|
|

|
|
Rouleau Serge
La SAQ arnaque ses clients. jeudi 29 décembre 2005
Franchement, l’arrogance de la SAQ n’a pas de limite.
Les journalistes Jacques Benoît et Marie Tison, nous apprennent dans un article paru dans CyberPresse le 28 décembre 2005, que la SAQ complote avec ses fournisseurs dans le but de flouer ses clients. L’arnaque consiste à suggérer à ses fournisseurs d’augmenter les prix de gros en échange d’une ristourne à être verser directement à la SAQ. Le but visé consiste à maintenir les prix des produits européens à leur niveau actuel malgré la baisse de 17% de la valeur de l’euro depuis le début de 2005. Ainsi, la SAQ continuera de collecter le même montant de taxe puisque celui-ci est un pourcentage du prix payé par la SAQ. De plus, la SAQ bénéficiera d’une ristourne à être versée par les fournisseurs. La fixation des prix dans le but évident de flouer les consommateurs est une pratique commerciale illégale.
Ce genre d’arnaque ne serait pas possible si l’importation et la distribution des boissons alcooliques devaient obéir aux forces naturelles du marché. Il est urgent de mettre fin à ce monopole d’État qui n’a aucune raison d’être.
-
> La SAQ arnaque ses clients.
M.Lamy,
Quand le rapport cite la consommation qui augmente, peut-on vraiement conclure que c’est à cause de la privatisation ? J’ai en tête la démographie gallopante de l’Alberta, l’augmentation des revenus des Albertains etc. qui pourraient être des facteurs beaucoup plus influants sur la consommation. Exemple, en dollars il peut y avoir une augmantation qui ne correspond pas nécessairement à l’augmentation des litres vendus. Les gens plus riches se paient des meilleures bouteilles ?
Regardez le prix des vins français à la SAQ. Alors que les prix en euros chutent en France à cause de la concurrence étrangère et de la surproduction mondiale, combiné au taux de change qui avantage le dollar canadien vs l’euro d’environ 15 % depuis 18 mois, toute chose étant égale par ailleurs, nous aurrions dû nous attendre à une baisse des prix courants d’environ 25%. En réalité, les prix n’ont pas bougé. Est-ce que la SAQ sait combien de ventes sont perdues à l’Ontario ?
-
> La SAQ arnaque ses clients. (Des correctifs sont requis)
Il faut apporter plusieurs correctifs à cet article.
de 1 : la SAQ n’est pas un monopole mais un quasi-monopole : en 2001, il existait 400 SAQ gérées par l’État et 150 SAQ privée (SAQ Agences)
2e : hormis les SAQ il existe énormément d’autres détaillant ès produits alcoolisés : en 2001 "il se vendait déjà des vins et spiritueux dans 9200 épiceries et dépanneurs ainsi que dans 12 000 hôtels, bars et restaurant"
(dixit Stéphane Maissonnas, Prof de marketing a l’UQAM)
3e : l’IEDM n’est pas la seule institution ayant fait des études sur la privatisation des ACLB(anciennes SAQ de l’Alberta) après un très bref survol j’ai trouvé une étude faite par 2 firmes qui affirme qu’il s’agissait d’un mauvais choix.
http://www.policyalternatives.ca/index.cfm ?act=news&call=125&do=article&pA=BB736455
Je vous laisse sur un résumé de cette étude fait par François Desjardins dans Le Devoir du 15 janvier 2005
"Dans un volumineux rapport publié en juin 2003, le Canadian Centre for Policy Alternatives et le Parkland Institute reconnaissaient que le nombre de points de vente est passé d’environ 300 à 1000 et que le nombre d’emplois est passé de 1300 à 4000. Or les salaires ont chuté de 14 $ à 7 $ l’heure, et les prix ont augmenté d’environ 5 % de 1993 à 1994 alors que l’inflation des prix de l’alcool, à l’échelle canadienne, était presque nulle. Ils se sont par la suite stabilisés lorsque le gouvernement a réduit certaines taxes.
L’Alberta croyait économiser au moins 67 millions par année. Quant aux revenus perçus par le gouvernement, ils sont demeurés stables de 1993 à 2001. Selon le rapport, si on tient compte de l’inflation et des modifications fiscales, les pertes de revenus dans leur ensemble se chiffrent à 500 millions de 1993 à 2002.
