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Paul-Émike L’Heavy
Injustice envers Boisclair

dimanche 6 novembre 2005

Il est injuste et stupide de soutenir qu’André Boisclair serait intrinsèquement incapable d’exercer la gouvernance du PQ ou celle du Québec simplement parce qu’il a déjà consommé de la cocaïne. Penser de la sorte, dans la société d’ici et d’aujourd’hui, relève de la déconnexion la plus complète, jumelée à une ignorance profonde, et assortie des préjugés les plus attardés. Il est également tout à fait incohérent de se montrer intraitable envers cette forme épisodique de toxicomanie, tout en se montrant tolérant vis à vis l’alcoolisme chronique - abstraction faite de la légalité.

Injustice irrationnelle et illogique, donc.

Mais nous sommes en politique, dans cette affaire. En politique, il n’y a guère de place pour la justice, ou le fair-play, ou la bonne foi. En politique, l’adversaire se permet toujours tous les coups - et les plus bas sont les plus payants. C’est inique, mais c’est comme ça. Il est inexorable qu’un personnage politique portant des stigmates comme celle dont est affligé André Boisclair soit fragilisé, handicapé politiquement, sans espoir de rémission, que ça soit juste et rationnel ou pas. Et on n’envoie pas un fragile handicapé à la guerre - encore moins comme commandant.

C’est pourquoi André Boisclair, au nom de l’intérêt supérieur de la cause qu’il défend, devrait se désister de la course à la présidence du PQ. C’est malheureux, mais c’est ce qu’il peut faire de mieux pour l’aider, cette cause.

Paul-Émike L’Heavy




Réactions

  • > Injustice envers Boisclair
    6 décembre 2005, par Paul-Émike L’Heavy
    24.200.41..***

    Parfaitement d’accord pour dire que ce serait une belle réalisation pour un peuple que d’accepter que des personnes puissent se racheter de leurs erreurs, et accéder à des postes importants par la suite. Mais on reste dans les vœux, ici. Les gens sont-ils vraiment prêts ? On peut pas les changer, les gens. En tout cas, semblerait qu’au moins 53,7 % des péquistes le sont, prêts, eux. C’est toujours ça de pris. Mais ne comptez pas sur les libéraux, et sur les fédéralistes en général, pour nous faire des cadeaux. Tant qu’ils sentiront que c’est rentable, il vont taper sur ce clou. C’est la politique. On vient juste de se faire traiter de nazis par Lapierre, y vont pas se gêner.

    De toute manière, il n’est plus temps d’ergoter sur le bien-fondé de la présence de M. Boisclair comme chef du PQ. Il est le chef, point. On devra faire avec, pour le meilleur comme pour le pire. Et, bien franchement, je suis le premier à espérer m’être trompé dans mes sombres prévisions à ce sujet. On verra bien.

  • > Injustice envers Boisclair
    5 décembre 2005, par Sébastien
    70.82.78.2.***
    L’intérêt supérieur de la Cause... Ça me fait rire d’entendre cette ritournelle... La Cause est rendue plus importante que les réalisations que le peuple doit faire pour s’y rendre. Une de ces réalisations serait d’accepter, en tant qu’hommes et femmes de ce Peuple, qu’une personne ayant consommé de la cocaine, par une erreur de jugement candidement reconnue, puisse en être repentie et ne faire l’objet d’aucune discrimination, même pour ladite Cause.
  • > Injustice envers Boisclair
    12 novembre 2005
    24.200.98..***

    Sans vouloir me faire le grand défenseur de Pauline Marois, chère Lucie, j’aimerais tout de même rappeler que celle-ci n’a pas siégé que sur une toilette de luxe, mais aussi sur quelques ministères, dont ceux de la Santé et des Finances - qui ne sont pas les moindres - et qu’elle est loin de n’y avoir laissé que de la merde. Quand vient le temps d’évaluer si une personne est capable de diriger un pays, il me semble que ces données doivent être considérées, elles aussi, non ?

