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Normand Perry
Alerte rouge

samedi 8 octobre 2005

L’auteur de l’article suivant est le philosophe Nestor Turcotte de Matane. Avec une dizaine d’autres personnes, dont plusieurs sont membre du Parti québécois, j’appui sans réserve la position énoncée par l’auteur.
- Normand Perry

Alerte rouge

Nestor Turcotte, Matane

Le 15 novembre 2005, les membres du Parti québécois, selon une méthode généralement contestée par tous les observateurs avisés, éliront leur prochain chef. Vraisemblablement, cette personne élue au suffrage universel, dirigera les troupes péquistes lors du prochain scrutin provincial, et, possiblement, sera à la tête des forces indépendantistes, lors du prochain référendum portant sur l’indépendance nationale du Québec.

La présente course à la chefferie du P.Q. ne soulève pas un enthousiasme délirant dans la population. Dans toute l’histoire de l’Occident, il semble que ce soit la première fois que tant de personnes briguent les suffrages à un poste aussi prestigieux que celui de chef de parti. Cette anormalité manifeste, d’une part, que le Parti québécois a perdu sa cohésion interne, et, d’autre part, que la réflexion préalable à la fonction de chef n’a pas été suffisamment faite par un certain nombre d’aspirants au poste convoité.

D’une part, les grands enjeux politiques, économiques et sociaux n’étant plus cristallisés autour de l’objectif fondamental du parti, la dispersion et l’amateurisme guettent cette pléthore de personnes qui souhaitent devenir le futur chef du parti de René Lévesque. D’autre part, ne visant que sur l’image, le spectaculaire, le tape-à-l’œil, tout ce qui est superficiel, les qualités que doit posséder un leader n’ont sûrement pas fait l’objet d’une réflexion profonde de la part des intéressés. Le dicton populaire affirme qu’une société a les chefs qu’elle mérite. On est en droit de se demander, si, dans quelques semaines, le P.Q. se sera doté du chef qu’il méritait et si, dans les circonstances, il ne regrettera pas le choix qu’il aura malheureusement fait quelques jours auparavant.

Les qualités d’un chef

« Tu peux m’en croire, c’est un terrible métier que d’être chef » disait l’empereur romain Marc Aurèle. Le philosophe Emmanuel Kant regardait l’art de gouverner les hommes et celui de les éduquer comme les deux découvertes les plus difficiles de l’existence humaine. De nos jours, il semble que les critères retenus pour le choix d’un chef sont souvent liés à la superficialité, les émotions du moment, la camaraderie, une longue amitié. La beauté physique, la carrure corporelle, l’élégance, la facilité de parole, le sens de l’humour, un certain « sex appeal », le ton et l’expression dans l’élocution, l’emportent très souvent sur la compétence, l’expérience, les années de service. Pris dans la mouvance du changement pour le changement, l’électeur opte pour la nouveauté, l’innovation, le mot accrocheur, la courbe des sondages. La maturation du choix, liée à une longue réflexion, est souvent balayée par les courants d’opinions majoritaires, basés sur un slogan fabriqué par des spécialistes de la communication. Le fond des choses est occulté par l’apparence, la mise en plis du discours, la force d’un mot à la mode, la répétition d’un message ciblé, les formules qui éblouissent l’auditeur, le prêt-à-porter qui engendre la pensée unique.

Quelles qualités ou quelles vertus est-on en droit de trouver dans tout aspirant à la direction de la communauté civile ? L’histoire de la philosophie enseigne que la prudence, au sens étymologique du terme, doit être la vertu première du chef d’État. Malheureusement, une fausse notion de la prudence évoque, chez la plupart des gens, l’idée de précaution, de crainte, de manque d’audace. Rien de plus faux. Le chef est celui qui voit plus loin et qui peut, - parce qu’il a l’intelligence des faits et la compréhension de toute la réalité - oser faire avancer son peuple, le conduire plus loin. La prudence, selon les dictionnaires, où sont consignées les bonnes définitions, est la vertu qui permet de prévoir et, par la suite, d’éviter les fautes et les dangers qui guettent le fonctionnement de la vie commune. Le Moyen âge, là-dessus, nous sert une excellente leçon : « La justice et la prudence contiennent virtuellement toutes les qualités requises pour bien gouverner ». Comme il revient au chef de le faire, la prudence et la justice doivent se retrouver chez celui qui aspire à diriger la nation.

