Marcel Sarazin
Les gens et la grève du grand dérangement
vendredi 2 septembre 2005
Savais-tu que dans la vie de tous les jours qui passent, comme ça, il y a la grève du secteur scolaire ? Eh oui ! Malheureusement, c’est comme ça. À mon époque, et bien avant que je prenne le chemin de ma première rentrée scolaire, j’avais déjà une bonne idée du respect d’autrui et de la tolérance acceptable dans la société. Ma pauvre mère ne cessait de me le répéter au quotidien. Aujourd’hui, les enfants du primaire, qui se rendent à leur toute première rentrée scolaire, se voient refuser l’accès par leur institutrice, brandissant en main des enseignes syndicales et criant l’indignation du gouvernement démocratiquement élu. Avant même qu’ils mettent les pieds dans l’école, les enfants apprendront, par les grévistes, les gestes d’une société en mal de comportement. Comme promis au printemps dernier, les syndicats sont au rendez-vous à la confrontation pour tenter de faire bouger le gouvernement « Charest » et son équipe. Malheureusement, depuis le début de ce conflit, le gouvernement ne cesse de répéter que les coffres sont vides et que l’offre de 3.2 milliards de dollars est suffisamment raisonnable et finale. Dans la vie, parfois, c’est comme ça aussi. Quand l’insatisfaction de notre condition salariale se fait trop sentir, il reste toujours la possibilité d’aller voir ailleurs. Je peux très bien comprendre les moyens de pression actuels du syndicat, sans nécessairement les appuyer pour autant, mais actuellement, ce sont les étudiants qui en payent le prix. Ils prennent les enfants en otage et tout ça risque d’être très mal perçu par la société. De plus, il ne faut pas oublier tous les problèmes qu’engendre la grève du grand « dérangement » pour plusieurs parents qui ne peuvent pas s’absenter de leur travail au risque de perdre leur emploi. On ne peut pas demander aux parents de rester à la maison avec leurs enfants pendant que la grève perdure. À en voir l’indifférence du premier ministre Jean Charest et de ses acolytes, j’ai bien peur que les organisations syndicales devront, cette fois, prendre un certain recul et, peut-être même, attendre à la prochaine élection pour signifier leur désaccord. Il ne faut pas oublier en plus la grogne de la population qui gagne du terrain à chaque jour qui passe. Comme les conditions monétaires restent indiscutables, peut-être que le syndicat devrait s’asseoir à la table pour tenter d’accélérer le processus de la convention et mettre fin au désordre social qui règne présentement.
Ceci n’est pas une histoire, mais un fait vécu. Moi, je ne raconte pas d’histoire triste à personne. Moi, quand je raconte une histoire, c’est pour faire rire les gens et c’est arrivé dans une ville de plus de 100,000 habitants, à Gatineau le 31 août de l’an 2005.
M’oncle Marcel et ses nouvelles
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> Les gens et la grève du grand dérangement
Nette amélioration de l’orthographe depuis votre dernière chronique. Poursuivez dans cette voie. Bravo.