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Claude Desjardins
On ne touche pas aux Saints !

jeudi 19 octobre 2006

Dans le dossier du changement de nom de l’Avenue du Parc pour celui de Robert-Bourassa, il est limpide que la décision de l’administration municipale de maintenir le nom de la rue Saint-Pierre a été influencé par nos traditions catholiques. Cette raison a également joué dans la décision de ne pas retenir le boulevard Saint-Joseph comme le suggérait la famille de Robert Bourassa.

Aucun Saint ne peux craindre de perde son nom de rue dans ce Québec sanctifié selon ce que je peux en croire.

Claude Desjardins

Éditeur




Réactions

  • > On ne touche pas aux Saints !
    2 novembre 2006, par Lucien Thibault
    64.229.1.1.***
    Je suis d’accord pour souligner la mémoire de Robert Bourassa mais je préfèrerais que la ville de Montréal change la rue Amherst en celle de Robert Bourassa. Pourquoi ! Parce que ce militaire anglophone à préconiser le plan d’envoyer des couvertures infectées de la variole aux peuples amérindiens qui appuyaient les Français.
  • > On ne touche pas aux Saints !
    22 octobre 2006
    24.200.204.***

    C’est vrai.

    Paul-Émike L’Heavy

  • > On ne touche pas aux Saints !
    22 octobre 2006, par Claude Desjardins
    70.83.182..***

    Monsieur L’Heavy,

    Toutes les rues et boulevards de Montréal traversent des terres qui ont appartenu à diverses congrégations religieuses. C’est justement pour cela que les "Saints" sont intouchables.

  • > On ne touche pas aux Saints !
    22 octobre 2006, par Monique Legault
    24.37.168..***

    Quand on change le nom d’une rue, on vient de compliquer la vie des résidants tandis quand on donne le nom à un édifice, on évite des déboursés causés par des changements d’adresse.

    Renommer l’aéroport de Dorval de Robert Bourrassa nous soulagerait du nom funeste de Pierre-Elliott Trudeau.

    Ce pourrait être aussi la nouvelle bibliothèque de Montréal.

  • Histoire
    21 octobre 2006
    24.200.204.***

    Bonjour

    Je n’écarte pas d’emblée l’hypothèse d’une précaution à l’égard des sensibilités religieuses. Il y a sans doute aussi de cela.

    Mais je me permets de vous signaler que l’appellation boulevard Saint-Joseph n’est pas gratuite. Cette voie a été ouverte en 1905 sur une propriété cédée à la municipalité par les Soeurs Hospitalières de Saint-Joseph, propriétaires de l’Hôtel-Dieu.

    Encore ici, trace de notre histoire...

    Paul-Émike L’Heavy

  • > On ne touche pas aux Saints !
    21 octobre 2006, par François Raymond
    67.68.218..***
    Une statue devant le Parlement c’est amplement suffisant. Pourquoi toujours vouloir honorer les politiciens en nommant des rues, parcs, ponts, aéroports, ect. de leur nom ? Une pratique des politiciens, pour les politiciens qui n’a rien de démocratique, et qui confirme que ceux-ci se croient une classe à part, plus digne que les autres citoyens. Moi, je souhaite la fin de ces traditions bêtes.
  • > On ne touche pas aux Saints !
    21 octobre 2006, par Claude Desjardins
    70.83.182..***
    Mon cher ami, en ces temps de rectitude et d’accommodement raisonnable on ne peut pas rejeter du revers de la main l’hypothèse que l’on veut ménager les sensibilités relieuses surtout quand on sait que le Boulevard Saint-Joseph n’a aucun lien historique avec le quartier qu’il traverse et encore moins avec l’Oratoire sur le Chemin Queen Mary.
  • > On ne touche pas aux Saints !
    20 octobre 2006
    132.221.36.***

    Bonjour M. Desjardins

    Je suis tout aussi païen que vous. Toutefois, je pense que la préservation du nom Saint-Pierre trouve d’autres motivations que celle que vous suggérez. Cette rue se trouve dans le Vieux-Montréal, à l’intérieur de l’ancienne enceinte, et je crois savoir que, pour des raisons historiques, il a été décidé de préserver l’unité toponymique de cette partie embryonnaire de la ville... Marie. C’est pourquoi elle n’est jamais devenue Bleury. Vu comme ça, je ne suis pas contre.

    Ceci dit, il est vrai que la toponymie québécoise est probablement celle dans le monde qui fait le plus de place aux saints ou à la Sainte-Famille. Le Québec n’est plus là, et c’est tant mieux. Mais il a déjà été là, longtemps, qu’on approuve ou non. Je pense que, ne fut-ce que pour garder trace de cette période de notre histoire, ou mieux, pour bien marquer le chemin parcouru, il est bon de conserver ce souvenir.

    Dans quelques générations, quand l’actuelle laïcité aura cédé le terrain à quelque croyance en croissance, la présence de ces vestiges d’un autre temps aura peut-être le mérite de soulever des questionnements...

    Paul-Émike L’Heavy



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