Avant d’élire un chef, tout citoyen responsable doit se poser une seule question : qui a l’expérience de vie suffisante, l’intelligence qui le rend apte à voir l’ensemble de la réalité, à établir la justice, à faire triompher le bien commun de la cité ? Les autres considérations, telles la beauté, la stature physique, les habiletés individuelles, doivent passer au second rang. Les médias n’aidant pas, il n’est pas facile, de nos jours, de retenir la sagesse et les leçons de l’humanité sur un tel sujet.

Les aspirants

Le Parti québécois innove dans la présente course à la direction du parti. Le nombre de candidats, beaucoup trop élevé, étonne n’importe quel observateur attentif. Puis, l’origine des candidats, fort disparate, étonne encore davantage. Comment concilier un écologiste flamboyant avec un syndicaliste-gauchiste prônant la ligne dure face aux multinationales ? Comment faire vivre ensemble un candidat volubile et attentiste de centre-droite, au passé nébuleux, avec une ancienne ministre aux multiples ministères et qui a laissé, dans son sillage, de bons souvenirs, mais aussi bien du mécontentement ? Comment marier un chevalier de la rupture dès le lendemain de l’élection du P.Q. avec un député-chevalier de la bonne forme physique ? Comment harmoniser un mandarin d’État, aux longues années de service sous plusieurs gouvernements, avec un bloquiste déchu, qui a la facilité et la capacité de faire rire l’auditoire, lors des débats super-encadrés du parti qu’il veut diriger ?

Le choix n’est pas facile et il n’est pas étonnant d’entendre Bernard Landry, à rebours, dire qu’il serait encore le meilleur pour conduire ce parti qui ne lui a pas suffisamment renouvelé sa confiance en juin dernier. C’est en retournant aux critères énoncés plus haut, pour le choix d’un chef, que la réponse viendra le plus aisément.

Les aspirants au poste de chef du Parti québécois doivent se demander s’ils ont les qualités requises pour atteindre ces hautes fonctions, s’ils ont les vertus nécessaires pour accomplir noblement la direction des affaires de l’État. Il revient aux militants, dans le cas qui nous occupe, de voir si l’un d’entre eux a ces exigences fondamentales. Il reviendra aux électeurs, par la suite, de décider, si le choix fait en novembre prochain, est convenable pour faire de cette personne un éventuel Premier ministre.

Quoiqu’il en soit, il semble bien que, peu importe les époques et les situations conjoncturelles, le citoyen exige et exigera toujours de celui qui veut se placer à la tête de la nation, une certaine intégrité morale. Sachant que la perfection n’est pas de ce monde, on présume que celui ou celle qui aspire à prendre les rennes de l’État, incarne un certain modèle de vie, un idéal vers lequel tout citoyen peut regarder, en se disant fier des gestes posées par celui qui dirige sa société. On attend d’un chef, qu’il soit respectueux du bien commun, qu’il en fasse une distribution juste et équitable et qu’il fasse respecter les lois qui gouvernent la société dont il aura à diriger la destinée. En bref, qu’il soit près de ses pairs, sans échapper lui-même aux normes et aux lois qu’ils promulguent au nom du bien de tous.

Le cas Boiclair

La course à la direction présente du Parti québécois comporte, cette fois-ci, une particularité qu’il ne faut pas traiter à la légère. Pour la première fois dans les annales politiques québécoises, un des candidats officiels, André Boisclair, a avoué avoir consommé de la cocaïne alors qu’il était en fonction ministérielle. Le candidat Boisclair a, jusqu’à présent, bénéficié de la clémence et de la tolérance des Québécois. Ceux-ci semblent lui avoir pardonné une « erreur de jeunesse » (sic) qui se serait produite alors qu’il était dans la trentaine. Ce n’est qu’à la suite de questions, plusieurs fois répétées, venant de la meute de journalistes qui le poursuivaient, qu’il a finalement avoué son passé plus que troublant.

L’aspirant à la chefferie du P.Q. et de poste de futur Premier ministre du Québec a dit qu’il avait répondu à toutes les questions et que l’affaire, pour lui, était terminée. Rien de moins certain. Force est de constater que « l’affaire Boisclair » est loin d’être close et qu’il reste, dans le décor, autant de questions à poser que de réponses obtenues à l’arraché. La possession et la consommation de drogues dures, selon les lois de notre pays, est un acte criminel. Passible habituellement de sept ans d’emprisonnement. Aucun citoyen ne peut faire fi de cette réalité, encore moins quelqu’un qui occupe un poste de responsabilité dans l’appareil gouvernemental ou qui aspire à en occuper un encore plus élevé.