    Paul-Émike L’Heavy

  • > Injustice envers Boisclair
    12 novembre 2005, par lucie
    65.94.86.2.***
    Andre Boisclair ne doit en aucun cas se desister...ceux qui veulent qu,il se desiste ne veulent pas un pays car c’est le seul qui peut gagner une election et faire un pays, au contraire en ayant fait cette erreur il est plus apte a comprendre le petit peuple ce n’est pas mme marois qui peut faire ca car elle est tellement hautaine elle ne connait meme pas c,est quoi avoir a faire un budget familiale avec sa salle de bain qu’elle nous a fait payer 50,000$$
  • > Injustice envers Boisclair
    10 novembre 2005
    24.200.98..***

    Vous êtes bien sévère, M.Desjardins. Entre un clientélisme putassier et le jusqu’auboutisme suicidaire, il y a largement place pour une vision réaliste des choses, qui tienne compte de l’ensemble des données pouvant avoir un impact sur le résultat attendu, le tout sans complaisance outrancière, mais également sans angélisme téméraire. C’est à peu près ce que je préconise, sans avoir la prétention d’en posséder toutes les clés à moi seul.

    Si jai bien compris votre allusion, vous évoquez une éventuelle arrivée de Gilles Duceppe sur la scène québécoise (je ne me résoudrai jamais à dire : provinciale...). Tout d’abord, je voudrais dire que la stature qu’il semble avoir est en bonne partie une illusion d’optique dont la cause est l’absence de tout autre candidat ayant, justement, quelque stature. Mais encore ? Son arrivée ne saurait survenir que, soit après un échec du PQ - et de son ou sa chef - aux prochaines élections, soit, bien plus grave, suite à un échec référendaire - un troisième. Vous croyez vraiment que le Québec souverainiste pourrait se relever de ça ?

    En terminant, je ne dis pas que ça prendrait une divinité pour conduire le Québec à l’indépendance, mais je demeure persuadé que ça va prendre un grand chef. La psychologie des peuples est faite ainsi, que ça soit rationnel ou pas. Dans un précédent article, intitulé Que le véritable Moïse se lève, j’expliquais les prémisses de ce raisonnement. Je ne les exposerai donc pas à nouveau, puisqu’on peut toujours y accéder.

    Merci de votre attention.

    Paul-Émike L’Heavy

  • > Injustice envers Boisclair
    10 novembre 2005, par Claude Desjardins
    24.200.110.***

    Vos craintes sont fondées Monsieur L’eavy, mais il n’y a pas lieu pas tomber dans un clientélisme frileux.

    La souveraineté n’est pas une religion. Donc, nous n’avons pas besoin d’un Pape en état de béatification pour mener la cause à terme.

    Et puis, nous avons une excellente assurance a Ottawa, un homme politique presque en état de grâce comme le fut Lucien Bouchard lors de la campagne référendaire de 1995.

    Comme vous le voyez, je suis loin de partager votre pessimisme.

  • > Injustice envers Boisclair
    8 novembre 2005, par Paul-Émike L’Heavy
    24.200.98..***

    M.Desjardins

    En effet, je pense qu’il est illusoire d’espérer que M. Boisclair pourrait se retirer, au point où nous en sommes. Que les gens votent. Je trouverais catastrophique que le plus probable se réalise, à savoir sa victoire, mais il n’y a plus rien à faire, la machine est en marche. Pour être franc, je ne vois pas l’avenir de notre cause très rose.

    Paul-Émike L’Heavy

  • > Injustice envers Boisclair
    8 novembre 2005, par Claude Desjardins
    24.200.110.***

    L’appel pour qu’il se retire me semble être puéril et nie aux membres le droit démocratique d’avoir le dernier mot en ce qui concerne son sort.

    Peut-être faudrait-il faire confiance au jugement des membres ?

    Qu’en pensez-vous ?

  • > Injustice envers Boisclair
    8 novembre 2005, par Nestor Turcotte
    24.226.237.***

    Le Comité de sélection

    Nestor Turcotte Matane

    Vous êtes enseignant depuis une bonne dizaine d’années. Avant de vous faire engager par l’institution où vous travaillez, la direction a vérifié vos antécédents judiciaires. Maintenant, vous postulez sur un poste que le collège vient d’afficher, en espérant devenir directeur général de votre Cégep.

    Le conseil d’administration reçoit les candidatures. Le comité de sélection arrive sur la vôtre et, dans votre dossier, on y lit que vous avez consommé de la cocaïne alors que vous étiez enseignant. Ces événements se sont déroulés, il y a sept ans, et cela, dans l’exercice de vos fonctions d’enseignant. En ce sens, vous avez exercé un métier honorable en le déshonorant par votre geste irresponsable.

    Selon vous, que va faire, le comité de sélection ?

    Vous êtes soldat. Après de longues années de services, vous postulez pour obtenir un grade dans l’armée.

