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Normand Perry
Québec Solidarité : une des raisons d’être sur l’échiquier politique.

samedi 11 février 2006

DOGME DE LA COMPÉTITIVITÉ INTERNATIONALE : EFFETS NÉFASTES SUR L’ÉCONOMIE DU QUÉBEC

Qui ne se souvient pas (parmi ceux et celles d’entre-nous qui ont plus de 35 ans) de la fameuse propagande conservatrice de la fin des années ‘80, alors que Brian Mulroney, entente de libre-échange sous le bras, soutenu alors par les très péquistes Jacques Parizeau et Bernard Landry, vendait les mérites de cette entente « historique » avec nos voisins américains ? Je me souviens des beaux discours d’alors où l’on prédisait ad nauseam la prospérité économique à venir du peuple canadien et du peuple du Québec grâce au libre-échange. Qui d’entre-nous aurait pu oublier de si belles promesses d’alors ?

À la lumière des événements politico-économiques des quinze ou vingt dernières années, on peut déjà voir quelques faits nous indiquant assez clairement que cette entente de libre-échange et celles conclues subséquemment ne profitent, en fin de compte, qu’à quelques individus. Qui de la classe moyenne d’alors (inutile de parler ici de la classe des gens à faible revenu, qui furent, sont et seront toujours les grands oubliés du discours économique de la pensée néo-libérale) a vraiment profité un tant soit peu de ces ententes ? La classe moyenne ne cesse de diminuer en nombre. Une partie substantielle de celle-ci se retrouve du côté de la classe des gens à faible revenu. Le fameux écart entre riches et pauvres s’agrandit de deux façons : premièrement, les riches qui s’enrichissent de plus en plus, et les pauvres s’appauvrissent de plus en plus ; deuxièmement, le nombre de pauvres s’accroît également, tandis que le nombre de riche lui, ne s’accroît pas de manière aussi importante.

Depuis l’entrée en vigueur des diverses ententes de libre-échange, de la mondialisation et de l’application de politiques néo-libérales (notamment par une abdication du rôle de l’État dans les politiques économiques, sociales et culturelles, pour faire place aux « forces » du libre marché concurrentiel) il s’est produit quelque chose de très inquiétant pour notre avenir à nous d’abord, de nos descendants et de l’avenir écologique de notre planète, qui soit dit en passant, présente actuellement des signes météorologiques alarmants, symptômes de maux profonds qui doivent être soignés !!!

Je dis moi qu’il faut être aveuglé par une soif incommensurable de profits à tout prix pour ne pas voir que le genre humain se dirige tout droit vers une fin abrupte. Je dis moi qu’il faut être aveuglé par le dieu de l’économie pour ne pas s’apercevoir que l’on soumet présentement une grande partie de l’Humanité à une forme d’esclavage « propre » en subordonnant le genre humain à l’économie. Je dis moi qu’il ne faut avoir aucun sens de moralité, d’éthique et gros bon sens pour ainsi conduire l’Humanité à sa perte !

Que font nos entrepreneurs d’ici depuis que la Chine et l’Inde deviennent peu à peu des « joueurs » incontournables du marché économique mondial ? On ferme ici au Québec des usines à tour de bras pour transférer la main-d’œuvre par là-bas à moindre coût ! On prive ici des gens qui avaient atteint un niveau de vie, que n’importe quel être humain souhaite obtenir un jour pour vivre décemment, pour aller donner de l’ouvrage à des gens qui crèvent de faim certainement, mais en ne les rétribuant pas de manière équitable à ceux et celles qui viennent ici de perdre leurs jobs ! Où pensez-vous que le gros du profit ainsi créé artificiellement s’en va ? Dans la poche d’une poignée d’individus qui prônent unanimement l’argument de la « compétitivité » afin de justifier la survie de leur méga-entreprises. Tout cela est de la bouillie pour les chats !

Je pense à Air Canada qui annonçait le 10 janvier des profits de l’ordre de 258 millions de dollars pour 2005, et du même souffle la suppression de 600 emplois. Mais sur quelle planète vit-on pour l’amour du ciel ?

