Marcel Sarazin
La St-Jean, fête politisés
jeudi 6 juillet 2006
Il ne se passe plus une fête de la St-Jean sans qu’un politicien ne vienne agrémenter la fête de son opinion politique désagréable pour tenter de s’approprier du crédit politique.
Pour ma part, chaque chose a sa place : la politique avec les politiciens et la fête de la St-Jean avec les Québécois, point final. Je crois sincèrement que les Québécois en ont ras le bol de cette tribune politique que nos politiciens ne cessent de nous répéter.
Les gens veulent s’amuser et fêter bien au-delà de la politique. En plus, c’est toujours les mêmes histoires. Si ce n’est pas le BLOC qui nous casse les oreilles avec la non-reconnaissance du peuple québécois en tant que nation, c’est « Jack » qui vient ajouter son grain de sel pour tenter de gagner ses points « brun » politiques ou André Boisclair qui crient à l’injustice Harper sur le dos de l’insulte à l’endroit du peuple québécois.
Que voulez-vous ? Le parti québécois est en perte de terrain et à cours d’idées présentement. En plus, il arrive derrière dans les sondages. Malgré le fait que je puisse encore m’attirer, d’autres critiquent, je pense qu’avec André Boiclairs à la tête du Parti, j’ai bien peur que le Parti Québécois est loin d’avoir choisi le bon chef pour gagner sa prochaine élection. C’est Pauline Marois qui aurait pu faire la différence au Québec.
Quoi qu’il en soit, c’est la fête de la St-Jean, ce n’est certainement pas une fête politique. Je trouve déplorable de voir que cette fête est rendue vraiment politisée.
À mon avis, tout commentaire politique devrait être banni de notre fête nationale. Les médias, entre autres, devraient laisser tomber leur capital journalistique pour s’abstenir et jeûner les politiciens le jour de la St-Jean. De toute façon, ils n’auront jamais rien de bon à dire, même si monsieur Harper avait raison. Ils trouveraient le moyen de critiquer de peur de perdre la face.
Loin de me porter à la défense de monsieur Harper, il aurait été préférable qu’il se tienne à l’écart des discours politiques à la St-Jean et encore moins sur le territoire québécois. La politique n’a pas toujours sa place. Par sa façon de faire, monsieur Harper n’a fait qu’alimenter davantage le feu sacré du Parti Québécois et du BLOC qui cherche sans cesse des raisons de critiquer le fédéral.
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