Claude Desjardins
Wal-Mart, le faire-valoir de la FTQ ?
samedi 12 février 2005

Le plus triste dans l’affaire de la fermeture du Wal-Mart de l’arrondissement de Jonquière c’est de voir la FTQ reculer sur la proposition de boycotter Wal-Mart. Un boycott symbolique d’une journée aurait pu très bien faire l’affaire et envoyer un signal clair à ce géant du commerce du détail. Mais la FTQ en a décidé autrement.
Les raisons données pour ne pas boycotter Wal-Mart par la FTQ relèvent beaucoup plus d’un pur corporatisme aussi inhumain que celui de Wal-Mart pour protéger un marché qu’elle reluque. Un boycott généralisé pourrait avoir des effets inappropriés. Fermeture de magasins, mise à pieds. Et du même coup, pertes d’une clientèle cible. La FTQ sait très bien qu’il est plus facile de syndiquer les employés d’une grosse multinationale (méchante) que de syndiquer les employés des petits commerces que Wal-Mart a contribué à faire fermer. La FTQ est dépendante de Wal-Mart dans ses objectifs d’expansion, mais Wal-Mart, elle n’a pas de besoin de la FTQ.
Comment pouvons-nous comme société inciter à faire prendre le chemin du bon citoyen corporatif à une multinationale en comptant sur un syndicat qui a peur de perdre sa vente de cartes de membres. ?
Claude Desjardins