Je pense à notre industrie du meuble au Québec, où l’on voit des milliers d’emplois très payant être transférés en Asie (à des coûts moindres, bien entendu). Idem pour notre industrie du textile. Idem en haute technologie. Et quoi d’autre à venir ?

Comment passer sous silence ce qui se passe chez Olymel présentement ? Après avoir fait l’acquisition de Lafleur, Olymel ne cesse de fermer des usines de production de viandes partout sur l’ensemble du territoire québécois. Encore des milliers d’emplois qui disparaissent, au nom de la sacro-sainte compétitivité !

Croyez-vous que ce diktat néo-libéral et que cette course folle au profit à tout prix procurent à l’ensemble des être humains un partage équitable des richesses ? N’en n’avez-vous pas la rage au cœur ? En fin de compte, c’est à se demander si une révolution ne devient pas une nécessité ?

L’argument de la compétitivité est une « amanchure » pour faire avaler au peuple du Québec l’idéologie du néolibéralisme et la mondialisation.

Non, non et non ! Je refuse de me soumettre à cette dictature néo-libérale, je refuse de me soumettre à la droite, qu’elle soit conservatrice, libérale, adéquiste ou péquiste. Vive le Québec Solidaire !

Le modèle de droite et néolibéral doit être combattu, parce qu’il va directement à l’encontre du bien-être de la personne humaine, à l’encontre du bien commun, point à la ligne.

Le 4 février dernier, le Québec a vécu un moment historique, alors que l’Union des forces progressistes et Option citoyenne se fusionnaient pour devenir Québec Solidaire. Un parti politique de gauche ayant pour seul et unique souci d’apporter au peuple du Québec les véritables solutions aux nombreux problèmes engendrés par les actes des néo-libéraux aux pouvoirs tant à Québec qu’à Ottawa. Les grands axes de notre action ont été énoncés dans la déclaration de principe du parti, c’est-à-dire écologiste, de gauche, démocrate, féministe, altermondialiste, pour un Québec pluriel, souverain et solidaire.

C’est le début d’un temps véritablement nouveau au Québec, dans la foulée des temps nouveaux de plusieurs pays d’Amérique latine, sous l’impulsion des Chavez, Morales et Bachelet, pour ne nommer que ceux-là.

Détournons nos regards et nos oreilles d’un discours mondialiste et néo-libéral, qui est la cause de la fermeture d’entreprises d’ici et de la perte de milliers d’emplois au seul profit de gens qui n’ont aucune morale et qui rendent l’être humain totalement subordonné et esclave d’une économie au service d’une classe de plus en plus riche !

Réveillons-nous avant que cette mondialisation néo-libérale, inéquitable et immorale ait réussi à faire passer le Québec au sein des pays du tiers-monde !

Le néo-libéralisme est une espèce de tumeur à combattre, puisqu’elle est devenue mortelle pour le genre humain. Le meilleur exemple de mon propos pour l’illustrer est le suivant : je suis de plus en plus convaincu que le système boursier est un vice. Quand une méga-entreprise inscrite à la Bourse décide du jour au lendemain de mettre à pied des milliers de personnes humaines au nom du sacro-saint profit, de la rentabilité et de la compétitivité, et que dans les heures suivant une telle annonce et comme par magie, la valeur de l’action boursière de cette méga-entreprise prend subitement et substantiellement de la valeur, alors que des milliers d’hommes et de femmes se voient du jour au lendemain couper les vivres, de riches actionnaires eux, voient leur profits exploser, je trouve cela dégoûtant. Et on nous fait avaler que c’est normal ?

C’est ça que la nouvelle gauche combat aujourd’hui, c’est cette subordination de la personne humaine à l’économie sans cœur, sans âme, n’ayant aucun sens moral qui est combattue !

