Marcel Sarazin
Les gens et le rapport Gomery
jeudi 3 novembre 2005
Savais-tu que dans la vie de tous les jours qui passent, comme ça, il y a le rapport tant attendu du juge Gomery. Et oui, que voulez-vous, ainsi va la vie. Tout comme Ponce Pilate qui prit de l’eau pour se laver les mains devant la foule pour ensuite dire, je ne suis pas responsable de ce geste. Malheureusement, si notre Premier Ministre Paul Martin pense se désengager de toutes responsabilités avec le dépôt du rapport du juge Gomery, j’ai bien peur qu’il ne se trompe. D’ailleurs, le manque flagrant de preuves suivi par les parjures de certains témoins clé à la commission, laisse le juge Gomery perplexe pour se voir incapable de se prononcer plus clairement dans son rapport sur la responsabilité entière de tous et chacun. En fait, son rapport ne vient que remplir les trous de mémoire laissés derrière par certains témoins, honteusement représentés avec l’argent malpropre du scandale des commandites qu’ils ont frauduleusement volé pour ne pas exagérer. Comme certains dirigeants du Parti libéral de l’époque ont été ouvertement blâmés et montrés du doigt pour leur trop grande ingérence et déshonneur politique, il n’en fallait pas plus pour que notre « golfeur favori » comme disait si bien mon ami, réplique à la conclusion du rapport embarrassant. Dans la vie, parfois, c’est comme ça aussi. Il y a les blâmeries parlementaires de tous les jours et il y a les autres, officiellement reconnues déshonorables et justifiées dans un rapport honorablement reconnu. Quoi qu’il advienne maintenant du rapport et des poursuites envisagées par tous ceux qui refusent encore d’admettre leur part de responsabilité malgré le rapport concluant de la commission, une chose est certaine, notre bon petit gars de Shawinigan aura laissé sa marque de commerce à jamais dans la mémoire de tous les québécois, comme celui qui a approuvé la mise en marche du plus grand scandale politique canadien à ce jour et sans aucun égard pour la démocratie en soit. Pour ma part, je ne suis toujours pas convaincu du bien fondé des énormes statuts que l’on attribue parfois à certains politiciens du passé pour le dévouement politique. Mais, peut-être devrait-on cette fois, émettre une série spéciale de statuettes pour remettre à chaque député libéral à la chambre en guise d’un triste souvenir du passé, assujetti d’une grosse balle de golf en or 10 carats.
Ceci n’est pas une histoire, mais un fait vécu. Moi, je ne raconte pas d’histoire triste à personne. Moi, quand je raconte une histoire, c’est pour faire rire les gens et c’est arrivé dans une ville de plus de 100,000 habitants, à Gatineau le 2 novembre de l’an 2005.
M’oncle Marcel et ses nouvelles
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