    Les généraux se réunissent pour examiner votre candidature. Vous avouez, dans votre CV, que vous avez consommé de la cocaïne alors que vous étiez à suivre votre cours d’officier. Les généraux banalisent l’affaire et, par tous les moyens, arrivent à se mettre d’accord sur votre candidature en disant que ce n’est pas si grave que cela. Vous pensez qu’ils diront cela ?

    Que fera le comité de sélection ?

    Vous êtes curé de paroisse ou simple laïc dans l’Église catholique romaine. Vous recevez une lettre du nonce apostolique d’Ottawa, sous le cachet du secret de la nonciature apostolique. On vous invite à vous prononcer sur la candidature d’un prêtre que le Vatican pense nommer bientôt évêque dans un diocèse, tout près de chez vous. Comme cette requête se fait sous serment et que vous devez répondre en votre âme et conscience, vous affirmez que le candidat a quelques fois fumé un joint lorsqu’il était jeune vicaire, pour faire « cool », en présence de groupes de jeunes qu’il dirigeait dans un camp de vacances.

    Que fera le nonce apostolique ? - Je réponds à sa place. Son nom ne se rendra même à Rome comme potentiel candidat à l’épiscopat.

    Vous êtes infirmier dans un hôpital et, tout en exerçant ce noble métier, vous avez suivi des cours en administration, en espérant qu’un jour, peut-être, vous arriviez à atteindre le poste de directeur général de l’institution où vous travaillez. Vous postulez sur le poste qui vient de s’ouvrir.

    Tout candidement, vous affirmez, dans votre CV, que lorsque vous étiez en fonction, comme infirmier, il vous arrivait, lorsque vous étiez fatigué, surchargé de travail, de tirer une ligne au cours de la journée.

    Selon vous, que fera le comité de sélection ?

    Vous avez été ministre dans un gouvernement. Quelques années plus tard, le patron abandonne ses fonctions pour des raisons personnelles. Vous réunissez les signatures réglementaires et vous présentez votre candidature pour devenir chef de ce parti, en cachant délibérément vos anciennes « erreurs de jeunesse ».

    Vous avouez, un peu plus tard, que ce que vous appeliez « vos erreurs de jeunesse » sont en réalité des erreurs de jugement, puisque vous avez consommé de la cocaïne alors que vous exerciez vos fonctions ministérielles. Qui plus est, les dirigeants de votre parti ne disent pas un mot sur ces événements fort graves, ne dénonçant que du bout de lèvres ce geste jugé illégal, selon le code criminel canadien, car qui peut prétendre candidement avoir consommé ladite substance sans la posséder ?

    Si le candidat fautif devait passer devant un comité de sélection, quel serait, selon vous, la décision du comité en question ? En cette fin de campagne au leadership du parti péquiste, imaginez, un seul instant, que vous êtes sur ce comité de sélection. En votre âme et conscience, qu’elle devrait être votre position face à cette candidature pour le moins questionnable, et cela pour le bien de la société civile et pour le bien du parti dans lequel vous militer ?

  • > Injustice envers Boisclair
    8 novembre 2005, par David Lépine
    67.68.235..***

    à M. Christian O.

    Le meurtre est plus grave que le vol à main armée, donc laissons les voleurs tranquilles tant qu’il restera des meurtriers impunis ! Voilà l’essence de votre argumentation ! C’est banaliser un acte criminel ( consommer de la cocaine) commis par un ministre.

  • > Injustice envers Boisclair
    8 novembre 2005, par Paul-Émike L’Heavy
    24.200.98..***

    Bon, je vois que cet article s’est transformé en fil de discussion et qu’il peut vivre de sa belle vie sans mon aide. Ça m’arrange, au fond, car je n’ai vraiment pas tout le temps requis pour veiller sur lui - ce qui ne veut pas dire que je l’abandonne tout à fait.

    Une belle surprise, au demeurant.

    Au revoir.

    Paul-Émike L’Heavy

  • > Injustice envers Boisclair
    8 novembre 2005, par Paul-Émike L’Heavy
    24.200.98..***

    Vous avez raison, Christian O, de dire que les fautes de Boisclair, en elles-mêmes, sont moindres que les malversations que vous évoquez, et je ne dis pas le contraire.

