Jean Beaulieu
Les campagnes négatives
mardi 30 janvier 2007
Que pensez-vous de la campagne que s’apprête à lancer le parti conservateur contre Stéphane Dion ? C’est étrange de voir ce genre de publicité au Canada. C’est davantage chez nos Voisins du sud que ces publicités sont communes, pour ne pas dire monnaie courante. Il faut se rendre à l’évidence, ces publicités font du chemin chez nous aussi et son la pour rester. Ces publicités négatives ne seront pas les dernières ni les premières !
Vous rappelez vous de cette publicité présentée au Canada anglais où l’on voyait le visage déformé de Jean Chrétien et qui disait quelque chose comme « J’aurais très honte s’il devenait premier ministre ». C’était dans la campagne de 1993. On s’attaquait non-pas aux idées de Jean Chrétien, mais à un handicap physique. C’était de mauvais goût et complètement déplacé. Cette publicité n’a été présentée que 24 heures, mais elle a beaucoup nuit aux Conservateurs de Kim Campbell à l’époque. Croyez-vous que seulement les Conservateurs s’abaissent à ce genre de publicité ? Vous rappelez-vous celle des libéraux qui dépeignait Stephen Harper comme un homme d’extrême droite qui allait mettre des soldats partout dans les rues des villes canadiennes ? Celle la aussi a été retirée. L’ironie dans ces deux cas c’est que des partis politiques ont payé des publicités qui ont eu comme effet non-pas d’améliorer, mais de ternir leur image.
Bref, l’image est aujourd’hui bien importante que le contenu et prend souvent la place des idées dans les campagnes électorales. Est-ce que les publicités contre Stéphane Dion porteront fruit ou bien se retourneront-elles contre les Conservateurs eux-mêmes ? Le temps répondra bien assez tôt à cette question. Comme ni Stéphane Dion ni Stephen Harper ne sont réputés pour leur charisme, peut-être aurons-nous droit à des débats d’idée lors de la prochaine campagne électorale.
Jean Beaulieu
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> Les campagnes négatives
Les campagnes négatives ressemblent à ce qu’on fait lorsque l’on a plus ou pas d’arguments pour étoffer sa pensée : on fesse ou on casse de la vaisselle. Dénigrer, c’est ce que l,on fait lorsqu’on n’a pas ce qu’il faut pour défendre ses idées. C’est triste, pathétique et fait preuve d’un grand manque d’intelligence, de vision ou de programme.