Mais il y a pire encore dans le cas Boisclair. Le geste qu’il a posé, il y a quelques années, manifeste de sa part, un manque de jugement grave, une absence de responsabilité en regard de la fonction occupée. Le poste ministériel en est un à plein temps. Toute personne qui l’occupe ne peut, à un moment donné, occasionnellement, faire comme...s’il ne l’occupait pas. André Boislair peut bien continuer à briguer les suffrages des membres du P.Q. pour, éventuellement, occuper le poste de chef de sa formation politique, mais il devra, tôt ou tard, répondre aux questions laissées en suspens, qui trottent dans la tête de ceux qui le regardent aller. Les « erreurs de jeunesse », comme il les appelle, sont devenues, pour lui et pour tout le Québec, « des erreurs de ministre ». Deviendront-elles, dans le temps, des « erreurs de premier ministre » ? La réponse ne peut venir que de lui.

Quoiqu’il en soit, sur le terrain, bien des questions fondamentales, reliées à sa consommation de cocaïne, alors qu’il était ministre, demeurent sans réponse. La cocaïne n’est pas un produit vendu au dépanneur du coin. Elle ne peut se vendre que dans et par le monde criminalisé, et en acheter, ou en consommer, c’est soutenir, indirectement ou directement, ce monde, que tout gouvernement cherche à contrer, le voyant comme une plaie sociale à éradiquer. Si, à l’intérieur d’un gouvernement, un des membres, nommé par le Premier ministre, consomme un produit illégal, alors que le gouvernement dont il fait partie essaie, par tous les moyens de combattre le fléau des drogues dures vendues par le monde interlope, à quelle conclusion doit-on en arriver ? A l’époque, les Premiers ministres impliqués ont-ils failli à leur tâche en fermant l’œil sur ce qui se passait ? Comment expliquer leur silence, sur un sujet aussi grave, dans la présente course au Parti québécois ? Voici donc, selon moi, les dernières questions auxquelles doit répondre André Boisclair, avant le vote fatidique du 15 novembre : d’où provenait la drogue qu’il dit avoir consommée alors qu’il avait des responsabilités ministérielles ? A quelle fréquence et avec quelle intensité a-t-il consommé ces drogues illégales ? Est-ce qu’il achetait-lui-même ces drogues illégales et qui payait ? Toutes ces questions demeurent toujours sans réponse et il importe que le candidat Boislair éclaire les péquistes sur ce passé plus que ténébreux. Ceux-ci veulent voter, le 15 novembre, en toute lucidité.

Le grand risque

Le 15 novembre prochain, les militants du Parti québécois éliront le chef de leur parti. Ils choisiront, peut-être, celui qui, dans deux ou trois ans, deviendra le chef de l’État québécois. Ils devront se rappeler, en exprimant leur volonté par mode de scrutin secret, qu’ils confient à une personne le soin de diriger éventuellement la nation québécoise et que cette personne, il va sans dire, devra être au-dessus de tout soupçon. Quiconque participe à l’élaboration des lois, les vote dans le Parlement, doit donner l’exemple à tous ceux qui l’ont élu à ce poste, en essayant lui-même d’observer le mieux possible les lois auxquelles sont assujettis ses commettants. Quelle crédibilité resterait-il à un législateur qui voterait des lois en se plaçant lui-même, ou en s’étant sciemment placé au-dessus des lois qui devraient régir sa propre conduite personnelle et publique ?

Pour camoufler certains gestes plus que répréhensibles, André Boisclair parle, devant ses pairs, de frasques de jeunesse, d’erreurs du passé. C’est verser dans l’euphémisme facile. Sa consommation de cocaïne ne remonte pas aux calendes grecques puisqu’il utilisait ce stupéfiant alors qu’il était ministre dans l’ancien gouvernement péquiste. C’est un geste, pour un ministre et pour tout citoyen, qui est loin d’être banal. Un journaliste, bien connu du Québec, affirme, dans un papier publié récemment, que la coke est une substance illégale, (...) dont le trafic est contrôlé par le crime organisé. Cette petite phrase résume toute la situation. Que chacun, y compris le candidat Boisclair, en prenne bien acte !