Appelez-en à vos instincts profonds de survie pour joindre le combat. Regardons au loin et demandons-nous avec honnêteté si le genre humain trouve sa raison d’être dans l’état actuel des choses. Il me semble que la dignité de la personne humaine mérite un peu mieux que cette soumission à un discours politico-économique dépourvu d’humanisme.

Normand Perry

philosophe


DECIPIMUR SPECIE RECTI

(Nous sommes trompés par l’apparence du bien).

11 février 2006




Réactions

  • > Québec Solidarité : une des raisons d’être sur l’échiquier politique.
    13 novembre 2008, par Jean Désy
    24.202.176.***

    Pourvoyeurs de l’état et des riches, voilà ce que nous sommes devenus ?

    À la fin des années 70, le gouvernement canadien accordait un prêt de 4 milliards de dollars à la Pologne pour l’acquisition d’équipement militaire alors que des milliers de contribuables canadiens étaient aux prises avec des taux hypothécaires qui, dans certains cas, excédaient les 20%. La situation financière de la Pologne étant plus que précaire, notre gouvernement a d’abord aboli les intérêts sur le prêt pour finalement le convertir en un « programme d’aide international » et ce, malgré le fait que bon nombre de canadiens ont tout simplement perdu leurs maisons.

    Lors de la dernière campagne électorale fédérale, Stephen Harper n’a cessé de nous répéter que notre système bancaire se portait bien et que notre modèle, bien différent de celui de nos voisins américains, était beaucoup plus solide et stable et que nous n’avions pas à craindre. Pourtant, dans la dernière semaine de campagne, le ministre des finances annonçait un apport financier aux banques canadiennes de 25 milliards de dollars.

    Aujourd’hui, c’est un autre 50 milliards de dollars de nos impôts qui s’envolent vers ces institutions, stables et solides... Je ne peux qu’imaginer comment ces 75 milliards auraient été bénéfiques en santé, en éducation ou sur nos routes. Non ! Il faut encore que l’état intervienne au profit du richissime système bancaire qui, depuis des décennies, nous annonçait des millions et des millions de profits qui n’ont profité que majoritairement aux actionnaires et aux hauts dirigeants. Malheureusement, notre gouvernement nous prouve encore une fois que nous, les contribuables et les consommateurs, ne sommes pas une priorité face à cette course à l’argent et au pouvoir. Ils auront beau dire que cela ne devrait rien coûter aux contribuables, mais ils demeurent dans l’impossibilité de nous démontrer où ils iront chercher ces argents si ce n’est que par l’entremise de nos impôts ou des services dont nous serons privés.

    Et à penser que nous ne sommes pas au bout de nos peines...

    André G. Garneau fiscaliste

  • > Québec Solidarité : une des raisons d’être sur l’échiquier politique.
    14 février 2006, par David Lépine
    65.95.33.5.***

    M. Perry,

    Je suis d’accord avec vous que nous sommes diamétralement opposé sur cette question. Je respecte votre droit et vous encourage à continuer dans vos démarches.

    Ceci étant dit, je vous rapelle que votre document contient les mots suivants :’’Je dis moi qu’il ne faut avoir aucun sens de moralité, d’éthique et gros bon sens pour ainsi conduire l’Humanité à sa perte’’ Ce sont des gros mots impossible à défendre autrement qu’avec la dialectique matérialiste marxiste. Nous savons où cela a mené d’autres peuples, prétendre que c’est l’avenir du Québec est un petit peu exagéré à mon sens.

    De toute façon notre bon peuple aura enfin la chance de voter clairement pour cela aux prochaines élections. Et pour cela, je vous suis reconnaissant. Il est temps de sortir le vrai débat des mains des souverainistes inconditionnels.

  • > Lisez-vous le même texte par rapport à celui que j’ai écrit ?
    13 février 2006, par Normand Perry
    216.137.98.***

    Monsieur David,

    Ayez au moins la rigueur, sinon la décence de lire le même texte et les même mots que j’ai écrit, de grâce.

