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Rouleau Serge
La pauvreté, conséquence de l’étatisme.

vendredi 14 juillet 2006

Tous les politiciens de tous les partis prétendent vouloir éliminer/réduire la pauvreté. En réalité, on peut avec certitude compter sur eux pour exprimer de bons sentiments au moment opportun. Malheureusement, il y a peu de risques que les discours deviennent réalité.

En politique, ce qui compte avant tout c’est le spectacle. Les politiciens doivent avant tout attirer le vote des électeurs et le financement des bailleurs de fond. Que les promesses électorales se réalisent ou pas, c’est secondaire. Les politiciens savent d’expérience qu’il leur sera facile de faire oublier leurs promesses en offrant de nouveaux spectacles tous plus distrayants les uns que les autres.

Si les politiciens voulaient réellement aider les plus démunis, ils l’auraient fait depuis longtemps. En fait, trop souvent, ce sont les gouvernements et leurs bureaucraties qui empêchent les pauvres de se sortir de l’état de dépendance dans lequel ils se trouvent.

Comment les gouvernements maintiennent-ils les gens dans la pauvreté ?

D’abord, les gouvernements font augmenter artificiellement le coût de la vie. Les tarifs et quotas à l’importation, le contrôle des prix (lait, prix minimum de l’essence, etc.) ou toute autre forme de protectionnisme (renouvellement des voitures de métro sans appel d’offre) augmentent invariablement le prix des biens et services essentiels. Les groupes de pression, de connivence avec les politiciens, dénoncent le libre-échange en brandissant le spectre d’une catastrophe imminente si telle ou telle entreprise ou industrie n’est pas protégée. Dans les faits leur seul but est de favoriser des groupes déjà privilégiés, d’influencer le vote des électeurs et d’encourager les entreprises favorisées à contribuer à la caisse du parti.

Ensuite, les politiciens promulguent des lois et règlements souvent dans le but inavoué d’accroître leur pouvoir sur les citoyens. A priori, la réglementation a pour but de protéger les consommateurs. Toutefois, l’inefficacité des fonctionnaires, l’interférence des politiciens et l’influence des lobbies font que la réglementation augmente les coûts des produits et services sans pour autant protéger adéquatement le consommateur. La Fédération de l’Entreprise Indépendante du Canada estime les coûts de la réglementation au Québec à plus de 8 milliards annuellement ce qui représente une partie importante du coût des biens et services consommés par les Québécois. Pourtant, tous les règlements de ce monde n’ont jamais empêchés les truands de flouer les consommateurs : Norbourg, les commandites, etc.

Finalement, les gouvernements, encouragés par les syndicats et les groupes de pression intéressés à profiter de ses largesses, se substituent à l’économie de marché et offre directement des biens et services à la population. Ces produits et services sont offerts par des sociétés d’états (SAQ, Hydro-Québec, Loto-Québec, etc.) ou par le gouvernement (Santé et service sociaux, Éducation, etc.) et sont immanquablement plus chers et de moins bonnes qualités qu’ils sont fournis par des monopoles d’état. Ces monopoles sont gérés par des fonctionnaires ou des nominations politiques qui ont vite fait de comprendre à qui ils doivent rendre des comptes. Comme si cela n’était pas suffisant, les gouvernements ont accordé des monopoles syndicaux aux grandes centrales syndicales qui n’hésitent pas à utiliser ce pouvoir pour faire valoir leur propre agenda politique. Dans ce système, les citoyens et en particulier les pauvres, sont un mal nécessaire.

La prochaine fois que le gouvernement vous proposera d’en faire plus pour vous n’hésitez pas à répondre : non merci, je m’en occupe. Ainsi, vous serez bien mieux servis et à moindre coût.




Réactions

  • > La pauvreté, conséquence de l’étatisme.
    17 janvier 2007, par Isabelle Roussel
    24.201.101.***
    Aider les pauvres sans passer par l’État est le symbole du nombriliste ? Monsieur Perry vous m’impressionnez. Je suis membre d’organisations qui ne commandent pas le moindre dollar de l’État, mais qui aident des centaines de personnes directement sur le terrain. Votre intervention est pathétique est le reflet de votre ignorance.
  • > La pauvreté, conséquence de l’étatisme.
    16 juillet 2006, par Normand Perry
    216.137.98.***

    Est-ce là une forme de pauvreté argumentaire que d’être obligé de faire du copier-coller dans la forme pour répondre à ma première réplique ?

    Ça se nomme du plagiat, soit dit en passant.

  • > La pauvreté, conséquence de l’étatisme.
    15 juillet 2006, par Serge Rouleau
    70.49.77.1.***

    Toujours le même bon vieux discours archi trompeur et socialiste.

    Au bout de la plume ou dans la bouche d’une personne adhérant à cette idéologie, proclamer l’étatisme à toutes les sauces est la meilleure manière d’essayer de faire passer en douce, comme une pilule dans de la confiture, que l’état doit tout faire, même si pour cela il faille multiplier le nombre de pauvres.

    Heureusement, nous ne sommes guère en Corée du Nord, mais au Québec où ce genre d’idéologie socialiste n’a de prise en fin de compte que sur une infime minorité de gens, qui plus souvent qu’autrement ne cherche qu’à utiliser les pauvres à des fins de promotion personnelle.

  • > La pauvreté, conséquence de l’étatisme.
    15 juillet 2006, par Normand Perry
    216.137.97.***

    Toujours le même bon vieux discours archi conservateur et néo-libéral.

    Au bout de la plume ou dans la bouche d’une personne adhérant à cette idéologie, proclamer l’autoresponsabilité à toutes les sauces est la meilleure manière d’essayer de faire passer en douce, comme une pilule dans de la confiture, que l’État doit abandonner ses obligations primaires et essentielles, surtout à l’égard des plus faible et plus démunis.

    Heureusement nous ne sommes guère aux USA, mais au Québec où se genre d’idéologie néo-libérale n’a de prise en fin de compte que sur une infime minorité de gens, qui plus souvent qu’autrent n’ont que leur nombril en estime.



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