Marcel Sarazin
Les gens et la réprimande Harper
jeudi 20 avril 2006
Savais-tu que dans la vie de tous les jours qui passent, comme ça, il y a les sanctions politiques ? C’est comme ça avec la politique parfois ! Les sanctions prévues s’appliquent à tous les ministres conservateurs qui se verraient trop bavards de commentaires mal vus et qui pourraient embarrasser le gouvernement de monsieur Harper. Tous ont été prévenus, d’ailleurs, que les grandes langues sales, comme disait si bien mon ami, seront punies sévèrement cette fois. Ceux qui, par mégarde, parlent à tort et à travers et qui osent placer le gouvernement dans une situation compromettante se verront être interdits de voyage, humiliés publiquement ou voire, même, congédié s’il le faut. Point à la ligne. Les députés conservateurs n’ont qu’à bien se tenir droit en ligne, qu’on se le tienne pour dit. Avec la grande faiblesse de son gouvernement, je doute fort que le congédiement s’applique pour le moment. Malgré que les sanctions de monsieur Harper semblent sévères à première vue, sa discipline est un mal essentiel pour éviter tout dérapage journalistique. On ne pourra pas dire que le premier ministre fédéral a l’intention de s’en laisser imposer au sein de son Parti, malgré le fait qu’il se retrouve avec un gouvernement minoritaire aigu. On ne peut sûrement pas blâmer Stephen Harper non plus de tenir son équipe loin, à l’écart des journalistes spécialistes à la déformation de paroles et qui attendent sournoisement la moindre occasion pour sauter sur leur prochaine victime pour en faire leur première page des manchettes du matin. Que voulez-vous ? C’est comme ça aussi parfois ! Comparativement à son prédécesseur qui était constamment sous l’emprise des scandales, c’est un gouvernement silencieux. À tort ou à raison ? Difficile à évaluer pour le moment. Pour ma part, bien sûr, en dépit du fait qu’il est loin d’avoir fait ses preuves, c’est un gouvernement qui déjà représente honorablement la population canadienne, proprement mieux que l’ancien. Par sa détermination à vouloir changer le ridicule par le bon sens des choses, monsieur Harper inspire la confiance des gens. Il représente, pour beaucoup, certaines valeurs morales complètement abandonnées trop facilement dans le passé au détriment du ridicule politique.
Ceci n’est pas une histoire, mais un fait vécu. Moi, je ne raconte pas d’histoire triste à personne. Moi, quand je raconte une histoire, c’est pour faire rire les gens et c’est arrivé dans une ville de plus de 100,000 habitants, à Gatineau le 4 avril de l’an 2006.
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