    Mais les libéraux, nos amis communs, ainsi que tous les fédéralistes, se se priveront pas pour autant de ramener continuellement sur le tapis cette affaire, et cela constituera un handicap pour notre cause. Mon estime pour Boisclair - et la vôtre, et celle de bien du monde - n’y pourront rien. Je ne m’attaque pas à lui, je fais un triste constat, qui me semble inévitable.

    Merci d’avoir pris le temps de lire mon article et d’y répondre.

    Paul-Émike L’Heavy

  • > Injustice envers Boisclair
    7 novembre 2005, par Christian O
    69.70.139..***

    Si la plus grande faille d’André Boiclair est d’avoir consommé de la cocaïne, ça me semble bien peu important comparé à des abus de pouvoirs, des gaspillages de fonds publiques et d’autres manques d’éthique. Annoncez nous, quelque chose de plus sérieux si vous ne voulez pas qu’on vote pour Boisclair. Je trouve beaucoup plus grave le scandale des commandites par les libéraux. L’erreur personelle d’un homme versus le plan machiavélique d’un gouvernement et ses sociétés d’état, Voyons-donc ça pas de bon sens. C’est banaliser le scandale des commandites.

    Certains sont en train de béatifier Marois ces jours-ci, je me demande comment elle réagirait sous la même pression ? Sous des attaques aussi vicieuses ?

  • Erreur sur la personne
    7 novembre 2005, par Paul-Émike L’Heavy
    24.200.98..***

    M. Lépine

    Je ne suis pas Madame Brodeur.

    Paul-Émike L’Heavy

  • Poudre aux yeux
    7 novembre 2005, par Paul-Émike L’Heavy
    24.200.98..***

    Réponse à un MP d’Alain Rioux

    (Alain Rioux) Il faut être un idiot gongénital, un illettré doublé d’un crétin atavique pour ne pas comprendre à ce point la bonne marche de l’État en démocratie et oser faire montre d’une opinion politique. La stupidité ou l’infâmie de celui qui minimise l’affaire Boisclair à de la basse politicaillerie démontre l’incapacité mentale d’un demeuré pour comprendre la chose publique. Il faut avoir d’ailleurs la lâcheté du poltron pour ne pas oser publier la réplique d’un lecteur qui sait lui river son clou !.... Celui qui traite les autres d’analphabète montre trop leur capacité de lire en les censurant. Comme disait Courteline : il n’y a rien de plus jouissif que de se faire traiter d’idiot par un imbécile. A bon entendeur, salut !

    Alain Rioux

    (Paul-Émike L’Heavy) Écoute ben, consternant abruti. Tout d’abord, ta réponde-trash a été publiée, et si je n’y ai pas joint la mienne que tu as reçue, c’est que je ne suis pas encore familier avec toute la plomberie du site de Québec-Politique. Affirmer que j’ai peur de tes arguments de carton-pâte montre bien à quel point tu ne sais pas à qui tu as affaire, pauvre demeuré, un fait qui se confirme par ta prétention à m’avoir rivé le clou, en t’improvisant arbitre d’un combat qui te prend tout ton petit change. Tu veux un débat public ? Tu vas en avoir un, attache ta tuque. Pour en revenir au fond de la question, un obscur imbécile incapable de comprendre que toute la question du scandale Boisclair repose strictement sur des considérations politiques devrait s’abstenir de se couvrir de ridicule en venant faire une crise d’hystérie sur un forum réputé intelligent.

    Lis bien lentement, le tata, je ne répèterai pas indéfiniment. Que Boisclair ait fait montre jadis du manque de jugement que l’on sait n’a jamais mis en cause la sécurité de l’État, comme tu le prétends dans ton délire, et surtout ne permet en rien de prétendre, qui plus est après les révélations récentes, qu’il serait susceptible de récidiver. Ce qui le rend incapable d’occuper les fonctions qu’il convoite, ce sont les tares politiques que cet écart de conduite lui a infligées pour de bon.

    En terminant, l’illettré consanguin que tu es devrait de temps en temps ouvrir un dictionnaire. Cela te permettrait, en plus de corriger certaines fautes digne d’un dernier de classe du primaire allégé, de trouver la définition du terme intrinsèquement, notion qui, si elle avait eu l’heur d’être accessible à ton esprit appauvri, t’aurait permis de comprendre le sens de mon propos, et t’aurait évité de te mettre le pied dans la bouche jusqu’au genou. Tout tient dans ce mot, qui fait la différence entre ce qui appartient à Boisclair en propre et ce que ses adversaires (internes comme externes) cherchent à lui prêter.