    Le partage de la richesse n’est pas une question de charité, mais une question de dignité humaine. Il s’agit de faire en sorte que les gens puissent gagner leur vie honorablement, ce que l’application des politiques néo-libérales leur retire en fermant des usines à tours de bras.

    Vous faites la preuve monsieur David qu’il est nécessaire que l’État reprenne le rôle de répartiteur de cette richesse de manière équitable et juste, lorsque vous mentionnez que le Québec se situe au dernier rang des provinces du Canada en terme de dons des particuliers envers les orgnismes de charité. Et ce de l’une des deux manières suivante : ou bien c’est parce que cette richesse est concentré entre tellement de peu de mains (j’entend individus) que les dons ne pèsent pas lourdement dans la balance ou bien cela prouve que cette richesse est conservé trop précieusement entre les mains des individus en question, et je me retiens bien fort pour qualifier ce genre d’attitude.

    De toute façon ce n’est pas la charité qui va rendre la dignité aux gens, mais la possibilité réelle pour chaque personne de pouvoir gagner sa vie honorablement. Comment le faire alors quand la force de main-d’oeuvre d’ici est sacrifié sur l’autel du profit alors que tout ce qui s’appel production s’en va en Asie ?

    De toute façon monsieur Lépine nos vision du monde sont diamétralement opposée, nous aurons beau en discuter toute la nuit, vous tiendrez inlassablement votre discours capitaliste et moi mon discours socialiste.

    Je me console à l’idée que l’arrivé de Québec solidaire a le mérite de ramener dans le débats des idées autre chose que le seul et unique débat constitutionnel qui chrystalise depuis plus d’un quart de siècle le débat politique au Québec, ce qui évite à bien des têtes pensantes d’avoir à aborder des questions profondémment humaine.

    Et l’autre chose qui me console est l’idée que le grand gagnant de ces débats ne seront ni vous ni moi, mais la démocratie et le citoyen, qui aura bel et bien le dernier mot.

    Au plus convaincant d’entre-nous de faire ses preuves sur le terrain.

  • > Québec Solidarité : une des raisons d’être sur l’échiquier politique.
    13 février 2006, par David Lépine
    67.68.243..***

    M. Perry,

    Si votre prémisse était si vraie, comment alors expliquer que parmi toutes les provinces canadiennes, c’est le Québec qui est bon dernier , et de loin, quant nous comparons les dons individuels aux oeuvres de charité.

    Vous affirmez que c’est par générosité que nous devrions favoriser un système socialiste. Moi je vous répond qu’il existe au Québec une industrie de la solidarité qui est plutôt caractérisée par le désir de ses élites de conserver leurs privilèges et avantages sous prétexte de solidarité sociale.

    Je veux que notre société progresse et qu’il y ait un enrichissement collectif, notre désaccord est plutôt sur la façon de s’y rendre que le but ultime.

    Vous croyez que l’état est mieux placé que l’individu pour contribuer à l’essor collectif. Moi je crois le contraire.

    Je n’ai qu’à regarder autour de la planète pour voir que les sociétés les plus évoluées sont celles qui donnent le plus de liberté aux individus. Les pays socialistes ont été, pour la vaste majorité d’entre-elles, des échecs retentissants. À cet état de faits , vous répondez que ce sont quelques tyrans qui en sont responsable, mois je vous dit que c’est la nature même du système socialiste qui finit toujours par favoriser la tyrannie.

    Dans ce système tout le monde était égal, sauf qu’il y en avait toujours qui était plus égal que les autres !

    C’est trop facile de s’accaparer de la vertu en défendant un point de vue et d’accuser l’autre de manquer de générosité. C’est un faux débat.

  • > Fausse prémisse... !
    13 février 2006, par Normand Perry
    216.46.25..***

    Monsieur Lépine,

    Je vais me limiter à attaquer qu’un seul de vos arguments, qui est celui de la création de la richesse, qui est une excuse pour refuser de la partager.

    En fait cet argument est une fausse prémisse, car la richesse existe bel et bien, et la raison pour laquelle il y a résurgence du socialisme en divers endroit du monde actuellement est que cette richesse est concentré entre quelques mains.

