Marcel Sarazin
Les gens et le témoin de Shawinigan
lundi 2 mai 2005
Les gens et le témoin de Shawinigan
Savais-tu que dans la vie de tous les jours qui passent, comme ça, il y a les gens et les témoins de la commission Gomery. Suite au rejet de la requête de l’ancien premier ministre qui il y a quelque temps demandait au juge Gomery de se désister, le « bon p’tit gars » de Shawinigan s’est vu forcé de témoigner pour répondre aux questions de l’avocat de la commission qui a tenté de démontrer son implication personnelle qui est aussi celle de son entourage politique face au scandale des commandites. Laisse-moi te dire que monsieur Chrétien s’est vite empressé de remettre les pendules à l’heure. Aussitôt sa déclaration liminaire terminée, il a vite fait de retomber dans son « habillement de bouffon » avec son air arrogant. Comme il fallait s’y attendre, son témoignage n’apporte rien de nouveau à la commission. Sur les questions clés, malgré les preuves données, ses réponses sont toutes dans la négative. Il semble souffrir de la même maladie transmise par les autres témoins qui sont passés auparavant : « l’ignorance de souvenance » suivi d’un témoignage ironique. Dans la vie, parfois, c’est comme ça que les choses se passent aussi. L’ignorance de certains faits arrange bien les choses quand le besoin se fait sentir. En fait, la seule chose qu’il a admis, et avec fierté, c’est d’être le père fondateur du programme des commandites malpropres et que les excuses pour son irresponsabilité insignifiante n’étaient pas dans son agenda du jour. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais la fierté malpropre du petit monsieur aura coûté 250 millions aux contribuables. L’argent des honnêtes citoyens canadiens et québécois de tous les jours qui travaillent durement pour gagner leur vie, qui sont taxés à même leur chèque de paye et qui, en plus, versent de l’impôt à l’Etat quand le temps l’oblige pour se voir verser dans un compte de dépense de « gaspillage gouvernemental douteux ». Laisse-moi te dire que la fierté du petit « bouffon » de Shawinigan, il peut se la mettre à quelque part. Si la fin justifie les moyens, l’ignorance politique n’a pas sa place et n’est surtout pas une excuse valable ni acceptable pour tenter de justifier son geste. Après que la commission aura terminé son mandat, on pourra en faire un membre « honorable » à la chambre avec ses semblables et ses porteurs de valises. Oui monsieur, honorablement dispendieux !
Ceci n’est pas une histoire, mais un fait vécu. Moi, je ne raconte pas d’histoire triste à personne. Moi quand je raconte une histoire, c’est pour faire rire les gens et c’est arrivé dans une ville de plus de 100,000 habitants, à Gatineau le 8 février de l’an 2005.
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