.
Car soit on accorde des accommodements à toutes les religions, soit on n’en accorde à aucune. Je ne verrais pas pourquoi on discriminerait positivement la religion catholique. Ouvrir les portes aux accommodements religieux revient à ouvrir une boîte de Pandore, tel que le démontre cette citation de Gandhi dans ses Lettres à l’âshram : « En réalité, il existe autant de religions que d’individus ».
Pour ce qui est de l’argument référant au côté artistique des objets, je ne vois pas pourquoi on en tiendrait compte. La situation est déjà assez délicate à traiter, si en plus il tenir compte de ce paramètre... Je ne m’attendais évidemment pas à ce que le crucifix soit en plastique et ait été acheté chez Wal-Mart. Et évidemment, si on enlève les objets à connotation religieuse de l’Assemblée nationale, ce ne sera pas pour les sacrer dans les vidanges...
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> L’incohérence de la ministre Lise Thériault
Pas très brillant votre texte, il faut bien le dire. En réalité, votre fiel démontre bien votre manque de jugement. "Des gens respectables". Ainsi, tous ceuxqui sont là ne sont pas respectables. Vous nous parlez de l’histoire du crucifix. Ce crucifix a été réalisé par un artiste. Il témoigne de notre passé. S’il fallait sortir toutes les références au catholicisme, il faudrait retirer la moitié des toiles à l’Assemblée nationale. Allons, un peu de sérieux et un peu moins de fanatisme.
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L’ADQ veut redonner le pouvoir aux citoyens
Réponse à M. Lépine,
Effectivement tous les partis ont pour objectif le pouvoir. Je pense tout de même que parmi ceux qui vont en politique, il y en a aussi qui y vont pour faire avancer des choses dans lesquelles ils croient. Ces gens ont des intentions pures. Mon article dénonce donc ceux pour qui le pouvoir passe avant tout, car ces gens sont de mauvais décideurs, et ne sont ni visionnaires, ni créatifs.
Pour quel parti voter ? Je vous dirais que j’ai un faible pour l’ADQ. Il y en a beaucoup qui accusent ce parti de jouer au populisme facile, mais je ne crois pas que ce soit fondé. Il y a des gens dans notre société qui croient en la domination de certains individus sur d’autres et veulent la perpétuer. Beaucoup d’intellectuels considèrent que leur réflexion est supérieure à celle de l’ensemble de la population, ce qui est exact d’ailleurs. Mais ce qui n’est pas légitime, c’est de vouloir perpétuer cette infériorité, donc de maintenir la population dans un état d’ignorance et de servitude. À ce chapitre, Mario Dumont se démarque. Il veut donner du pouvoir aux gens, en anglais on dirait « empower people ».
C’est le seul chef de parti que je connaisse qui ait proposé qu’on dote les citoyens de l’initiative populaire (en 2000), pouvoir qui permettrait à ceux-ci de proposer eux-mêmes des lois. Dumont est aussi en faveur de la prise en charge personnelle des gens qui sont sur l’aide sociale et aptes à travailler. Ce qui est en fait une mesure à gauche, car il n’y a rien de plus à droite que de se débarasser des gens qui ne veulent pas travailler, en leur donnant une pitance de misère.
Dumont est aussi un anti-impérialiste. Il est pour la décentralisation. Il considère comme moi que plus les organes de décision sont décentralisés, plus les citoyens ont du pouvoir, étant plus près de ces organes. Il considère aussi que la décentralisation est plus efficace et génère moins de gaspillage, ce qui est tout à fait vrai d’ailleurs.
Finalement, dites-vous bien que l’alternance au pouvoir du PQ et des Libéraux fait bien l’affaire de ces deux partis. Ils vont tout faire pour dénigrer le parti qui pourrait faire de l’un d’eux, une future Union Nationale.
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> L’incohérence de la ministre Lise Thériault
D’accord avec vous sur le manque de cohérence quant au crucifix à l’Assemblée nationale. Mais est-ce le plus gros problème au Québec par les temps qui courent ? Si oui, on devrait se contenter de notre sort.
Vous dites’’Sortons du pouvoir ceux qui y vont simplement pour obtenir le pouvoir, plutôt que les gens constructifs, transparents, qui ont réellement le goût de faire avancer les choses.’’ Vous venez de décrire les politiciens dans leur ensemble, cette définition vaut autant pour tous les partis qui ont des chances de prendre le pouvoir- exception des partis marginaux qui par définition ne prendront jamais le pouvoi, Bloc, NPD, QS, etc.
Alors avec qui voulez vous remplacer ce gouvernement que vous décriez ?
Le PQ ? Il fait tout pour se faire élire, sauf respecter son propre programme. L’ADQ ? Il joue au populisme facile pour gagner des points dans les sondages et se présenter comme parti respectable.
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