Marcel Sarazin
La maladie de l’urgence
lundi 26 juin 2006
Souvent, les gens choisissent de se rendre à l’urgence de l’hôpital plutôt qu’à la clinique du cartier pour des soins qui ne nécessitent aucune urgence. On aura beau leur répéter que le system de santé coûte de plus en plus cher, sans compter l’embouteillage créé par leur présence à l’urgence, ça ne rentre pas dans la tête des gens « malades ». Que voulez-vous ? Nous sommes devant une population qui ne semble pas vouloir comprendre le bon sens. Pour ma part, il y a une chose que le gouvernement devrait peut-être envisagé : des cliniques médicales pour chaque centre hospitalier de la province, adjacent à l’urgence même. On pourrait ainsi, à l’arrivée des patients qui se présentent à l’urgence, faire le tri des malades pour mieux les diriger. Je peux difficilement concevoir que les centaines de patients en moyenne qui se présentent dans une urgence à chaque jour, sont tous des cas urgents. Permettez-moi d’en douter fortement. Je pense que monsieur Couillard aurait intérêt à investir davantage dans l’éducation à la population pour mieux les sensibiliser à « l’urgence de se rendre à l’urgence ». Moi, ce n’est pas pour critiquer encore, ni pour me faire passer pour un vieux critiqueux, on peut toujours continuer à invertir à grand coup de milliard dans le système de santé, mais, en bout de la ligne, ça ne changera rien. Au rythme actuel où vont les choses, le gouvernement va devoir investir plus de 50% de son budget global juste pour la santé. Ce n’est certainement pas la meilleure solution pour se sortir de notre gouffre actuel qui ne fait que s’agrandir de jours en jours. L’argent, c’est une partie de la solution, mais il faut aussi changer la mentalité des gens qui, trop souvent, abusent des urgences. En prenant compte que les cliniques médicales sont malheureusement fermées de nuit, je peux, bien sûr, mieux comprendre certaines situations urgentes. Il faut changer notre façon de faire les choses au Québec si on veut améliorer notre sort. Il faut aussi arrêter de se plaindre et courir à l’urgence pour le moindre petit « bobo ». Il faut surtout, avant toute chose, changer notre mentalité face aux soins qui sont requis. Toute bonne chose a une fin. Quand les gens auront atteint le maximum de l’abus, le « ticket modérateur » prendra sa place et ils seront les premiers à critiquer de nouveau.
Marcel Sarazin
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Pauvre madame Legault, si tous les gens commencent à raisonner comme vous, aussi bien fermer les cliniques. L’urgence ce n’est pas une clinique médicale et ce n’est certainement pas une raison valable pour se rendre à l’urgence quand ce n’est pas requis. D’après ce que je vois, j’ai bien peur que le gouvernement va devoir sévir et mettre en place un ticket modérateur, malheureusement, l’abus à un prix. Si ça peut aider la cause du gouvernement, c’est bien temps mieux et que les abuseurs en payent la note.
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Quand on n’a pas de médecin, on doit se rendre à l’urgence.