    Voilà pourquoi il y a nécessité de faire partager cette richesse, qui a été créée et qui n’est pas partagée.

    Sans vouloir l’admettre, c’est probablement une chose que savez très bien dans votre fort intérieur monsieur Lépine, n’est-ce pas ?

    Normand Perry.

  • > Québec Solidarité : une des raisons d’être sur l’échiquier politique.
    13 février 2006, par David Lépine
    67.68.243..***

    Monsieur Perry,

    Vous me demandez de répondre à un appel du CTC qui craint la désindustrialisation du Canada. On exhorte le PM de coordonner un effort pour éviter ce fléau. Bravo, mais c’est quoi qui est proposé au juste ?

    Est-ce fermer nos frontières aux importations étrangères, si oui quoi faire lorsque nos entreprises exportatrices seront frappées en riposte ? 60% du PIB québécois est généré par nos exportations.

    Est-ce la nationalisation de nos entreprises ? Si oui lesquelles, et où viendra l’argent ?

    Est-ce contrôler la valeur du dollar canadien ? Si oui, comment s’y prendre alors que nous exportons quantités pharamineuse de pétrole et de matières premières, ce qui tend à augmenter la valeur de notre devise.

    Est-ce augmenter les taxes et impôts pour financer la soi-disante sécurité sociale ? Si oui, où prendrons -nous les entrepreneurs du futur qui créeront les produits et services pour créer de l’emploi alors qu’ils auront fui , nous avons déjà les plus haut taux de taxation en Amérique.

    Je ne suis pas contre la distribution équitable de la richesse, mon souci premier est la création de la richesse. À ce que je sache le secteur public et para-public n’a pas un dossier très reluisant pour créer cette richesse.

    Vous m’accusez de sortir les épouvantails quand je ne fais qu’illustrer les nombreux pays socialistes qui ont été un échec retentissant. Vous croyez que M. Gorbatchev aurait été capable de sauver le communisme à lui seul ?

    Est-ce que c’est la ’’bureaucratie extrèmement déficiente’’ qui crée le socialisme ou le socialisme qui crée la bureaucratie déficiente ? Il me semble que poser la question est d’y répondre.

  • > Québec Solidarité : une des raisons d’être sur l’échiquier politique.
    12 février 2006, par Marcel Sarazin
    66.131.248.***
    Vous savez monsieur Perry, je suis entièrement d’accord avec vous, il faut par tous les moyens possibles combattre se grand fléau néo-libéralisme qui empoisonne notre société. Espérer que nos dirigeants politiques actuels agissent au nom de la dignité humaine, c’est déjà trop leurs demander. Les vraies valeurs du respect et de ses grandes bases qui en forment une société, ne sont même plus représentées par aucun de nos gouvernements actuels. Eux-mêmes d’ailleurs, prêchent les profits faramineux à SAQ et Loto Québec, bien avant la dignité humaine. Ce n’est plus qu’une question de temps maintenant, avant que la Chine vienne martelé un grand clou de plus pour l’enfoncer dans notre cercueil déjà trop fermer. Avant qu’il ne soit trop tard, agissons, et appuyons la formation de gauche pour un Québec Solidaire. Prenons notre destiné en main cette fois. Dans mes derniers 60 ans qui sont derrière moi, j’ai tout simplement regardé la société actuelle se dégrader de mal en pire, sans jamais que personnes n’agissent pour le bien de la collectivité humaine.
  • > Seconde réplique à David Lépine
    12 février 2006, par Normand Perry
    216.137.98.***

    Selon une dépêche qui vient de sortir à la SRC (que je vais reproduire ici), je vous invites monsieur Lépine à faire preuve d’imagination et proposer des solutions aux problèmes évoqués dans cette dépêche. On verra bien lequel de nous deux ne sait faire que du réchauffé...