Enfin, le comportement antérieur de l’ex-ministre péquiste est un mauvais exemple pour la jeunesse qu’il dit représenter. De plus, son geste compromet gravement l’idéal de la libération nationale du peuple québécois. Devenu Premier ministre, il sera toujours celui qui n’a pas obéi aux lois de son pays, en fonction ministérielle. Plus encore, comment arrivera-il à se faire respecter dans son propre conseil des ministres alors, qu’occupant lui-même ce poste, il n’a pas respecté les exigences d’une telle fonction ? Il revient au chef d’État, par le biais de la Sûreté du Québec, d’enquêter sur le passé d’un membre du futur conseil des Ministres, afin, éventuellement de l’exclure d’une telle charge, si celle-ci trouve quelque chose de répréhensible dans son passé. Boisclair, Premier ministre, passera-t-il alors l’éponge sur « les frasques de jeunesse » de ses pairs pour éviter de se faire reprocher les siennes, issues d’un passé récent ? Et que penser du monde criminalisé avec lequel il a peut-être eu des liens ? Sera-t-il lié à celui-ci à cause de gestes antérieurs et ce faisant, ne sera plus libre de poser certaines actions qui touchent le bien commun, la bonne marche de la collectivité pour ne pas se faire dénoncer par un monde avec lequel il a possiblement eu des liens ? Pour moi, et pour tant d’autres, ces allégations, fort graves, suffisent à disqualifier immédiatement Monsieur Boisclair dans la course à la chefferie du Parti québécois. Ce dernier avoue qu’il a consommé, rappelons-le une autre fois, en fonction ministérielle, une substance jugée illégale par nos lois canadiennes. De plus, il n’a pas dit, à ses concitoyens, au début de cette affaire, toute la vérité sur ce geste illégal et ainsi, a brisé le lien de confiance entre lui et la population du Québec. Enfin, tentant de gérer cette crise qu’il a lui-même enfantée, il démontre déjà, à la face de la nation québécoise, qu’il n’a pas la maturité et la sagesse pour la conduire où il pense vouloir la mener.

En politique, la sincérité ne remplace jamais la vérité. Les actes antérieurs de monsieur Boisclair, loin d’être banals, prêtent à interprétation. La cause qu’il entend diriger, soit l’indépendance nationale, a besoin d’un homme expérimenté, au passé sans tache, capable d’absorber les critiques, d’où qu’elles viennent. Les adversaires de la libération nationale du Québec seraient trop contents de croiser sur leur route, un chef en situation de constante défensive. Avec tout le respect que je dois à l’homme, il me semble que le poste de premier ministre et de futur président de la République du Québec doit être réservé à quelqu’un d’autre que lui.

Boisclair ne peut accéder au poste de leader de la nation, en traînant toujours un boulet qui va le clouer à son passé, et qui, le temps venu, l’empêchera de toujours avancer, visière levée, devant le peuple qu’il veut possiblement libérer. L’alerte rouge est placée devant les militants. Il leur revient de la remarquer avant qu’il ne soit trop tard.

Les noms suivants appuient sans réserve la position de Nestor Turcotte :

Bergeron, Jacques PDG ; Grégoire, Mme Olive retraitée ; Raymond, Ghislaine professeur de français retraitée ; Roy, Paul-Émile professeur de français retraité ; Cloutier, Mireille infirmière retraitée ; Bergeron, Beaudoin, ING et PDG ; Saint-Denis, Yves professeur et historien ; Berbery, Joseph professeur de droit retraité ; Potvin, Luc Technicien en RH et rédacteur ; Blouin, Jean administrateur ; Tremblay, Éric Me avocat ; Bélanger, Louis-François, professeur de Cégep ; Chabot, Sébastien étudiant au doctorat en lettres et écrivain ; Frucchi, Dino chercheur sciences de la santé retraité ; Perry, Normand philosophe.




Réactions

  • > Alerte rouge
    12 octobre 2005, par M. bergeron
    70.82.41.2.***
    Peut-on croire que la société en est rendu là. Depuis l’affaire Boisclair je remarque à quel point nous retrouvons de la drogue dans les films et la télé. Je ne porte pas de jugement mais je crois qu’un débat aurait été préférable mais les médias s’acharne sur Boisclair et les valeurs morales des jeunes d’aujourd’hui. Je comprends ce fléau à 58 ans mais comment pouvons nous être si hypocrite. La drogue est partout parfois légale chez les plus âgés et le contraire chez les jeunes. Pourquoi les journalites ne dénoncent jamais cette cathégorie de drogué ou les ivrognes ? Personne n’a le courage de mesurer le pour et le contre. C’est un ministre qui a bien fait son travail à mon avis contrairement à l’attaque des médias le traitant de coquille vide. Vous ne parlez pas de M. Legendre pour qui en dehos du sport... je vois même catastrophique s’il fallait...Peut-être sans faute reconnu mais chéri des fédéralistes, déjà subventionner par eux même encore avec sa biographie vide. Il est le seul expérimenté avec les médias et je vois qu’il est adoré de radio Cadnas. Attention les souverainistes depuis le temps que nous sommes dans un parti sclérosé s’il fallait que Legendre se faufille entre Marrois et Boisclair ce serait à mon avis la pire catastrophe. Depuis des années que je discute avec de grands souverainistes et je viens de tomber sous ma chaise lorsqu’il disent un homosexuel et une femme...souffrez-vous du même problème. Voyez y hier la biographie de M. Legendre "humilité" comment faire autrement pour se présenté avec si peu de bagage 2 ans d’expérience, sa vie dans le tennis et les commandites, sa formation récréologue, écrire un livre dont plus de la moitié est sur ses discourts de 2 ans de vie politique HOW ! Nous refusons cette forme de politique où tout est axé à occupé les gens. M. Boisclair n’est pas seul au gouvernement, nombreux de ministres dans ses rangs. Je donne la chance à toute son équipe et pour les médias je veux dire soyez aussi critique pour les autres peut être serions nous surpris...Le premier pouvoir sont les médias je crois alors réveillons-nous. Remarquez les belles prises de vue de Legendre à radio Cadnas seulement lui, Parrisella faire les mérites de ce poulain et tous les fédéraliste. Si c,est ce que vous voulez c’est bien parti. André
  • > Alerte rouge
    8 octobre 2005, par Sébastien Hotte
    142.169.18.***

