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Marcel Sarazin
La soif de l’indépendance

mercredi 12 juillet 2006

Malgré le fait que la grande nouvelle du jour puisse sembler à première vue encourageante pour le Parti Québécois qui aimerait bien acquérir à sa souveraineté et en dépit du fait que monsieur Charest ait pu inconsciemment affirmer que le Québec avait « les moyens » d’accéder à son indépendance, permettez-moi d’en douter. Par crainte que les pauvres travailleurs du Québec se retrouvent dans une situation où ils devront travailler pour moins et perdre tous leurs acquis, il faudrait d’abord que le Québec commence par acquérir son indépendance économique bien au-delà de son indépendance politique. C’est bien beau l’indépendance d’un peuple, mais à quel prix ? Si les gens travaillent pour une « bouchée de pain », comme c’est les cas en Inde, aussi bien attendre que les choses se tassent pour le mieux, comme disait si bien mon ami. Ce n’est pas le bon moment actuellement pour parler d’indépendance au Québec. Les Québécois n’en veulent tout simplement pas présentement. Pauline Marois l’avait très bien compris d’ailleurs. C’est malheureux, mais elle a due forcément quitter le Parti à contrecœur. À mon avis, c’est la seule candidate qui aurait pu mener les troupes à une victoire assurée à la prochaine élection, bien au-delà de la souveraineté du Parti. C’est comme ça ! Il faut savoir nager avant de sauter à l’eau. La prochaine victoire électorale au Québec est loin d’appartenir aux discours politiques de souveraineté et d’indépendance et, ceci, Jean Charest l’a très bien saisi. Je suis désolé, et en dépit du fait que Jean Charest est de loin mon favori dans la prochaine course, mais avec André Boiclair à la tête du Parti, j’ai bien peur que le Parti risque de se retrouver dans l’opposition pour un bon bout de temps encore. Les électeurs n’ont pas encore oublié son manque de transparence et sont encore intrigués face à ses problèmes d’achat et de consommation de cocaïnes qu’il a lui-même admis. Malgré la grande soif d’indépendance qui surgie actuellement à la veille d’une élection, à défaut de présenter mieux à la population, c’est peine perdue. Si le Parti veut se donner une chance, il faut commencer par changer la façon de faire et mettre en veilleuse la souveraineté en attendant le bon moment.

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