    Paul-Émike L’Heavy

  • Poudre au nez ou poudre aux yeux ?
    7 novembre 2005, par Paul-Émike L’Heavy
    24.200.98..***

    À Alain Rioux

    Il faut être un analphabète fini pour ne pas avoir saisi dans mon message que je parlais de la capacité intrinsèque de Boisclair de pouvoir gouverner, précaution redoublée à la fin du paragraphe où je dis faire abstraction, justement, des aspects légaux - ou légalistes - de l’affaire.

    Car il faut être un légaliste indécrottable pour penser que c’est cet aspect qui effarouche les gens à ce point, ici. Boisclair n’a d’ailleurs été accusé de rien, à ce que je sache. Il a commis une erreur de jugement, certes, mais qu’était-elle comparée à celle de Lévesque conduisant en état d’ébriété alors qu’il était Premier Ministre, ou de celle du ministre Charron de voler un veston ? Par ailleurs, il faut être hystérique pour évoquer ici la sécurité de l’État. Eût-il été pris en flagrant délit à l’époque, le Ministre Boisclair aurait été démis et vite remplacé, sans le moindre hiatus dans la marche des affaires publiques. Le dommage aurait été politique, strictement.

    Les arguments hypocrites portant sur la criminalité de la consommation de drogue ne sont, au mieux, que des masques voulant vainement tenter de cacher l’arriérisme de leurs porteurs, ou, au pire, un vernis de respectabilité sur ce qui n’est qu’une masse merdique de basse politicaillerie.

    Ce qui incapacite Boisclair, ce sont les règles impitoyables de l’arène politique. Ces règles étant ce qu’elles sont, qu’on les accepte ou pas, il devrait se retirer. Le reste n’est que poudre... aux yeux.

    Paul-Émike L’Heavy

  • Nuance
    7 novembre 2005, par Paul-Émike L’Heavy
    24.200.98..***

    À M.Sarrazin

    Vous avez raison : je n’avais fait qu’effleurer l’aspect illégal de la consommation de cocaïne, un point pourtant important. Je me demande toutefois si c’est bien ce qui effarouche tant les gens, ou si ce n’est pas plutôt la supposée incapacité mentale qu’une telle consommation entraînerait chez celui qui en fait usage occasionnel - auquel cas l’ignorance ou l’hypocrisie reprennent toute leur place.

    Mais, quoi qu’il en soit, le résultat demeure le même : il devrait se retirer. Cependant, je ne suis pas de votre avis en ce qui a trait à une éventuelle expulsion. Pour toutes sortes de raisons, je pense qu’un tel geste nuirait encore davantage à ce parti dont un des principaux chevaux de bataille est la mise sur pied de structures hautement démocratiques, tant à l’interne qu’au gouvernement. Sans parler de la bisbille qui s’ensuivrait, et du risque que par cette bisbille, toutes sortes de squelettes sortent des placards. Déjà assez d’un...

    Merci d’avoir pris le temps de lire mon article et d’y répondre.

    Paul-Émike L’Heavy

  • > Injustice envers Boisclair
    7 novembre 2005, par Claude Desjardins
    24.200.110.***

    La loi sur les drogues relève de la santé publique.

    La vraie victime c’est le consommateur avant le public.

    En autant que Boisclair admet son erreur, je suis prêt à lui faire confiance au grand dam de ceux qui ne rêvent que de l’envoyer en enfer.

  • > Injustice envers Boisclair
    7 novembre 2005, par David Lépine
    67.68.234..***

    Pauvre Mme Brodeur,

    Dans votre empressement à la souveraineté, vous seriez prête à choisir celui ou celle qui a le plus de chances de porter votre cause à la victoire, et ce peu importe ses forces morales, ses qualités intrinsèques de leadership etc.

    M. Boisclair a admis avoir commis un acte criminel lorsqu’il était ministre. Pour moi et pour bien d’autres , c’est une faute majeure démontrant un manque de jugement le disqualifiant automatiquement d’un poste de premier ministre ou même de ministre.

    Que vous soyez ou pas d’accord avec la criminalité de la cocaine n’est point pertinent , ce n’est pas vous ni M. Boisclair qui décidez de ce qui est criminel au Québec et au Canada, ce sont nos législatures dûment élues qui votent nos lois. Cela s’appelle un état de droit.

