Marcel Sarazin
Les gens et la deuxième élection
vendredi 2 décembre 2005
Savais-tu que dans la vie de tous les jours qui passent, comme ça, il y a la deuxième élection fédérale ? Eh oui, c’est comme ça en politique ! Malgré la forte avance du Parti libéral dans les sondages, notre « Barbie Nationale » appuyée par le NPD et le Bloc, qui n’a d’ailleurs aucune campagne électorale possible dans cet enjeu complètement fédéraliste, ont décidé d’unir leur force pour faire tomber le gouvernement libéral de Paul Martin. Que les Partis d’oppositions se réjouissent trop hâtivement de leur victoire incertaine, pour l’instant, pourrait leur faire perdre la face le jour du scrutin. Malgré le grand scandale des commandites mis en place par les libéraux, il n’en demeure pas moins qu’ils sortent grands gagnants de cette mésaventure. D’ailleurs, ils partent grands favoris dans la course qui est officiellement lancée. Les seuls vrais perdants possibles dans cette aventure qui prend son envole, sont les Partis d’oppositions. Pour monsieur Harper, entre autres, c’est son avenir politique qui est en jeu. Malheureusement, il se doit de convaincre la population et éviter la défaite sinon, j’ai bien peur que tout sera fini pour lui. Dans la vie, c’est comme ça aussi ! Qui risque rien n’a rien et qui n’a rien ne risque rien. Pourquoi parler de scandale politique pendant une campagne électorale et dépenser 300 millions pour nous convaincre du bien-fondé du rapport Gomery ? Aussi bien attendre patiemment, économiquement parlant, que la démocratie passe son tour pour démontrer son désaccord ! Dans un récent sondage et, ce, malgré le scandale politique qui a ébranlé les libéraux, les canadiens et canadiennes déplorent la corruption malsaine du Parti libéral, mais se disent prêts à passer l’éponge. Eh oui, que voulez-vous ? Nous avons le pardon facile et cette fâcheuse tendance à oublier très vite le mal qui a été fait. Peut-être sommes-nous un peuple trop tendre et compréhensif envers le malheur des autres ? Si les Partis d’oppositions pensent mettre en place un nouveau gouvernement, ils risquent de se tromper amèrement. D’après les sondages actuels, et si la tendance se maintient, on prévoit élire d’ici peu un autre gouvernement minoritaire libéral « Martin ».
Ceci n’est pas une histoire, mais un fait vécu. Moi, je ne raconte pas d’histoire triste à personne. Moi, quand je raconte une histoire, c’est pour faire rire les gens et c’est arrivé dans une ville de plus de 100,000 habitants, à Gatineau le 28 novembre de l’an 2005.
M’oncle Marcel et ses nouvelles