Le marketing socialement responsable de l’alcool semble moins efficace avec le secteur privé comparativement à un système public », y lit-on. Sans compter les coûts additionnels qu’entraîne la surveillance du commerce privatisé de l’alcool afin d’éviter la contrebande ou la fabrication illégale. Plus loin, il ajoute : « Les facteurs liant la consommation d’alcool et les problèmes sociaux sont innombrables. La consommation absolue en Alberta est élevée par rapport au reste du Canada et grimpe depuis 1997. L’augmentation potentielle des coûts sociaux est réelle. »"
-
> La SAQ arnaque ses clients.
M. Desjardins,
Il est vrai que les forces du marché ne garantissent pas l’honnêteté des joueurs. Comme vous le soulignez, les cas de Norbourg, d’Enron et bien d’autres sont des exemples de ce fait. C’est justement le rôle du gouvernement de fixer les règles du jeu nécessaires pour protéger les citoyens et de faire respecter la loi le cas échéant. Malheureusement, souvent les organismes de réglementation, sont beaucoup trop complaisants. Par exemple, dans le cas de Norbourg, si l’AMF avait fait son travail avec toute la rigueur qui s’impose, elle aurait pu mettre fin aux activités frauduleuses de Norbourg un an plus tôt.
Dans le cas particulier de l’importation et de la distribution des boissons alcooliques, les forces du marché ne garantissent pas non plus l’honnêteté des marchands impliqués. Cela est vrai pour toutes les activités humaines. Toutefois, les forces du marché minimisent les risques d’abus :
Les importateurs auraient tout intérêt à obtenir les meilleurs prix possibles des fournisseurs puisque cela leur permettraient d’améliorer leur marge de profit ou d’augmenter leur part de marché en réduisant les prix demandés aux distributeurs. La SAQ, étant un monopole, n’est pas concerné par de telles considérations. Au contraire, plus les prix des fournisseurs sont élevés plus les profits de la SAQ augmentent.
Pour les mêmes raisons, les distributeurs auraient tout intérêt à obtenir les meilleurs prix possibles des importateurs. Ainsi, les consommateurs obtiendraient le meilleur rapport qualité/prix. Les distributeurs qui offriraient un mauvais service, de mauvais produits ou demanderaient des prix plus élevés que leurs compétiteurs seraient voués à disparaître à plus ou moins courte échéance. Je reconnais que la SAQ offre un service de qualité acceptable, mais elle le fait pour assurer la pérennité de son monopole et non pas pour satisfaire le consommateur.
Si un importateur ou un distributeur gonfle artificiellement les prix il perdra rapidement ses clients au profit de ses compétiteurs. Si l’ensemble des importateurs et distributeurs privés s’entendaient pour fixer les prix au détriment des consommateurs, alors, les organismes gouvernementaux appropriés pourraient enquêter et imposer les pénalités appropriées le cas échéant. Il est possible, même probable, que suite à des pressions politiques certains fonctionnaires manqueraint de rigueur. Toutefois, il y a de fortes chances que ce système soit plus transparent que celui qui prévaut dans le cas de la SAQ où le gouvernement se surveille lui-même.
En conclusion, la plupart des êtres humains vont favoriser les décisions qui servent leurs intérêts. Dans un marché où les fournisseurs compétitionnent la satisfaction (qualité et prix) du consommateur est une condition sine qua non à leur survie. Dans le cas de la SAQ, les gestionnaires répondent d’abords aux priorités des politiciens. La satisfaction des consommateurs est une considération secondaire importante dans la mesure où cela est une embûche à la privatisation. Les politiciens seraient plus enclins à privatiser une SAQ impopulaire.
P.S. Voir l’étude de Valentin Petkantchin
M. Lamy,
C’est un peu facile comme explication !!
-
> La SAQ arnaque ses clients.
Suivit de presse
"La SAQ a reconnu jeudi avoir communiqué avec plusieurs de ses fournisseurs européens, mais affirme que la démarche visait à négocier à la baisse le prix de leurs produits."
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affaires/2005/12/29/002-SAQ-replique.shtml
Pourquoi ne s’en tenir qu’à une version ? Quid de la neutralité axiologique ? On prête de mauvaises intentions à un parti avant même de connaître tous les faits ?
-
> La SAQ arnaque ses clients.
Monsieur Rouleau,
À la lumière des nombreux scandales financiers et commerciaux, vous pourriez peut-être nous préciser comment les forces du marché serait immunisées contre l’arnaque si le privé entre dans le marché de la distribution d’alcool.
Merci,
|
|  |