    Si Claude Charron a dû démissionner pour avoir voler à l’étalage ne veut pas dire qu’il était incapable d’agir comme ministre, mais simplement qu’il ne pouvait agir comme celui qui doit faire respecter les lois s’il ne pouvait pas lui-même s’y conformer.

    Les partisans de M. Boisclair se galvaudent de toutes sortes de théories de complots fédéralistes contre M. Boisclair. C’est ahurissant d’entendre les Sylvain Simard et compagnie dépeindre leur aspirant chef comme une pauvre victime des forces du mal. Que M. Boisclair se regarde dans un mirroir, car il est lui seul responsable de ses déboires.

    Pensez qu’un tel faiblard pourrait mener le Québec à son indépendance est de la pure fabulation. Tant que vous le supporterez, votre cause manquera de sérieux. Qu’attendez-vous d’élire un vrai leader ?

  • Boisclair, cocaïne et pouvoir exécutif...
    7 novembre 2005, par Alain Rioux
    66.130.200.***

    Il est idiot et crétin de ne pas comprendre que ce qui est en jeu dans la question Boisclair, ce n’est pas tant sa consommation de stupéfiant que les circonstances de cette consommation. Il faut faire preuve du manque le plus flagrant d’intelligence politique et de l’idiotie la plus caractérisée pour ne pas saisir que le pouvoir exécutif ne saurait souffrir aucune interruption parce que garant des deux autres pouvoirs de l’État. Cela est si vrai qu’en France, le président ne peut être soumis à quelqu’action de justice que ce soit lors de son mandat et, ici, au Canada, le premier ministre ne peut être obligé de se présenter à la cour comme témoin pour les mêmes raisons et dans les mêmes circonstances. Or, si le pouvoir exécutif confère une telle immunité, réciproquement, il oblige à une responsabilité 24heures/24.Alors que le pouvoir législatif connaît des interruptions lors de la fin des législatures ou lors des élections et que le pouvoir judiciaire ne s’exerce que lors des séances de la cour. Ce sont ces cessations d’exercice du pouvoir qui permettent à leurs madataires un retour total à la vie privée dont ne peuvent se prévaloir les tenants de l’exécutif, pour la même raison pour laquelle ils ne peuvent être traînés en justice lors de la durée de leur mandat : compte tenu de la nécessité de la permanence de l’exercice du pouvoir exécutif pour la sauvegarde de l’État.

    De sorte que quiconque est du pouvoir exécutif, tout ministre en régime parlementaire, se doit de ne pas se mettre en situation d’interruption de l’exercice de ce pouvoir. Par exemple : de se mettre dans une situation incapacitante lors de son mandat ministériel,24H/24, comme le fit Boisclair par sa consommation de cocaïne, lequel ne peut se réclammer ainsi d’un quelconque respect de la vie privée en cette affaire. Aussi, se mettre sciemment en situation incapacitante,alors qu’on est ministre, c’est mettre potentiellement en danger la sûreté de l’État, puisque le pouvoir exécutif est garant des deux autres-législatif et judiciaire. A ce moment, peut-on pardonner une telle erreur de jugement qui a potentiellement mis en danger la sûreté de l’État comme celle de la consommation de cocaïne de Boisclair ALORS qu’il était ministre ? Sûrement pas !

    Ainsi, ce n’est pas la consommation de Boisclair qui est en cause mais la GRAVITÉ de l’erreur de jugement avérée dont il fit preuve. C’est cette gravité qui le discrédite et doit lui ôte toute éligibilité. Ne pas reconnaître cela procède soit du cynisme le plus obtus ou de l’inconscience la plus débile !

  • > Injustice envers Boisclair
    7 novembre 2005, par Marcel Sarazin
    66.131.248.***
    tout ceci mon cher ami n’est pas une question de savoir s’il est capable ou pas de diriger les reines du Parti, c’est une question d’intégrité absolue d’un politicien qui se procure de la drogue illégallement pendant que son propre parti met en place une politique pour la combattre. La consommation et le fait de s’en procurer sont complètement illégaux. il y a des gens qui ont fait moins que lui dans le passer pour se voir obliger de quitter. Malheureusement, Boisclair n’a plus sa place l’image qu’il reflete présentement pour les jeune de demain c’est celui d’un menteur qui se permet de commettre des actes illégaux pour sa cosommation de drogue. Les politiciens se doivent d’être intingre au plus au point, ils sont le reflet de notre société. Que le Parti lui montre la porte s’il s’entête à rester, c’est l’avenir du Parti cette fois qui est en jeu.


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