    Excellent texte soumis M. Perry. J’endosse à 100% ce texte.

    C’est un secret de polichinelle de savoir où il se procurait sa cocaine : dans le coin du marché Jean-Talon.

    Sur la question qui payait ? Son chef de cabinet, Luc Doray, s’est fait accuser au criminel d’avoir fraudé pour 30 000$ le gouvernement pour se payer de la coke et des partys et ce, dans la même époque où on reproche la consommation de cocaine d’André Boisclair. Je n’ai pas de preuves formelles qu’André a bénificié de ce 30 000$ là pour sa propre consommation mais il faut avouer que le rapprochement est facile à faire.

    Je me souviens du scandale de Gagliano où tous les souverainistes étaient scandalisés d’apprendre que le FBI l’associait à la pègre italienne.

    Quand on parle de pègre italienne, on parle de blanchiement d’argent, de traffic de stupéfiants, d’extorsion, de prêts usuraires, de meurtres, bref de tout ce qui répugne la population.

    La cocaine, tu peux l’acheter de 2 sources : soit des proches de la pègre ou soit à des proches des motards. Deux organisations criminelles puissantes.

    N’y a-t-il pas possibilité de conflits d’intérêts si Boisclair est élu ? Est-ce que Boisclair n’aura pas une épée de Damocles au-dessus de sa tête s’il est élu ? En tant que chef d’État, va-t-il oser s’attaquer à ce fléau ?

    Pour moi, si les Québécois votent pour Boisclair, ils votent aussi pour le laisser faire contre les groupes criminels qui auront même une oreille attentive en la personne du Premier Ministre ("Si tu passe cette loi-là, on dévoile des choses sur toi"). Le crime organisé aurait donc André Boisclair par les couilles et ça, c’est inacceptable.

    Les Boisclairiens ou les pro-tolérants du Québec me diront : "Ben oui, ben oui, encore du dénigrement nuisible à la cause venant d’un militant péquiste." Je vous pose ceci aux supporteurs d’André Boisclair : "Est-il dans le domaine du possible qu’une telle épée de Damocles existe au-dessus de sa tête ?" Si vous dites non, donnez-moi donc des arguments.

    Sébastien Hotte Militant péquiste Étudiant en droit

  • > Alerte rouge
    8 octobre 2005, par Marco D.
    206.47.85..***
    Un excellent article de M.Trurcotte. M.Turcotte exige des clarifications quant à la provenance et la consommation de la cocaïne comme la plupart des citoyens, malheureusement ça ne se produira jamais selon moi. M.Boisclair dit avoir tourné la page pour une raison très simple. L’ex-ministre a fait ce que nous appelons en droit un aveu extrajudiciaire. Il a avoué la commission d’un acte criminel et il s’est donc ainsi auto-incriminé. Faute de clarification, la Couronne ou même le simple citoyen (via la plainte privée) ne peuvent efficacement porter plainte contre Boisclair et cela, malgré sa confession. Combien avait-il en sa possession ? Possession simple ou dans le but de trafiquer ? Ou s’est-il procuré la cocaïne ? Aujourd’hui, le meilleur allié de Boisclair demeure le silence, il n’a guère d’autres choix que de tourner la page. S’il confesse et clarifie certains points, il risque fort bien de voir des accusations criminelles portées contre lui. Merci pour cet excellent texte ! Salutations


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