Marcel Sarazin
Les gens et la démission Landry
mercredi 15 juin 2005
Savais-tu que dans la vie de tous les jours qui passent, comme ça, il y a des démissions que les gens retardent le plus longtemps possible pour mille et une raisons. La démission retardée de Bernard Landry suite au vote de non confiance ne fait qu’empirer les choses pour le Parti mal en point cette fois. Une démission qu’il aurait du remettre d’ailleurs, le lendemain de sa défaite électoral. Préférant s’accrocher au pouvoir à tout prix plutôt que de suivre le chemin de la démocratie, il est resté en place, malgré les sondages impopulaires à son égard et toute la zizanie au sein du Parti lourdement déchiré. Il quitte aujourd’hui, mais, forcément, un départ précipité à la fois, qui laisse le Parti Québécois dans une fâcheuse situation. Dans la vie, parfois, c’est comme ça aussi. Il y a des départs volontaires qui son involontaires. Laisse-moi te dire, que le petit monsieur Charest est loin de se réjouir de la grande nouvelle du jour, avec son taux d’impopularité de 77% dans les sondages en mal de croissance c’est le prochain à se faire demander poliment sa démission. Pour ma part, bien sûr, à chacun son opinion. Malheureusement son départ forcé est un grand besoin nécessaire, pour rajeunir le Parti en mal d’idées. Son malheur à lui fait beaucoup le bonheur de tous les autres qui attendent impatiemment depuis longtemps sa place. Maintenant c’est l’après l’Landry et la course pour un nouveau chef est officiellement lancé. Par mis les candidatures possibles à la direction des noms, très connus du trop déjà vue même, Marois, legault, et Boisclair. Malgré tous les présents candidats, aucun d’entre eux ne peux mener les troupes à une victoire possible tellement ils sont impopulaires dans les sondages. Mais, comme les gens ont la soif du pouvoir absolu au risque même de se voir impopulaire dans l’opinion publique, j’ai bien peur que le Parti risque de se retrouver dans la défaveur des électeurs. On ne gagne malheureusement pas des élections juste par la possession du pouvoir, mais par les sondages favorisants, qui ne mentent jamais d’ailleurs. Et oui, que veut-tu, c’est ça le pouvoir, pour « certain » c’est même plus important que de gagner. Reste à espérer que le divin « Gilles » Duceppe de son prénom, prenne la bonne décision.
Ceci n’est pas une histoire, mais un fait vécu. Moi, je ne raconte pas d’histoire triste à personne. Moi quand je raconte une histoire, c’est pour faire rire les gens et c’est arrivé dans une ville de plus de 100,000 habitants, à Gatineau le 6 juin de l’an 2005.
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> Les gens et la démission Landry
La réplique de l’auteur
Suite à ma chronique sur la démission de Bernard Landry, je tiens à éclaircir les faits, avant que la critique de certains lecteurs s’empare de la colère. D’abor, soyez assurer, que je ne conteste pas son honorabilité et encore moins son intrigué, pour moi il demeure une personne très noble. Au risque de me répéter, son leadership a été lourdement critiqué dans les sondages de l’époque au lendemain de sa défaite électoral. Malheureusement, pour lui, il aura beau être le meilleur chef au sein de son Parti, mais avant toute chose, il se doit de gagner le cœur des électeurs. Un Parti gagne ses élections dans les sondages favorisants seulement et non pas par la prise du pouvoir comme chef du Parti. Ceci étant dit, je reste sur mon analyse des faits, il aurait dû remettre sa démission au lendemain de la dernière élection, plutôt que de se voir attendre à plus tard, pour redonner un élan au Parti déchirer par la défaite. Son présent départ se veut forcément forcer, son « leadership » est aussi contesté par les « sondages favorisants », qui le place à 50% dans la faveur des intentions de votes. C’est malheureusement infusant pour un Parti, qui veut reprendre le pouvoir. Et oui, c’est comme ça dans la vie. La grande bonté des gens n’en fait pas nécessairement de grand gagnant pour autant.
Marcel Sarazin (Auteur)
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> Les gens et la démission Landry
Pour une rare fois monsieur Sarazin, je suis en désaccord avec votre analyse de la situation.
Bernard Landry a été un leader et a agit, en tout état de cause, de lieu et de temps en véritable chef d’état. Jusqu’à sa démission, il fut le seul au Québec à pouvoir porter ce titre honorablement.
La vraie question qui doit être posée à ce moment-ci de l’heure des bilans parlementaires est la suivante : comment Jean Charest peut-il justifier de demeurer en poste comme premier ministre du Québec, alors qu’il atteint (peut-être bientôt dépasser) 80% d’insatisfaction dans la population, alors que l’ex-chef de l’Opposition officielle et du Parti québécois lui, a jugé qu’il était de son devoir de quitter à 24% d’insatisfaction dans son parti "par respect pour la démocratie" avait-il déclaré au soir de sa démission ?
Normand Perry Président PQ de Soulanges
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> Les gens et la démission Landry
Personne ne peut honnêtement reprocher à Bernard Landry d’avoir retardée sa démission alors qu’il a obtenu la confiance de plus du 3/4 de ses membres.
Il a presque gagné son pari.
Merci Monsieur Landry,