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Robert Deragon
Équipe Québec : il faudra attendre l’indépendance

mercredi 18 octobre 2006

Le coloré avocat de Québec, Guy Bertrand, a récemment relancé l’idée que le Québec présente sa propre équipe nationale lors du tournoi international de Hockey qui se tiendra dans la vieille capitale à l’occasion des festivités du 400e anniversaire de Québec en 2008.

L’idée n’est pas nouvelle, mais cette fois-ci la demande est très modeste : une équipe nationale québécoise ne serait constituée que pour cet unique événement. Pas question de renouveller l’exercice pour les prochains jeux olympiques ou les futurs championnats du monde. Bref, on veut donner aux Québécois un cadeau à l’occasion de la fête commémorant la fondation de l’une des plus belles villes d’Amérique du Nord. Pour apporter de l’eau au moulin, un sondage Léger & Léger indique que 72% des Québécois appuient cette idée. D’ailleurs, la Grande-Bretagne n’accorde-t-elle pas à l’Écosse et au Pays de Galles le droit d’être représentés lors des tournois internationaux de Football même s’il ne s’agit pas d’États souverains ?

Mais voilà, le Canada ne veut pas. Hockey Canada a même dit que ce n’était même pas envisageable. Quand à notre sous-premier ministre Charest, il refuse également de faire la promotion de ce projet sous le prétexte de ne pas « politiser » le sport, comme si le Canada ne faisait pas de politique avec les équipes « nationales » canadiennes !

Comment peut-on être contre ce projet qui fait consensus au sein de notre nation ? La vérité, c’est qu’on tremble du côté fédéraliste à la perspective de relancer la ferveur nationaliste au Québec. Imaginez une finale Canada-Québec avec des centaines de drapeaux fleurdelysés qui s’agitent dans les gradins ! Les Québécois pourraient retrouver leur fierté, et avec elle, reprendre goût en masse pour un projet de pays.

Ce refus des fédéralistes purs et durs, malgré leur beaux discours qui prétendent que le Québec est libre de se développer à l’intérieur du Canada et d’y affirmer sa différence, illustre avec éloquence l’impossibilité du Canada à accomoder le Québec même lorsque ce dernier veut jouer le jeu du fédéralisme canadien, même lorsque les demandes sont des plus modestes et ne coûtent pas un sous, ou si peu. Et Jean Charest qui les encourage dans cette voie ! Plus que jamais il démontre qu’il n’est que l’homme-lige d’Ottawa en mission au Québec.




Réactions

  • > Équipe Québec : il faudra attendre l’indépendance
    2 novembre 2006, par Lucien Thibault
    64.229.1.1.***
    Très bien dit. Le Canada a peur des retombées c’est cela la vérité. Ça nous prend des évènements de ce genre pour fouetter notre fierté et ils (les fédéralistes) ont la trouille au ventre. Debout Québécois c’est assé de faire le mouton. Soyons une nation respectée.
  • > Équipe Québec : il faudra attendre l’indépendance
    21 octobre 2006, par Robert Deragon
    69.159.176.***

    Les souverainistes, dont je suis, ne vont pas laisser tomber la nécessité pour le Québec de devenir indépendant en contrepartie de la constitution d’une équipe de hockey ! Soyons sérieux...

    Pour ce qui est du Canada qui n’est pas une prison, je veux bien en convenir, au même titre que la maison familliale n’est pas une prison pour l’enfant devenu adulte qui continue d’y vivre à 35 ans. Toutefois, il faut s’assumer et vivre sa vie, faire ses choix, décider. Dans le cas de la nation québécoise, cela signifie l’indépendance.

  • > Équipe Québec : il faudra attendre l’indépendance
    19 octobre 2006, par David Lépine
    65.95.33.1.***

    L’octroi d’une équipe nationale québécoise qui participerait à toutes compétitions internationales en échange de l’abrogation de l’article un du PQ me semble une très bonne affaire, pensez-vous que les souverainistes accepteraient ?

    Le Canada n’est pas une prison, quoiqu’en disent certains. Il suffit qu’une majorité claire démontre sa volonté de quitter et les négos commenceraient. Décoller un nouveau pays avec un majorité de,01% sur une question floue m’apparait une recette pour un voyage ratté. Se plaindre continuellement sur notre sort dans le Canada sans être capable de convaincre la majorité est un execise stérile.



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