Marcel Sarazin
Les gens et Jean Brault
mercredi 29 mars 2006
Savais-tu que dans la vie de tous les jours qui passent, comme ça, il y a notre flamboyant personnage, Jean Brault, personnage surtout reconnu comme le grand bavard à la commission du grand scandale sur les commandites ? Notre grand « braillard aux larmes des coupures de 100 piastre », comme disait si bien mon ami, à du chagrin et un certain regret. Eh oui ! Quoi vous dire de plus ? C’est comme ça dans la vraie vie ! On n’est toujours bien pas pour l’appeler le bonhomme Carnaval ou la Fée des neiges ! C’est un fraudeur politique officiellement reconnu, en plus. Quoiqu’il en soit, suite à sa présentation au palais de justice de Montréal, monsieur Brault a décidé de reconnaître sa culpabilité sur cinq des six chefs d’accusation qui pesaient contre lui. Le fait de plaider coupable pour éviter de nous faire connaître les vrais enjeux de sa fraude politique me laisse amèrement déçu. C’est trop facile, je trouve, et il y a trop d’hypothèses possibles face à cet aveu de culpabilité qui laisse songeur. Faut-il aussi croire à une certaine ruse de notre fraudeur pour tenter d’amadouer la justice et éviter l’emprisonnement ? Je suis porté à dire oui sans trop hésiter, mais ce n’est sûrement pas la seule possibilité plausible. On pourrait presque dire que, dernièrement, c’est une ruse que semblent bien maîtriser tous les grands fraudeurs qui sont passés à la commission « Gomery ». C’est moins dispendieux ainsi me direz-vous ? C’est vrai, et je vous le concède, mais elle cache une grande vérité. Il ne faudrait surtout pas perdre de vu l’idée qu’il a admis, de son propre aveu, avoir versé une ristourne de plus de 2 millions de dollars dans les coffres du Parti libéral fédéral en échange de généreux contrats de commandites. Pour le reste, c’est très nébuleux et on risque fort d’en connaître plus, j’ai bien peur. Je n’ai pas à juger le système de justice en soit, mais je n’ai aucunement l’obligation d’être d’accord avec ses procédures. C’est un système qui a ses grandes faiblesses parfois. Il reste à voir, maintenant, la suite de sa sentence, tout en espérant que la Couronne n’a pas marchandé son témoignage derrière les portes closes. Qui sait ? Pour éviter de se retrouver derrière les barreaux, je suis convaincu qu’il est sûrement prêt à laisser tomber son grand ami Charles Guité, celui-là même qui l’a aidé a empilé ses millions contre un témoignage en sa défaveur.
Ceci n’est pas une histoire, mais un fait vécu. Moi, je ne raconte pas d’histoire triste à personne. Moi, quand je raconte une histoire, c’est pour faire rire les gens et c’est arrivé dans une ville de plus de 100,000 habitants, à Gatineau le 06 mars de l’an 2006.
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> Les gens et Jean Brault
A bien y penser vous avez raison, et les gens oublient très vite. Toute cette grande mascarade nous aura coûtée plus de 68 millions. Tout ça dans le but de traîner des malfaiteurs devant les tribunaux, pour finalement en arriver à des sentences ridicules. C’est une grosse perte de temps et d’argent surtout. Bientôt, les coupables n’auront même plus à se présenter devant un juge pour recevoir leur sentence.
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> Les gens et Jean Brault
Des vieilles nouvelles qui n’intéressent plus grand monde. Aussi, il est très commun dans notre système d’échanger un plaidoyer de coupable contre une peine réduite, cela arrive à toutes les semaines dans toutes les provinces. Pourquoi alors essayer de tourner cela en complot ?