Marcel Sarazin
Les gens et retour politique
vendredi 29 juillet 2005
Savais-tu que dans la vie de tous les jours qui passent, comme ça, il y a les gens et le retour politique. Suite à sa démission trop hâtive sûrement et irréfléchie, au congrès de juin dernier, Bernard Landry sonde le terrain actuellement, pour regarder toutes les avenues possibles qui le placeraient gagnant dans une future course à la chefferie. Différentes manœuvres organisées par ses amis et voir même un site Web mis en place pour étudier à fond la grande question qui se pose cette fois, avant de poser un second geste d’impulsivité. Malgré toute la grande passion qui coule dans ses veines de québécois endurci et de son grand amour du Québec dans son cœur de patriote, un dernier sondage le place en deuxième place derrière « André Boisclair ». Peut-être a-t-il été mal conseillé, ajoutez à ceci son grand enthousiasme de fierté québécoise, pour aveuglément se voir à sa succession. Quoi qu’il en soit, comme tous les autres candidats ont déjà entamé leur course folle, Monsieur Landry trouverait difficilement le respect de ses adversaires pour tenter de se tailler une place. Malheureusement, c’est la triste réalité des faits, il est déjà trop tard pour tenter de racheter son erreur. Au risque de me faire mal comprendre, politiquement parlant bien sûr, Bernard Landry a creusé sa propre tombe. Il a choisi de démissionner, il aurait dû plutôt relancer la course à la direction du parti pour ensuite se représenter. Partir pour revenir en politique est chose rare et à ma mémoire d’homme, Trudeau et Bourassa semblent être les deux seuls candidats à avoir accompli cet exploit. Dans la vie, c’est comme ça aussi. Les gens partent pour ne jamais revenir et d’autres, reviennent pour ne jamais partir. C’est triste à dire et avec tout le respect qu’il mérite, c’est vraiment la fin cette fois, une fin qui ne semble plus avoir de fin d’ailleurs. Il devra se décider à mettre de coté son orgueil pour enterrer lui-même, « Bernard Landry ». C’est autant triste et regrettable à la fois, de voir le grand rêve de toute sa vie s’écrouler dans l’espace d’une décision. C’est pourtant un grand guerrier, dévoué entièrement pour sa cause et son peuple, que peu d’autres aujourd’hui pourraient se vanter d’en dire autant, qui aurait assurément mené ses troupes à une victoire certaine.
Ceci n’est pas une histoire, mais un fait vécu. Moi, je ne raconte pas d’histoire triste à personne. Moi, quand je raconte une histoire, c’est pour faire rire les gens et c’est arrivé dans une ville de plus de 100,000 habitants, à Gatineau le 23 juillet de l’an 2005.
M’oncle Marcel et ses nouvelles http://pages.videotron.com/cocoboy/ http://www.onclemarcel.sphosting.com/