    Sources : http://radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affaires/2006/02/12/001-CTC-Harper-manufacturier.shtml

    « Secteur manufacturier

    Le Congrès du travail interpelle Harper

    Le Congrès du travail du Canada (CTC), le plus grand regroupement de syndicats au pays, interpelle le premier ministre Stephen Harper au sujet des difficultés que traverse l’industrie manufacturière.

    Son président, Ken Georgetti, souhaite voir une solution coordonnée de la part de tous les ordres de gouvernement, en collaboration étroite avec les syndicats et le patronat.

    Dans une lettre envoyée la semaine dernière au premier ministre Harper, M. Georgetti a fait valoir que la plupart des nouveaux emplois créés dans le secteur étaient temporaires ou autonomes, et moins bien payés que les emplois perdus.

    Vendredi, Statistique Canada révélait qu’il s’est perdu quelque 42 000 emplois au cours du seul mois de janvier dans le secteur manufacturier canadien, portant à 200 000 le nombre d’emplois perdus dans ce secteur depuis novembre 2002.

    L’économiste du CTC, Pierre Laliberté, explique ce déclin par la triple pression exercée par le taux de change, les coûts de l’énergie et la concurrence de la main-d’oeuvre bon marché asiatique.

    Cette réalité pousse certains chefs d’entreprise à parler de la désindustrialisation du Canada. »

  • > On sort les épouvantails à moineaux ?
    12 février 2006, par Normand Perry
    216.137.98.***

    Quoi de mieux que de sortir les épouvantails à moineaux du garde-robe pour tenter de faire peur aux gens ?

    On verra bien à l’usage monsieur Lépine de combien de points de pourcentage QS réussira à aller chercher en appui populaire au Québec. Pour le moment, ce qui est important pour les militants du parti est de faire le travail sur le terrain, c’est là que vont se gagner les appuis.

    En ce qui attrait au pays de l’Est, ceux que vous évoquez dans votre réplique, la faillite du système est attibuable non pas à l’idéologie sociale-démocrate, mais bel et bien à une bureaucratie extrêmement déficiente, de même que l’idéalisation du socialisme autour de certaine figures, qui ont été des tyrans. Staline et cie... S’il y avait eu des Gorbatchev dès le départ dans ces pays, il fort probable que l’histoire aurait été fort différente.

    Quoi qu’il en soit nous divergeon d’opinion sur le fond des choses, et c’est très correct ainsi. Les débats d’idées sont le fondement même de la démocratie, et le principe de la démocratie est inscrite au coeur même des énoncés de principe de QS.

    Comment pourrais-je être en désaccord avec un principe que j’appui ?

  • > Québec Solidarité : une des raisons d’être sur l’échiquier politique.
    12 février 2006, par David Lépine
    70.49.201..***

    M.Perry,

    Ce que vous proposez a déjà été essayé dans plusieurs pays et a été un échec universel.

    Je pense à l’ancienne URSS, à l’Allemagne de l’Est, la Roumanie, la Birmanie etc etc.. Tous les pays de forte tendance de gauche n’ont pas réussi à créer assez de richesse pour partager, et de plus ce sont les régimes les plus insousciant sur les questions environnementales.

    Votre proposition est très belle en théorie, sauf qu’en pratique l’être humain est beaucoup plus motivé par son propre bien-être que de celui de son voisin. Penser que le Québec deviendra un jour un paradis socialiste est un rêve utopique.

    Fidel Castro est au pouvoir depuis bientôt 50 ans èa Cuba et son peuple vit dans la pauvreté, la plus grande richesse de ce pays est les remises de fonds par ses expatriés qui ont voté avec leurs pieds.

    Vous avez le droit de promouvoir vos idées et de fonder des partis politiques, alors que dans les ’’paradis socialistes’’ la dissension est toujours fortement réprimée.

    Le Québec Solidarité aura beaucoup de difficulté à ramasser 5% du vote et ses candidats finiront en dernière place sauf dans le châteufort des intellectuels à pipe qu’est le Plateau Mont-Royal.

    Vos arguments sentent le réchauffé des étudiants de CÉGEP des années 70.



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